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LA COLLECTION EGOTIQUE ABBAYE D AUBERIVE MORCEAUX CHOISIS
DAGEN/VOLOT
LIENART
24,99 €
Épuisé
EAN :9782359060294
Les collectionneurs d art contemporain ont longtemps été ignorés tant qu il était convenu qu il revenait aux institutions étatiques à vocation culturelle de procéder aux acquisitions qui s imposaient. Or, aujourd hui, ils sont des acteurs de premier plan de la vie artistique. Car la collection privée prend des libertés que le modèle institutionnel s interdit. C est le cas de celle réunie par Jean-Claude Volot depuis une trentaine d années, conservée et exposée à l Abbaye d Auberive. Près de mille pièces peintures, dessins, sculptures, photographies, etc. dont l ouvrage ne présente qu un extrait. On découvre ensemble Boix-Vives et Combas, Rebeyrolle et Bettencourt, Pons et Ricol, Pencréac h et Nitkowski, Chaissac et Music... Est rapproché ce qui, généralement, est disjoint. Cette collection se plaît à revenir sur des uvres qui ont été trop longtemps sous-estimées, peu ou mal montrées, peu ou mal défendues. Elle suggère, à juste titre, que l histoire de la création du dernier demi-siècle demeure encore pour partie à constituer et à écrire.
Résumé : Refus des élégances et des traditions académiques, découvertes et fréquentations d'oeuvres issues de cultures considérées comme " barbares " ou " archaïques " par l'Occident, le primitivisme est l'une des données centrales de l'histoire des avant-gardes artistiques à partir de la fin du XIXe siècle. Le dessein de cet ouvrage est de proposer une histoire non seulement artistique, mais encore culturelle du phénomène, de prendre toute la mesure de cette nostalgie d'une création vierge du pastiche et des règles machinalement appliquées. Peinture et sculpture y tiennent un rôle central, mais poésie, littérature, critique et travaux savants y ont aussi leur part. La préhistoire, les miniatures médiévales, les primitifs italiens, l'Egypte, Byzance : les références sont nombreuses et hétérogènes dès l'époque de Gauguin, qui est aussi celle de Huysmans et des Nabis. Avec Matisse, Derain, Picasso et Braque interviennent les " fétiches " africains ou océaniens dont on a fait l'origine trop exclusive du fauvisme et du cubisme, oubliant que leur révélation s'inscrit dans un processus largement antérieur, épisode après d'autres, dans la recherche du renouvellement des formes et de leur exaltation.
Résumé : A Paris, dans les années quatre-vingt, un homme célèbre, un maître à penser, meurt dans son appartement. Le difficile n'est pas de mourir, mais de passer dignement à l'immortalité. Or, ceux qui ne sont plus - et même s'ils furent illustres et écrivains - s'en remettent aux survivants : des femmes, épouses et maîtresses qui se souviennent mal, ou se souviennent trop d'avoir été des personnages dans la vie du défunt ; des amis, confrères, disciples, journalistes, qui consentent à sa grandeur autant qu'elle les rehausse ou les avantage ; des parents enfin qui pleurent les larmes ambiguës des héritiers. Et voilà toute une grandeur qui se défait avant même que ne se décompose le corps de celui qui s'était cru, peut-être, protégé du néant.
