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Image d'une vie humaine précédé du Dictionnaire historique et critique et d'une étude des traducteur
Da Costa Uriel
CLIMATS
13,20 €
Épuisé
EAN :9782841581917
Pour être complet, je dirai que je m'appelais au Portugal, comme chrétien, Gabriel da Costa, et parmi les Juifs (quel démon m'a poussé vers eux ?), Uriel. " Ainsi s'achève, en l'an 1640, l'autobiographie testamentaire d'Uriel da Costa, juif d'Amsterdam : chronique d'un suicide annoncé. Après nous avoir tendu ce cruel miroir d'une vie humaine exemplaire autant qu'édifiante, il charge son élégant pistolet, l'arme, et se brûle la cervelle. Peut-être l'écho de cette détonation imposa-t-il un bref silence aux bruyants palabres du négoce ; peut-être courut-il sur les canaux richement chargés de navires et d'épices ; peut-être laissa-t-il un bref instant le pinceau de Rembrandt suspendu au-dessus de sa toile. Peut-être même, le jeune Bento (Baruch) Spinoza, alors âgé de huit ans, sursauta-t-il à son pupitre. Dans un tableau envahi de pénombre, un homme au profil biblique tient sur ses genoux un enfant de sept ans, gravement attentif au murmure que l'on devine. Les doigts de l'enfant jouent avec une rose posée sur un livre ouvert. Uriel da Costa et Baruch Spinoza ? L'aîné, fougueux et rebelle, transmet-il à l'enfant, comme un secret chuchoté, la leçon de ses propres audaces et les recommandations de prudence qui guideront sa vie ? Caute... Prends garde ! Fais gaffe ! Le suicide d'Uriel : scandaleux dénouement d'une vie scandaleuse. Affaire da Costa. Affaire Spinoza. Affaires classées ? Affaires non classable. (Extraits de la préface de Daniel Bensaïd.)
Une journaliste s'interroge sur l'exercice de son activité à l'heure où l'information se transforme en divertissement et la collectivité en opinion. Elle a tenté durant deux ans d'analyser et d'étudier cette mutation sur France Culture. Son émission supprimée, elle réunit son travail de réflexion dans cet ouvrage et dénonce le danger du médiatique qui peut transformer des mensonges en vérités.
L'idée que le plus grand danger réside dans les différentes formes d'intolérance, de nature ethnique, religieuse ou sexuelle fait aujourd'hui consensus. Mais doit-on forcément la partager? Le modèle de tolérance multiculturelle dominant est-il si innocent que cela? Il se pourrait bien, en fait, que se dissimule derrière ce principe d'indulgence un processus de dépolitisation généralisé, voire le glas de toute politique véritable, c'est-à-dire conçue comme production d'"universels concrets" aptes à donner un sens à notre agir. Le multiculturalisme dépolitisé est la nouvelle idéologie hégémonique du capitalisme global, partagée aussi bien par la droite que par la gauche. Il est donc nécessaire de réaffirmer l'importance de la passion politique, fondée sur la discorde.Slavoj Zizek émet ici l'idée qu'une forte dose d'intolérance est nécessaire pour élaborer une critique pertinente de l'ordre présent des choses. Il est indispensable d'attaquer les prises de position multiculturelles défendues habituellement avec zèle, et de plaider pour une nouvelle politisation de l'économie. La tolérance, il ne devrait même pas y avoir de maisons pour cela... Biographie de l'auteur Né en 1949, Slavoj Zizek est un incomparable analyste des aspects culturels et sociaux de la vie quotidienne dans les démocraties occidentales. Ont notamment été traduits en français de Slavoj Zizek La Subjectivité à venir (Climats, 2004 et Champs-Flammarion, 2006), Bienvenue dans le désert du réel (Flammarion, 2005) et Le Sujet qui fâche (Flammarion, 2007).
Résumé : Petites morts, Labyrinthes, Traces et Enfances... Quatre parties constituées de quatre courts textes chacune. Seize vies donc, illustres et anonymes, obliques et franches, celles du troubadour Guilhem de Cabestanh, assassiné pour avoir aimé l'épouse d'un riche seigneur, de William Shakespeare, Emily Dickinson, Agrippa d'Aubigné ou encore de la farouche Amélie Sivan... L'écrivain traque, non pas ce qui fut, mais bien des débris, des lambeaux de vies aujourd'hui oubliées. Avec l'intention de détisser les liens de chacune des existences qu'il exhume comme " un scarabée qui fouisse. Ou bien une fourmi qui s'échine à rassembler un amas de brindilles, à les entreposer pour en faire un refuge ".
