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Ingres. Regards croisés
Cuzin Jean-Pierre ; Salmon Dimitri
MENGES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782844591296
Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition Ingres (Musée du Louvre, Paris. Du 24 février au 15 mai 2006)Ingres est sans conteste l'un des artistes français les plus populaires.Si ce peintre, né à Montauban en 1780, a beaucoup emprunté à l'Antiquité, aux artistes du Quattrocento et à Raphaël, entre autres, tout en restant original et provocant, il n'a lui-même cessé d'être regardé, copié et parfois pillé par ses successeurs, de son vivant comme après sa mort en 1867, à Paris. Après ses nombreux élèves, parfois infidèles, la plupart des grands artistes du XIXe siècle, parmi lesquels Degas, Renoir, Seurat, aussi bien que des « Pompiers » comme Gérôme, ont fait de quantité d'oeuvres d'Ingres la matière première de leur propre création ; les premiers photographe tels que « Nègre ou Nadar s'en sont de même emparé. Au XXe siècle, cette fascination caractérisera la démarche des grands Classiques comme Picasso, Matisse, Dali, Ernst, Magritte, Duchamp. Ingres passionnera également les contemporains, les Expressionnistes Bacon et Botero comme les adeptes de la « Nouvelle Figuration » Adami, Erro, les Pop artistes tels que Rivers, Raysse, Jacquet.... Comme les Conceptuels Broodthaers, Filliou, Baldassari en passant par les photographes les plus reconnus comme Cindy, Sherman, Jeff Wall, Araki, Witkin.... Et de tout jeunes artistes prometteurs. La première partie de l'ouvrage est consacrée à la vie et la carrière d'Ingres et à ses sources d'inspiration. Ses chefs-d'oeuvre y sont reproduits. Une seconde partie, la plus développée, met en lumière l'influence qu'eut le maître de Montauban jusqu'à nos jours et aux quatre coins de la planète.
La beauté de cette peinture, c'est bien que tout se voit, rien n'est caché des étapes : les différents passages, les superpositions, les enlèvements, les arrachages, les transparences, se lisent et se devinent, donnant à la fois la structure et la couleur, dans un mouvement qui est celui de la vie. Larges rythmes de la brosse : plumes et feuillages qui reviennent si souvent dans l'oeuvre comme des battements ou des pulsations. Tout cela lent, méthodique, mais gardant le geste rapide. La part laissée aux beaux hasards du pinceau est inévitable mais peu importante : on est peintre ou on ne l'est pas. Il faut, quand tout est fini, que l'on reste dans l'inachévement, feint ou réel."
Salmon Dimitri ; Cuzin Jean-Pierre ; Hoch Philippe
Sur les rives de la Seille, dans la cité même qui vit naître, grandir, s'éveiller aux oeuvres de l'esprit et aux arts l'un des maîtres les plus aimés de la peinture française, un chef-d'oeuvre absolu, Saint Joseph charpentier, est venu rappeler, durant tout l'été 2016, que Vic était bien la patrie de Georges de La Tour. Les visiteurs du musée portant son nom n'ont pas manqué de s'arrêter longuement devant l'un des plus beaux tableaux de la peinture occidentale, généreusement prêté par le musée du Louvre. Au regard intériorisé du père adoptif, à celui, tout empreint d'admirative affection que porte l'Enfant sur celui qui l'éduque dans les principes de la Loi, répondait, à plus de quatre siècles de distance, la fascination que ce dialogue muet ne manquait pas de faire naître en chacun. Le retour temporaire du Saint Joseph charpentier sur les terres de Georges de La Tour a été rendu possible grâce à un partenariat établi entre le musée du Louvre et le Département de la Moselle. Cette collaboration s'était déjà traduite, en 2013, par une première exposition, consacrée à la figure de saint Jérôme dans l'oeuvre du peintre lorrain. Le succès remporté par cette manifestation et la contribution scientifique qu'elle a permis d'apporter invitaient à renouveler l'opération. Fleuron des collections du Louvre, Saint Joseph charpentier se trouva ainsi tout à la fois à l'origine et au coeur d'une passionnante enquête portant non seulement sur le tableau lui-même et celui qui le peignit, mais aussi sur son mystérieux itinéraire depuis la Lorraine jusque vers l'Angleterre où il finit entre les mains du marchand d'art et mécène Percy Moore Turner, lequel, dans un geste d'une extraordinaire libéralité, en fit don au plus prestigieux musée français en 1948. Le présent ouvrage, dû pour l'essentiel à la science rigoureuse et pointilleuse de Dimitri Salmon, collaborateur scientifique de conservation au département des Peintures du Louvre, constitue un chapitre inédit de l'histoire culturelle des relations entre la France et l'Angleterre au XXème siècle. Dans les multiples panoramas qu'il brosse, le livre touche à l'histoire de l'important phénomène de la collection, il concerne le marché de l'art, les relations entre musées et marchands, l'enrichissement du patrimoine, entre autres questions abordées. Les admirateurs et les spécialistes de Georges de La Tour liront avec un intérêt tout particulier le chapitre portant sur le Saint Joseph charpentier. Que de questions demeurent aujourd'hui encore sans réponse ! Où le tableau fût-il peint et pour qui ? Quand et comment traversa -t-il la Manche ?