Primitivismes : Une invention moderne cherchait à montrer comment et pourquoi l'Europe, à la fin du XIXe siècle, fait du primitif une idée essentielle : au temps de l'expansion coloniale et de la naissance de l'anthropologie, ce primitif s'incarne dans les "sauvages" , les fous, les préhistoriques et les enfants. Primitivismes 2 : Une guerre moderne continue l'étude des fondements et des usages de la notion jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Trois thèmes s'y tressent. Les arts d'Afrique, d'abord : ceux-ci, après avoir brièvement participé à l'histoire des avant-gardes avec Apollinaire et Picasso, sont captés dans l'entre-deux-guerres par la mode nègre qui se développe en accord avec le discours colonialiste et raciste. Elle les réduit à l'état d'objets décoratifs, sinon publicitaires. Le refus de cette appropriation, ensuite : par ses écrits, ses revues et ses actes, le surréalisme oppose l'Océanie telle qu'il la rêve à ce trop bel art nègre. Dans le même mouvement, il construit une autre histoire et une autre géographie de la création. Celles-ci donnent aux cultures amérindiennes, du Nouveau-Mexique à l'Alaska, à la préhistoire et aux peuples "barbares" anciens, la place qui leur était refusée. Cette contre-culture s'oppose au récit habituel qui veut que la Grèce soit le berceau de la civilisation. Le néoclassicisme s'imposant comme le style des totalitarismes soviétique et nazi, l'affrontement est donc idéologique et politique autant que culturel. Ainsi apparaît la notion de guerre, qui donne son sous-titre au présent volume. Quand Dada fait scandale parle grotesque et le rudimentaire, il se déclare l'adversaire des sociétés occidentales si développées, coupables des carnages de la Première Guerre mondiale. Le surréalîsme, à sa suite, attaque I'ordre du monde occidental - rationnel, standardisé, obsédé parle progrès et le profit - et veut susciter ou ressusciter le temps de la poésie, de la magie et de la liberté naturelles.
Résumé : Cet ouvrage reprend la plupart des entretiens que Philippe Dagen a menés avec des artistes d'aujourd'hui pour Le Monde. Comme explique l'auteur, être critique d'art du principal quotidien français lui a permis de rencontrer plus aisément de nombreux artistes en France, aux Etats- Unis, en Allemagne, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Philippe Dagen les a choisis " hors de toute considération d'actualité immédiate ", mais en cherchant à aller voir dans toutes les générations et toutes les directions. C'est donc sa curiosité d'historien et de critique qui donne le ton de cet itinéraire au fil duquel apparaissent plus de soixante interlocuteurs. Certains ont disparu depuis lors, comme Bacon, Balthus, Louise Bourgeois ou Lichtenstein, mais la plupart sont vivants - et pour beaucoup très largement reconnus, de Christian Boltanski à Yoko Ono, d'Annette Messager à Gerhard Richter, de David Hockney à Bettina Rheims. Ne manquent à l'appel aucune des " stars " de l'époque, Jeff Koons, Maurizio Cattelan ou Ai Weiwei. Mais des créatrices et créateurs plus jeunes, moins connus - et tout aussi intéressants que les plus célèbres - sont là aussi. Philippe Dagen les a, chaque fois que cela a été possible, rencontrés chez eux, dans leur atelier, qu'il décrit tout en rapportant leurs conversations, souvent impromptues. Ils parlent d'eux, de leurs trajectoires, de l'actualité, de leur art - et de l'art en général. L'auteur, qui est parvenu à faire parler des artistes parfois réticents, a réuni ainsi une galerie de portraits qui est aussi un paysage instantané de l'art contemporain La réunion de ces entretiens est un document passionnant sur ce monde peu accessible.
Résumé : Raoul Dufy est l'un des artistes français les plus marquants du XXe siècle. Peintre, dessinateur, céramiste, créateur de tissus, décorateur, il a su, à l'instar de Paul Gauguin, abolir les frontières entre arts majeurs et arts mineurs. Les peintures et dessins mettent en valeur les thèmes qui sont chers à l'artiste ? : la mer, les régates, la musique et les fêtes pavoisées aux couleurs lumineuses. L'ouvrage met l'accent sur une facette moins connue de l'artiste qui a multiplié les expérimentations dans le domaine des arts décoratifs, impulsées par ses bois gravés réalisés pour le "Bestiaire" d'Apollinaire. Il a en effet collaboré avec le célèbre couturier Paul Poiret et la société Bianchini-Férier, l'une des principales maisons de soieries lyonnaises. Robes et tissus donnent un aperçu de la hardiesse et de la justesse des trouvailles de Dufy, qui ont largement alimenté l'inventivité des grands couturiers des années folles. Une invitation à la découverte de la diversité de l'oeuvre d'un chantre de la modernité et du bonheur de vivre. Gertrude Stein ne disait-elle pas que "Raoul Dufy est plaisir"?
