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De l'Oubli à l'Histoire
Lara Oruno D.
L'HARMATTAN
40,50 €
Épuisé
EAN :9782343069173
L'Oubli du Passé imposé par le gouvernement de la IIe République au moment de l'abolition de l'esclavage en 1848 s'est accompagné d'une évacuation de l'Histoire scientifique remplacée par une Vulgate falsificatrice. Pourquoi un tel avatar ? La reconstruction d'une société coloniale s'effectue en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique avec l'appui du groupe dominant des colons planteurs, anciens propriétaires d'esclaves présents sur leurs domaines situés dans ces territoires. Anciens libres et nouveaux citoyens doivent accepter un marché du travail contrôlé par eux, ces colons complices de l'Etat. Comment cimenter une telle coexistence sans élaborer un système de coercition visant à soumettre ces Nègres colonisés à un moule associant Oubli du Passé et Assimilation, un moule façonné pour enrayer toute résistance de leur part ? Comment vaincre l'Oubli ? L'Oubli qui enchaîne les corps et les esprits. L'Oubli qui enferme les colonisés claquemurés dans l'ignorance de l'Histoire. Dans ce passage obligé de l'Oubli à la réappropriation de l'Histoire, on comprendra mieux l'importance de la critique du vocabulaire hérité de la colonisation, la nécessité d'effectuer des recherches scientifiques et l'obligation de transmettre l'expérience des ancêtres aux générations qui montent sur le front des luttes.
Léonard né esclave à Basse-Terre (Guadeloupe) en 1807 devient progressivement Sénécal, un homme libre qui affronte le système colonial. Dépassant les pièges de l'hagiographie habituelle et partant d'une étude minutieuse des sources documentaires, l'auteur nous expose les ressorts cachés d'un système colonial avant et après l'abolition de 1848. Les luttes que livrent Sénécal et les insulaires de Guadeloupe conduisent Oruno D. Lara à réviser notre perception de la France coloniale pendant la seconde moitié du XIXe siècle.
L'établissement des premiers colons dans les îles conquises aux Caraïbes donne lieu, dès le XVIIe siècle, à la mise en oeuvre d'un système colonial complexe, dont rendent compte les témoignages reproduits dans ce volume. Ces extraits de documents d'archives permettent une approche, dans la langue particulière de l'époque, des obstacles auxquels se heurtèrent les premières mesures d'encadrement des colons, les contraintes et réglementations d'ordre tant militaire que financier, commercial, policier et judiciaire qui furent alors mises en oeuvre. C'est aussi le temps d'une intense circulation maritime. Une noria de vaisseaux circule entre l'Afrique, les Isles et les Guyanes, portant sur mer un long procès de résistance des captifs africains véhiculé par le parler créole...
C'est au coeur du processus de colonisation des Isles du Vent (Guadeloupe, Dominique, Martinique, Sainte-Lucie et Saint-Vincent) et des Isles Sous le Vent (La Tortue et Saint-Domingue) au XVIIe siècle que cet ouvrage plonge le lecteur. Le XVIIe siècle est aux Caraïbes celui des assauts des flibustiers et des boucaniers, comme des premières résistances, celles des populations Karibs et celles des premiers Nègres cimarrons.
Combien sont-ils à s'obstiner, malgré les fondements documentaires, à glorifier Mortenol, le militaire. Ils veulent imposer un mythe, un modèle. Mortenol pour eux, sert d'oriflamme aux cavalcades meurtrières des conquêtes européennes en Afrique, à Madagascar et en Indochine. Ils veulent mettre un nom, " Commandant Mortenol ", sur l'impasse de la colonisation et masquer ainsi les crimes perpétrés... Depuis 1985, les travaux de recherche de l'historien Oruno D. Lara ont permis de découvrir, de mettre à nu un Mortenol dégagé de la légende. Dans cet ouvrage, l'historien guadeloupéen expose lumineusement les conclusions de ses investigations. Plus rien ne reste dans l'ombre : l'origine du patronyme, la famille, l'enfance en Guadeloupe, la carrière dans la marine et, pendant la Grande Guerre, ses fonctions à la Défense Contre-Aéronefs du Camp Retranché de Paris.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.