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Le tunnel sous la manche
Cyprien Michel
MERCURE DE FRAN
12,40 €
Épuisé
EAN :9782715220607
Alain est un homme marié d'une cinquantaine d'années. Seul, il part quelques jours à Londres : il doit effectuer un reportage de tourisme culturel sur cette capitale qu'il a bien connue quand il avait dix-huit ans. Libre, en tête à tête avec lui-même, il peut quadriller la ville et marcher sur ses propres traces. Puis Alain se met à réfléchir sur son couple, son rôle de père, sur ses amitiés... Tout cela semblerait naturel s'il n'avait la curieuse manie d'associer les êtres à des acteurs célèbres, l'obsession de voir des sosies partout : entre la réalité et l'image de la réalité, s'engouffrent alors dédoublement, duplicité ou même dualité. Cette singularité a une origine et une cause, car Alain s'appelle "Alain Delon (pas Delons, ni Dellon, ni Delong comme il en existe aussi ; non, Delon sans une lettre de plus ni de moins)" . Brutalement, quand il était jeune lycéen, son nom et son prénom lui ont été volés en apparaissant en tête d'affiche du film Plein soleil qui rendra l'acteur célèbre. Depuis, il vit une relation magique et effrayante avec son homonyme. Michel Cyprien entraîne le lecteur à travers la mémoire et les apparences, dans un voyage à l' "inquiétante étrangeté" .
Ce Midi languedocien, pour moi, ressemble un peu à une histoire de famille et de parentèle. De ce noyau, toute la région se déploie curieusement à la manière d'un quartier d'ovale un peu déformé (par les crampons du royaume rugbystique d'Ovalie, peut-être ?). En pointant un compas imaginaire sur Perpignan, en traçant radiales et bandes concentriques ou fuyantes, en suivant le grand rayon pyrénéen ou en prenant la tangente maritime, on s'éloigne ainsi du sérail roussillonnais comme en grandissant on s'affranchit du cocon familial.
Elle est grosse, très grosse, elle aime le chocolat, les films de Fellini, la philosophie. Sans doute aimerait-elle aussi l'amour et le sexe, mais, de ce côté-là, Apolline vit plutôt dans la misère affective et l'attente du bonheur. Apolline a une mère, vieille dame tyrannique, avec qui elle entretient des rapports passionnels. Avec son physique et sa volumineuse chevelure noire, Apolline ne passe jamais inaperçue. L'occasion va lui être enfin donnée de régler ses comptes avec l'existence - avec les autres, mais aussi avec elle-même - et de se libérer de tout ce qui l'accable depuis l'enfance. Un mélange de gravité et de cocasserie, de moments dominés par la raison et d'autres parfaitement délirants.
Connais-toi toi-même" , "deviens ce que tu es" ... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Epictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.