L'ambition du libéralisme est d'instituer la moins mauvaise société possible, celle qui doit protéger l'humanité de sa folie idéologique. Pour ses partisans, c'est la volonté d'instituer le règne du Bien qui est à l'origine de tous les maux accablant le genre humain. C'est en ce sens que le libéralisme doit être compris, et se comprend lui-même, comme la politique du moindre mal. Il fait donc preuve d'un pessimisme profond quant à l'aptitude des hommes à édifier un monde décent. Cette critique de la tyrannie du Bien a un prix. N'exigeant rien de ses membres, cette société fonctionne d'autant mieux quand chaque individu se consacre à ses désirs particuliers sans céder à la tentation morale. Comment expliquer alors que cette doctrine, à mesure que son ombre s'étend sur la terre, reprenne, un à un, tous les traits de son plus vieil ennemi, le meilleur des mondes, jusqu'à se donner, à son tour, pour objectif final la création d'un homme nouveau ? Ce livre décrit ce processus, et son aboutissement, tant dans sa version économiste, centrée sur le Marché et traditionnellement privilégiée par la Droite , que dans sa version culturelle, centrée sur le Droit, et dont la défense est désormais la seule raison d'être de la Gauche . Il saisit admirablement la logique libérale dans le déploiement de son unité originelle tout en élaborant les fondements d'une société décente coïncidant avec la défense de l'humanité elle-même. D'une densité et d'une ambition exceptionnelles, il redonne toute sa place à la figure de l'homme révolté à un moment où beaucoup la souhaiteraient voir disparaître. . . Agrégé de philosophie, Jean-Claude Michéa enseigne à Montpellier. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, tous publiés aux éditions Climats, parmi lesquels : Orwell, anarchiste tory (1995), L'Enseignement de. l'ignorance (1999), Impasse Adam Smith (2002, Champs-Flammarion, 2006), Orwell éducateur (2003).
Présentation de l'éditeur Pédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée de la Torah : il délivre l'histoire, les mots-clés, les grands récits et la philosophie de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il décrit la position de la Torah sur les principales questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension de nos références culturelles communes.
Simon Schama poursuit, avec ce deuxième volume, sa magistrale histoire des Juifs, à partir de leur expulsion d'Espagne en 1492. Il donne vie à l'épopée d'un peuple jeté sur les routes, en quête d'un lieu où vivre en harmonie avec les autres, sans renier sa culture. C'est l'histoire non seulement de rabbins et de philosophes, mais aussi d'une poétesse du ghetto de Venise, d'un général dans la Chine des Ming, d'un boxeur de l'Angleterre géorgienne ou encore d'un compositeur d'opéra dans l'Allemagne du xixe siècle. Du Kerala à Mantoue, des rives de la Colombie aux tavernes d'Ukraine, jusque dans les camps miniers de Californie, le lecteur parcourt le monde. Il navigue sur des caravelles, voyage en diligence, sillonne les rues de Londres à l'aube, un paquet de vêtements usés sous le bras, tombe avec ce qu'il reste de l'armée napoléonienne en ruine. L'histoire que nous raconte Simon Schama est celle de l'endurance face à la destruction, de la créativité face à l'oppression, de la joie dans la peine. C'est ce qui en fait l'histoire de tous et de chacun. Et en ces temps où les souffrances de la migration sont quotidiennement rappelées, elle trouve d'autant plus de résonance.
Un récent ? et remarquable ? ouvrage de Sylvie Germain nous a permis de renouer avec la figure tragique d'Etty Hillesum, cette intellectuelle juive hollandaise morte dans les camps après s'être dévouée, dans le camp de transit de Westerbork, à ses frères raflés et promis à la mort. À côté de cet acte de foi d'une femme à un autre femme, d'une romancière à une martyre, l'ouvrage du jésuite Paul Lebeau apporte une autre vision, plus biographique et érudite mais non moins fervente. Ponctué d'émouvantes photos (d'Etty, de ses proches), basé sur une lecture patiente des 800 pages laissées par Etty Hillesum (dont certaines traduites pour la première fois), ce livre reconstitue la trame de ses angoisses et de son cheminement intellectuel ; un parcours intérieur nourri de philosophie et de contemplation esthétique auquel une "révélation" mystique donnera son sens, et la mort à Auschwitz en 1943 son couronnement tragique et sacrificiel. Un ouvrage précieux pour découvrir et approfondir la connaissance de cette s?ur d'Anne Frank et d'Edith Stein. --François Angelier
4 000 ans d'histoire, un message religieux centré sur l'étude de la Loi, une oscillation actuelle entre tradition et modernité : telles sont les lignes de force du judaïsme présentées au début de ce livre. Selon le principe de la collection (voir L'Abécédaire du christianisme), viennent ensuite 70 notices classées par ordre alphabétique, avec des carrés de couleurs différentes pour indiquer si l'article traite des fondements de la doctrine (arche d'alliance, messie, torah...), des rituels et coutumes (circoncision, rabbin, tabernacle...) ou du contexte historique et artistique (Doura-Europos, Esséniens, sionisme...). Enfin, une chronologie, une courte bibliographie et un index des noms clôturent l'ouvrage. L'iconographie abondante, judicieusement choisie, fait la part belle aux manuscrits, et présente aussi des objets rituels, des sites symboliques, ainsi que plusieurs scènes contemporaines, photographiées de façon très expressive en noir et blanc. Spécialiste de l'histoire du monde juif, Gabrielle Sed-Rajna est directrice de recherche honoraire au CNRS. --Colette-Rebecca Estin