Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le matin des dieux. Du Norouz persan aux Pâques chrétiennes
D'Onofrio Salvatore
MIMESIS
26,00 €
Épuisé
EAN :9788869761560
En 2009, l'Unesco inscrit Norouz, la fête du Nouvel An iranien et celle des autres peuples qui faisaient partie de l'Empire persan, sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. En 2010, l'Assemblée générale des Nations unies reconnaît le 21 mars comme Journée internationale de Norouz, encourageant ainsi tous les pays du monde à s'inspirer des traditions printanières de cette fête pour promouvoir la paix. Norouz intéresse 300 millions de personnes. Lors des célébrations auxquelles la fête donne lieu, des tables rituelles sont dressées avec sept éléments, des pousses que les femmes font germer dans les maisons pour marquer un nouveau commencement : " Le matin des dieux ". Ce livre interroge les possibles origines zoroastriennes de ce rituel, de sa diffusion et déclinaison de l'Inde jusqu'à l'Europe. Il en résulte un voyage passionnant dans le temps, qui nous révèle les similitudes, surprenantes, entre ces différentes traditions.
Le lait, le sang et le sperme maintiennent et reproduisent la vie, mais sont aussi les substances que toutes les cultures humaines manipulent, du point de vue symbolique, pour affirmer la domination masculine. Du lait d'épaule au lait de coeur, du miracle du sang de saint Janvier de Naples à la consommation des "os de morts" sous forme de biscuits en Sicile, de l'attribution des "cornes" aux époux trompés, au versement de sang des Vattienti de Calabre en l'honneur de la Vierge pendant la semaine sainte, ce livre aide à comprendre le rôle des fluides du corps dans les mythes, les croyances et les rites du Sud de l'Italie. Deux raisons justifient le titre, Les fluides d'Aristote : les représentations du lait, du sang et du sperme ont été étudiées dans une aire culturelle homogène comprenant autrefois la Grande-Grèce, et elles relèvent en partie du système des fluides établi par le philosophe grec dans son oeuvre De la génération des animaux. Elles nous permettent également de remonter jusqu'à l'Egypte ancienne ou à la Mésopotamie. Un flux coule ininterrompu depuis des millénaires dans les veines des cultures méditerranéennes puis européennes en s'adaptant aux changements de toutes sortes : économiques, sociaux et religieux. Ce livre permettra au lecteur d'avoir une vue d'ensemble sur un phénomène complexe dont les traits particuliers se lient à des évidences élémentaires - donc universelles - de la culture humaine. Salvatore D'Onofrio est Professeur à l'université de Palerme, chargé de cours à l'EHESS et membre du Laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France. Spécialiste de la parenté spirituelle, il a publié L'Esprit de la parenté. Europe et horizon chrétien (Préface de F. Héritier, 2004) et édité de Françoise Héritier, Une pensée en mouvement (2009). Aux Belles Lettres il a publié Le sauvage et son double (2011) et édité le livre de Françoise Héritier : Sida. Un défi anthropologique (2013).
Le sauvage et son Double est une étude comparative de quelques figures de double dans la littérature mythique de l'Occident. Du Poème de Gilgamesh à l'Odyssée, de la Bible à la Chanson de Roland, beaucoup de textes racontent l'histoire dramatique de deux amis ou deux ennemis, deux jumeaux ou deux frères dont l'un d'entre eux, souvent figuré en sauvage, doit mourir de mort violente ou bien subir des mutilations permanentes afin que l'autre puisse fonder une civilisation. L'introduction propose de regrouper ces textes sous l'intitulé de littérature mythique en discutant les choix de méthode et des sujets abordés. Les cinq chapitres du livre analysent respectivement les couples 1) Gilgamesh et Enkidu; 2) Ulysse et Polyphème, comparé surtout avec le couple mésopotamien; 3) Jean-Baptiste et Jésus, précédé par l'étude de quelques figures de double de l'Ancien Testament, de Caïn et Abel à Jacob et Esaü; 4) Renart et Ysengrin, dont l'opposition est étudiée dans le cadre du rapport incestueux du renard avec la louve Hersent; 5) Roland et ses doubles, dont en particulier l'oncle-père Charlemagne. La lecture de ce livre peut nous aider à mettre au jour les racines profondes de nos attitudes vis-à-vis d'autrui, ou de ce sauvage éternel qui est en nous.