De sa naissance à Saint-Pétersbourg à sa mort à Göttingen, Lou von Salomé, devenue par un mariage Lou Andreas-Salomé, ne cessera de promener sa beauté dans les décors de la Mitteleuropa. Pour cette femme, chaque nom de ville, chaque prénom, chaque date semblent sortis d'un écrin gravé à ses seules initiales afin de leur servir de parure. Les hommes pour qui elle sera et un éblouissement et une torture, se nomment Rainer-Maria Rilke, Fridriech Nietzsche, Sigmund Freud. Les lieux où elle les rencontre, Rome, Bayreuth, Berlin, Paris, Moscou, Saint-Pétersbourg, Vienne ou Münich. Ce personnage singulier qu'est Lou Andreas-Salomé, attirante, agaçante, séduisante, fut de toutes les révolutions culturelles qui vont compter et transformer une partie de l'humanité au cours du XXème siècle : celle de la philosophie, celle de la poésie, celle enfin de la psychanalyse.
Philibert De l'Orme devrait être compté parmi les plus grands architectes français et figurer à côté des plus célèbres artistes de l'Europe. Ce maître, dernier témoin du Moyen Age finissant, promoteur de la Renaissance en France et prophète de la modernité, est encore cité dans les écoles d'architecture, où il est l'objet d'une sorte de culte. Malheureusement son œuvre a été la victime de destructions massives. De l'Orme a été l'architecte du roi Henri II ; il avait la haute main sur tous les chantiers royaux. Après la mort du roi, il a encore servi la reine Catherine de Médicis, pour laquelle il a entrepris la construction du plus grand château de l'époque, celui des Tuileries. Il a aussi servi Diane de Poitiers, la favorite de Henri II, la rivale de Catherine : c'est pour elle qu'il a construit le château d'Anet, dont les importants vestiges suscitent l'admiration universelle. Les écrits de De l'Orme, manuscrits comme imprimés, permettent de retracer l'image d'une personnalité d'exception : comblé de faveurs par le roi, et un peu fat de cela ; envié, voire persécuté par l'intrigue, mais capable de se défendre par le verbe comme par les armes dont il a appris l'usage au service du roi ; constamment en voyage à la suite du roi auquel le devoir l'attache, mais pourtant dirigeant ses chantiers et fréquentant assidûment son écritoire ; conscient que son génie est un don de Dieu, avec lequel il communique par les astres et auquel il rend grâce dans le silence du cloître où il se retire dans ses dernières années. Il fallait consacrer un livre à cet architecte de génie dont les œuvres ont été souvent détruites. Jean-Marie Pérouse de Montclos a tenté ici de reconstituer ce qui pouvait l'être.
Portela Feliciano Novoa ; Ayala Martinez Carlos de
Enfants des croisades, les ordres religieux-militaires ont toujours suscité un imaginaire auréolé de légendes. Les deux premiers ordres, celui des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (futur ordre de Malte) et celui des chevaliers du Temple, plus connus sous le nom de Templiers, sont nés en Terre sainte entre la fin du XIe et le début du XIIe siècle. Ils ont ensuite été rejoints par les chevaliers teutoniques, l'ordre de Saint-Thomas et de nombreux autres défenseurs de la chrétienté dans la péninsule Ibérique. Chacun de ces ordres présentait un double aspect: d'une part, un rôle militaire, puisque les moines-soldats ont développé une intense activité défensive en encadrant une partie des croisés, structurant une armée embryonnaire et établissant ainsi les valeurs de la chevalerie; d'autre part, un rôle hospitalier auprès des malades et des plus démunis - Saint-Jean d'Acre, Malte, Rhodes sont autant de lieux témoignant de leur ?uvre d'assistance. Ecrit par une équipe de spécialistes européens et servi par une très riche iconographie, cet ouvrage nous offre une vue synthétique des ordres militaires au Moyen Age, à travers une analyse précise de la nature de ces institutions. Situation géographique, contexte historique dans lequel ils ont pris naissance mais aussi disparu, importance et sens de leur action sont étudiés pour chacun d'eux. Créateurs d'un nouveau modèle de société, les ordres militaires font partie des institutions qui ont forgé notre histoire puisqu'ils ont contribué à établir les fondations de cette entité que nous appelons aujourd'hui l'Europe.
Au terme de sa vie, allongé sur un lit de souffrances, Jules Verne se souvient et retrace avec fureur et humour l'itinéraire d'une existence passionnante. Dans un récit écrit à la première personne, Olivier et Patrick Poivre d'Arvor déroulent la biographie intime de l'auteur le plus populaire et le plus traduit de la littérature française. Renouant avec leurs passions d'enfance, les auteurs nous convient à un voyage au c?ur de l'univers de Jules Verne, de sa naissance à Nantes en février 1828 jusqu'à son dernier souffle à Amiens en mars 1905. Ils nous font partager leur fascination pour ce grand homme, à la fois idéaliste et romantique, follement imaginatif et d'une curiosité insatiable, prodigieux visionnaire, qui sut si bien deviner les enjeux de notre époque.