Résumé : Couleur du paradoxe, le noir est-il une absence de lumière, un vide, ou une somme réjouissante de toutes les couleurs, un éblouissement ? Soleils noirs plonge le lecteur dans l'observation fascinante de cette tonalité au symbolisme pluriel dans les arts occidentaux, de l'antiquité à nos jours. Une immersion qui débute par une expérience du noir familière, grâce aux représentations artistiques de thématiques omniprésentes dans l'histoire de l'art, comme la nuit et son ciel noir. Si la plongée dans le noir constitue une expérience physiologique connue de chacun, la couleur noire forme un élément structurant mais ambigu de la représentation du sacré, à la fois couleur de tous les commencements, de l'infini, de l'intemporel, mais aussi celle de la mort et de l'ignorance. Il y a dans cette ambiguïté autant de crainte que de fascination, tous deux ferments du sentiment mélancolique, chers aux artistes pour sublimer dans leurs créations la beauté et la sensualité du noir. Couleur codifiée dans la vie et la mode, le noir constitue dans les portraits de l'Europe moderne un luxe social, une marque d'élégance ou le marqueur d'une fonction, autant qu'un plaisir pour le peintre. Le noir devient ainsi la couleur emblématique des modernités industrielle et esthétique. Elle s'affranchit au point de devenir une substance plastique sans cesse interrogée, comme en témoignent l'Outrenoir de Pierre Soulages ou le Vantablack d'Anish Kapoor.
Dimanche 2 août 1914. Mobilisation générale. André Warnod a 29 ans. Il quitte Montmartre et sa vie de bohème pour rejoindre le 269e Régiment d'infanterie. Il y retrouve des habitants de la rue Lepic, des clients du Lapin agile, et Pierre Mac Orlan, l'ami de toujours. Il est fier d'être appelé tout de suite à l'endroit le plus dangereux. Il voit son mariage prévu le 25 août à peine retardé, pense retourner sous peu à l'écriture de son roman et de sa rubrique " Petites nouvelles des arts et des lettres ", illustrée de ses dessins depuis 1909 pour le journal Comoedia. Nouveau destin. Les combats commencent, s'intensifient. Il faut remplacer les brancardiers morts. Warnod est engagé pour cette tâche. Très vite, il est fait prisonnier. Le camp de Mersebourg, le plus important d'Allemagne, rassemble plus de vingt mille prisonniers, soldats de tous pays, enfants et vieillards, entassés dans des baraques... Les dessins rapportés, plus de quatre cents, constituent un témoignage unique, saisissant, plein d'émotions et d'humour aussi. Certains seront publiés dans le Figaro, du 28 juillet au 7 novembre 1915, accompagnés d'un texte écrit dans la fièvre du retour. André Warnod signe ainsi le premier reportage sur la vie des camps de prisonniers. Aucun artifice. Tout est vrai, tout est dit.
23 août 1914, Pierre Dumarchey, dit Mac Orlan, reçoit son ordre de mobilisation. Sa jeune carrière littéraire est brutalement interrompue. Il rejoint le 269e régiment d'infanterie. Le front. Les combats se succèdent, en Lorraine, en Artois, à Verdun et enfin dans la Somme où il est blessé. Réformé en décembre 1917, il termine la guerre, comme correspondant aux armées. Mais la réalité de ces années d'horreurs, de souffrances et d'éloignement le marque de manière indélébile. En témoigne la correspondance simple et émouvante entretenue avec sa jeune épouse Marguerite. Elle constitue le premier fil rouge de ce récit et restitue la guerre vécue par Mac Orlan, son histoire intime, son sentiment intérieur qui fonda son style littéraire, qualifié de " fantastique social" . Après guerre, Mac Orlan regroupe dans un album une centaine de photographies. Agencées, collées, parfois légendées, elles disent la valeur affective que l'écrivain leur accordait, son expérience personnelle et touchante de la Grande Guerre. Avec d'autres documents pour beaucoup inédits et tous conservés au musée départemental de la Seine-et-Marne, à Saint -Cyr-sur-Morin, cet album, nouvellement restauré, donne sa forme à cet ouvrage biographique et lyrique : L'indicible guerre.