La guerre, avec son pouvoir de destruction et de mort, n'a jamais cessé d'interroger les scientifiques, notamment de nos jours où elle risque de provoquer la disparition définitive de l'homme. Parmi les différentes approches de ce phénomène, les articles réunis dans ce volume ont choisi de mettre en regard deux séries de données et de modèles d'analyse a priori très hétérogènes, relatives d'une part au Nouveau Monde (Mésoamérique, Andes, Amazonie, Chaco), d'autre part au Monde Antique (Mésopotamie, Syrie, Grèce, Rome). La comparaison est centrée sur une dimension jusqu'ici peu abordée des pratiques guerrières, à savoir les régimes de traitement du corps - celui des meurtriers comme celui des victimes - qui leur sont associés. Elle explore la façon dont toutes les cultures, à leur manière, chargent le corps de signifiés symboliques mettant en correspondance l'univers des passions avec les pratiques belliqueuses ; un corps envisagé dans son intégrité, dans la relation entre les parties qui le composent, dans le démembrement que les mythes, les rites et les pratiques guerrières lui font subir. On se demande en effet pourquoi, presque partout dans le monde, on coupe, entre autres, la tête de l'ennemi. Qu'est-ce qui pousse à en faire un trophée ou à la réduire symboliquement à un f?tus ? Quelle valeur est attribuée au regard ou aux cheveux ? L'idée est de confronter, autour de ces questions et de la problématique générale de la guerre, des contributions d'antiquisants et d'américanistes, pour susciter un dialogue entre des champs disciplinaires qui ne se côtoient guère et renouer avec une tradition comparative jadis illustrée par le père jésuite Jean-François Lafitau et d'autres penseurs des Lumières.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
Résumé : Un dimanche, une uvre, cycle de conférences initié en 1997 au Centre Pompidou par le critique d'art et commissaire d'expositions Marc Archambault, se voulait l'occasion de porter un regard approfondi et singulier sur une uvre choisie dans les collections du Musée, par un artiste, un conservateur, un écrivain, un historien ou un critique d'art. Cela avait lieu tous les dimanches à 11h30, à l'IRCAM d'abord puis dans la Petite salle, au premier sous-sol du Beaubourg. Vu le jour et l'heure, c'était un pari. Il a été gagné. Cet ouvrage, publié grâce à la complicité et à l'amitié des contributeurs, est un hommage à Marc Archambault et l'affirmation d'une conviction qui était la sienne : si l'amour de l'art existe, il ne se manifeste vraiment que dans les rencontres, toujours personnelles, avec des uvres, par définition singulières.
Dalmasso Anna Caterina ; Carbone Mauro ; Bodini Ja
La culture humaine a toujours interrogé les pouvoirs des images. Mais qu'en est-il des pouvoirs des écrans ? Oui, ces surfaces intimement liées aux images d'une manière aussi évidente que mystérieuse, et qui montrent et cachent à la fois le visible. Le moment est venu d'interroger également leurs pouvoirs, car c'est précisément notre temps qui, de manière incontestable, nous fait vivre par(mi) les écrans. Cependant, ce même temps nous fait indirectement comprendre que les rapports des êtres humains aux écrans ne sont pas qu'une affaire de notre époque. C'est pourquoi une exploration collective, transhistorique et transdisciplinaire de ces rapports est conduite dans le présent volume par un groupe international de spécialistes en philosophie, culture visuelle, théorie du cinéma et des médias, neurosciences, psychologie et littérature.
L'esthétique du cinéma muet américain des années 1910-1920 révèle non seulement une fonctionnalité mais également une intelligence des formes filmiques. Les assemblages non conventionnels laissent place à une reprise inventive des formes en usage : cut-backs, flashes, enchaînés, surimpressions. Si les films étudiés dans cet ouvrage partagent l'ambition de créer un cinéma d'idées, ils n'abandonnent cependant jamais les modes propres de la cinématographie hollywoodienne de l'époque : l'action et le spectacle. Comment composer alors ces trois éléments, l'idée, l'action et le spectacle, dans une harmonie de formes et contenus ?