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Il y a des journalistes partout. De quelques coupures de presse relatives à Tristan Tzara et André B
Dachy Marc
GALLIMARD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782070149445
De Zurich où, en 1917, il a baptisé Dada un groupe d'artistes et d'écrivains libres, sur le point de rejoindre à Paris dans les premiers jours de 1920 le futur groupe surréaliste, Tristan Tzara écrit à Francis Picabia : "Je m'imagine que l'idiotie est partout la même, puisqu'il y a partout des journalistes". Facétieux et habiles furent les dadaïstes de la première vague qui se jouaient des journaux et les piégeaient avec humour en y faisant passer de fausses nouvelles, des échos ironiques, des faits divers suspects. Viennent des temps plus graves où l'on distingue en ces jeunes poètes, dont André Breton, les esprits les plus brillants et les plus avertis de leur temps. Subversifs donc, et en première ligne. Contre toute attente, entre petite et grande histoire, articles, interviews, notes, entrefilets en disent long et rendent vie aux contextes d'une époque qui détermine la nôtre. Ces traces éphémères d'une grande diversité forment au total encore une autre facette, saisissante et passionnante, de la lecture et de la réception de ces avant-gardes.
Résultat de plus de vingt ans de recherches et de collationnement de documents en langue allemande, anglaise, italienne, néerlandaise, française, voire japonaise, le présent ouvrage se présente comme un somme sur Dada, des origines à nos jours, développée en deux volumes. Dans une première partie, Archives Dada, rassemble en un gros volume l'essentiel des textes, témoignages, communiqués, affiches, programmes, correspondances, écrits, déclarations théoriques, interviews relatifs à l'histoire de Dada de 1916 à 1924 : période d'activité du mouvement Dada. L'articulation de cette masse de documents est répartie par foyer artistique, Zurich, Paris, Berlin, Hanovre, Pays-Bas, New York, etc, à l'exception des textes traitant des prémices et des prolongements du mouvement. Dans ces sections, l'ordre des textes est regroupé autour de « noeuds » : événements, enjeux, expositions ou manifestations. Chaque texte fait l'objet d'une présentation et d'annotations par l'auteur. L'intérêt capital de cette publication réside dans l'élaboration de cet ensemble de textes inédits ou ignorés (de textes majeurs connus mais trop souvent hors d'atteinte et non traduite jusqu'ici) au travers desquels les artistes dadaïstes témoignent eux-mêmes de ce que fut ce mouvement international. Dans une seconde partie une Chroniques de Dada restitue mois par mois, avec une précision extraordinaire, la trame chronologique de l'aventure Dada, ceci de ses origines en 1916 aux années 60. Ces faits, ainsi relatés et remis dans la perspective du temps, du rythme parfois frénétique des manifestations et des rencontres souvent violentes comme dans celui du temps de la création, sont non seulement rapportés avec un luxe de détails, historiquement vérifiés, mais commentés de manière critique : éclairage qui nous en fait apprécier le juste poids et la véritable incidence. Les événements ou oeuvres les plus importants font l'objet en outre d'un développement plus approfondi, en marge de la trame chronologique. Celle-ci est divisée par années, mois et centres artistiques.
Raoul Hausmann, artiste phare du XXe siècle, incarne Dada et une liberté à réinventer. Ce livre retrace son odyssée, à Ibiza et au-delà. Penseur érudit d'une architecture primitive, historien de l'art singulier, anthropologue et photographe, auteur de photomontages cinglants et du livre rare et démesuré Hyle, Raoul Hausmann donne à Dada une autre ampleur, poursuivant le mouvement au-delà des bornes chronologiques convenues (1916-1923). Chassé de l'Allemagne nazie où il est classé dès 1933 parmi les artistes "dégénérés", Raoul Hausmann quitte précipitamment le pays au lendemain de l'incendie du Reichstag. Débute en exil solaire et terrible à la fois, une épopée méconnue ayant pour origine une petite île alors oubliée du commerce des hommes, Ibiza. Hausmann s'y passionne pour l'architecture populaire, cubique et atemporelle, photographie les maisons blanches, en donne une étude anthropologique et projette même une "nouvelle histoire de l'art" interrogeant jusqu'à la nature de la vision. Hausmann fait éclater les catégories, les habitudes, les certitudes. "Plus grand agitateur culturel" du Berlin des années 1920, selon son ami Franz Jung, il inaugure une autre manière de vivre - comme une préhistoire de la contre-culture des années 1970. Depuis Dada jusqu'aux développements qu'il donne au mouvement après la Deuxième Guerre mondiale, période la plus méconnue de son oeuvre mais non la moins fertile, Raoul Hausmann démontre sans relâche que, résolument, "l'homme nouveau doit avoir le courage d'être nouveau". A partir d'archives inédites, cet ouvrage fait dialoguer Hausmann avec ses contemporains, Jean Arp, Tristan Tzara, Cari Einstein, Otto Gross, Leo Frobenius, ou encore Walter Benjamin, qui se trouvait à Ibiza au même moment que lui.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.