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Vertigo N° 41 : Ne pas mourir
Dacheux Michaël ; Duszynski Fabienne
NOUVELLES LIGNE
17,30 €
Épuisé
EAN :9782355260841
Ne pas mourir, ou, autrement dit: ne pas céder à la menace, toujours présente, d'extinction de soi. Lié à l'enregistrement du temps et à la restitution de son empreinte, le cinéma n'est-t-il pas voué à se saisir de cette exigence? Si la question concerne chacun en tant qu'elle est le point de butée de toute existence, elle se pose aussi en termes éminemment politiques: quelle action, quelle stratégie, quel ressaisissement adopter, pour sortir du sentiment d'impuissance, du désarroi, de la peur, pour qu'encore puissent s'ouvrir des brèches dans la réalité? La formule ne concerne pas uniquement les personnages pris dans des situations de survie (tels les amants des films de Jean Cocteau), elle est aussi celle adressée aux vivants: ne pas mourir est alors à envisager comme l'expression d'une lutte, d'une levée, d'une résistance. Une résistance qui se manifeste autant dans la vitalité romanesque du cinéma de François Truffaut que dans les malices de Charlot; autant dans la lutte acharnée de Frankenstein pour ramener les morts à la vie qu'à travers les déambulations enjouées et inquiètes de Nanni Moretti dans Journal intime. Ce n'est pas tant qu'il ne faut pas mourir, c'est qu'il faut ne pas mourir. Le cinéma de Béla Tarr constitue un autre exemple de cette résistance. L'art avec lequel il renouvelle le "temps scellé" tarkovskien, dont on croyait l'alchimie perdue, vaut comme un défi lancé à la domination croissante de "l'éternel présent". L'iconographie mélancolique et l'autarcie formelle de son cinéma s'imposent comme une résistance intempestive au temps qui passe, elles viennent hanter notre époque, révéler son inconsistance et sa désagrégation. La rétrospective intégrale que le Centre Pompidou consacre au cinéaste hongrois du 3 décembre au 2 janvier 2011, dans le cadre du Festival d'Automne à Paris, est l'occasion pour Vertigo de lui porter l'attention qu'il mérite.
La BD est une représentation du monde qui donne des clefs pour comprendre notre monde de représentations. Les auteurs s'intéressent au rapport entre BD et lien social et explorent la dimension médiatique de la BD. Il s'agit de montrer de quelle façon la BD donne à lire un témoignage sur le monde, remet en cause bien des idées reçues sur l'économie ou encore devient un vecteur de messages éducatifs.
Résumé : La défiance contre l'Union européenne ne fait que s'accentuer. Pourquoi ? Parce qu'un déficit d'information creuse un fossé entre les institutions et les citoyens, disent les responsables européens. La thèse défendue dans ce livre est tout autre. Les citoyens se défient de l'Union car elle a sacrifié la volonté des peuples sur l'autel de la gouvernance. Dans ces conditions, vouloir persuader les citoyens que l'Union qui s'est faite sans eux est la démocratie qu'ils attendaient est voué à l'échec. Par contre, si l'on tire les leçons du débat sur le référendum européen de 2005, si l'on admet donc que la démocratie est un conflit intégrateur qui réclame la participation des citoyens, il est possible de proposer une autre politique de communication pour l'UE. Or, l'UE est le miroir grossissant des problèmes surgissant, à tous les échelons, entre les citoyens et leurs institutions. Réfléchir à de nouvelles pistes pour l'Europe, c'est donc aussi penser de nouveaux chemins pour la communication publique locale et nationale. Le but de ce livre est simple : comprendre l'échec stratégique de l'UE pour proposer une nouvelle conception de la communication publique capable de redynamiser une démocratie mal-en-point.
Les sciences de l'information et de la communication ont un objet de recherche: la communication. Elles remettent en cause des idées reçues comme la manipulation des médias ou la transformation de la société par Internet. Elles possèdent trois traits essentiels: elles pensent ensemble le couple information et communication, ce qui est une spécificité française; elles s'inscrivent, grâce à cette singularité, dans une recherche mondialisée; elles ne s'appuient pas sur une discipline ou une méthode unique, mais revendiquent l'utilisation de plusieurs approches. Ce livre, clair et concis, est indispensable pour qui veut comprendre cette discipline jeune, au coeur des mutations du monde.
Le monde change mais la science économique évolue peu. Le capitalisme menace la démocratie qui ne parvient plus à le réguler. Ces deux constats sont à l'origine de cet ouvrage. Partant des initiatives citoyennes qui s'opposent au capitalisme, les auteurs construisent une nouvelle vision du vivre ensemble : se défaire de la représentation libérale de l'économie pour bâtir une démocratie écologique et solidaire grâce à la délibération dans [espace public. En effet, la meilleure façon de favoriser la liberté de chacun est de créer une intelligence collective basée sur la participation de tous. Le délibéralisme est une construction théorique qui articule une réflexion économique (la délibération comme principe d'allocation des ressources). une théorie politique (la démocratie radicale) et un nouveau cadre symbolique (l'épistémologie de la complexité). A l'heure où la critique antisystème nourrit les ennemis de la démocratie, il est temps de passer de la déconstruction à la reconstruction. de la mise en lumière des dysfonctionnements réguliers à l'éclairage des fonctionnements alternatifs, de la soumission au désespoir du réel à l'espérance constructive de l'utopie. La tâche la plus urgente du chercheur est d'ouvrir, à nouveau, l'espace des possibles.
La deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".
André Gorz a traversé la seconde moitié du 20e siècle en témoin lucide de ses mutations économiques et sociales. Disparu l'automne 2007, il a laissé une oeuvre critique exigeante qui n'est réductible à aucun des courants poli-tiques constitués. Ses prises de position en faveur de la sortie progressive du capitalisme se fondent sur une proposition autogestionnaire très argumentée et s'articulent avec son souci précoce pour les enjeux écologiques. Car, affirmait-il, "c'est par la critique du modèle de consommation opulent que je suis devenu écologiste avant la lettre". Le socialisme qu'André Gorz appelle de ses v?ux est celui qui saura faire face à l'urgence des enjeux sociaux, économiques et écologiques inédits auxquels le monde est aujourd'hui confronté. Le présent ouvrage, conçu comme un hommage, est également le premier à proposer un regard sur l'existence et l'?uvre entières d'André Gorz.
Les deux "adversaires" ici en présence témoignent, dans le débat d'idées, de deux visions irréconciliables. Tout, dans leurs prises de positions respectives, les sépare: Alain Badiou comme penseur d'un communisme renouvelé; Alain Finkielkraut comme observateur désolé de la perte des valeurs. La conversation passionnée qui a résulté de leur récente rencontre - à l'initiative de Aude Lancelin - prend souvent la tournure très vive d'une "explication", aussi bien à propos du débat sur l'identité nationale, du judaïsme et d'Israël, de Mai 68, que du retour en grâce de l'idée du communisme. Mais le présent volume ne se réduit pas à la somme de leurs désaccords. Car ni l'un ni l'autre ne se satisfont, en définitive, de l'état de notre société ni de la direction que ses représentants politiques s'obstinent à lui faire prendre. Si leurs voix fortes et distinctes adoptent, un moment, une tonalité presque semblable, c'est sur ce seul point.