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Heureux qui comme Alice
Cuvilliez Joëlle
AU PONT 9
17,65 €
Épuisé
EAN :9791096310548
Mémé, elle dit : La question n'est plus de savoir si tu vas y arriver, mon Dédé. Parce que j'ai l'impression que tu y es déjà". Mémé a le sens de la formule et l'art de raconter à Dédé qu'elle élève des histoires où il est question du destin des marins, de la vie des femmes restées à quai, des gars de vingt ans qui partent à la guerre, de l'extraordinaire niché au creux du quotidien. Dédé s'y abreuve et s'en nourrit jusqu'au jour où il lui faut partir, loin, vers les rives de la Méditerranée, mer de tous les possibles. Ces récits deviennent alors des compagnons et des guides tout au long du voyage initiatique qui le transformera et lui donnera les clés de sa vie future. Un roman optimiste, plein de tendresse et d'humanité. Pour croire que tout cela est peut-être possible...
Il y a les blessures et il y a la blessure Elles sont écrivains, l'une et l'autre. Elles se sont rencontrées dans les mots, avec les mots. L'une a envoyé son texte à une revue, l'autre faisait partie du comité de lecture. Leur amitié est née là, de ce frottement avec les textes. De la littérature. Indispensable. Vitale. Puisqu'elles écrivent comme elles respirent. Elles le savent, l'écriture est un don, un dialogue, un partage de la douleur, de la joie, de leurs questions. Mais comment transmettre ce que l'écriture leur donne ? Sinon en le redonnant à ceux qui ont eu envie, un jour, de poser sur le papier quelque chose de soi. Le recueil est divisé en quatre parties : l'introduction, des conversations entre les deux auteures sur différents thèmes et enfin une annexe.
Million Stéphane ; Dustan Guillaume ; Cuvilliez Jo
Résumé : Quand Stéphane Million m'a demandé d'ouvrir le nouveau Bordel, j'ai été émoustillé ; dans un premier temps, tout du moins. C'est vrai que je suis sensible à toute proposition presque intellectuelle. Cela me fait chaud dans mon petit c?ur qui a été malade et encerclé d'un virus meurtrier à l'âge de seize ans. Une fois le passage du nuage égocentrique, j'en suis venu à me demander si, déguisée derrière cette proposition, on ne trouvait pas l'esquisse d'une petite charité en vue de mon dés?uvrement sensuel. Selon le vieil adage, le premier venu est le premier servi... J'imaginai alors que tout le monde allait me regarder, et que je ne serais pas à la mesure de la chose. On me pousserait dans le dos : " Allez vas-y, tu nous l'ouvres ce Bordel ! "
A l'ombre de la guerre Dominique Moaty Le père et la mère sont toujours sur le qui-vive, à changer souvent de maison, de pays, de vie. On est en Algérie, à Paris, en Bulgarie. Puis on change encore. Pour les enfants, c'est comme ça, on vit avec les Gounz qui guettent, mais il y a aussi les fleurs, les amis imaginaires, les spectacles qu'on monte pour les parents, avec Madame Patchou, l'ours en peluche. Pour la petite, c'est plus compliqué, elle est en charge : c'est l'aînée des filles, il faut qu'elle s'occupe des petits, on lui a appris à servir. Ni larmes ni plaintes : il s'agirait bien de se plaindre, alors qu'il faut tenir, toujours. Non, ce qui la gêne, c'est qu'elle aimerait bien comprendre. Revoir l'enfance, on voudrait tous refaire le chemin. Ici, c'est un étrange voyage, entre ici et ailleurs, hier et aujourd'hui, avec ce qu'on découvre, ce qu'on comprend, ce qu'on entrevoit. Et toujours, ce doute : si, finalement, mieux valait ne pas comprendre ? Dominique Moaty est artiste lyrique. Au sein de l'ensemble Alessandro Grandi, elle interprète le répertoire italien du XVIIe siècle. Elle donne aussi des récitals de mélodies et a créé de nombreuses oeuvres contemporaines. Elle est professeure de chant à la maîtrise de Radio France, au Conservatoire Régional 93 et au Pôle Sup 93.
Eduardo Jozami 2922 jours... soit plus de huit ans dans les prisons de la dictature argentine. Qu'est-ce qui peut pousser Eduardo Jozami, trente-cinq ans après, à répéter ici ce qu'il a dit aux juges argentins chargés du procès de ses tortionnaires ? Une promesse. "Depuis mon premier jour de détention, j'ai su que ce texte serait écrit. Je puis dire, sans exagérer, que je vivais tout ce qui m'arrivait comme un élément d'un futur livre que cependant j'avais, au début, du mal à imaginer". La littérature, parfois seulement, nous sauve, et Eduardo Jozami se devait, par fidélité à cette promesse de livre qui l'a maintenu en vie pendant 8 ans, de lui donner vie à son tour. "2922 jours" est le voyage intérieur d'un enfermé. La description clinique, sans pathos ni complaisance, de ce qui se passe dans la tête de ceux qui, hier comme aujourd'hui, doivent vivre sous la menace quotidienne de l'assassinat, et pire encore, de la disparition. La littérature, parfois, nous sauve, mais elle survit, toujours, à l'horreur.
J'ai écrit ces textes au cours des années 90 à 2000 pendant les récréations, ces moments de pause ponctuant les périodes de travail. Ils sont classés dans cinq rubriques en écho à un surnom de mon enfance : Jean qui rit, Jean qui pleure. Entre fantaisie et sérieux de l'enfance, j'évoque le temps réfléchi d'évènements quotidiens qui m'ont touché.
La Traversée des regards est un ouvrage singulier, ou plutôt pluriel, puisque s'y mêlent et s'y entrechoquent les mots d'un jeune homme et de ses vingt-et-un amis. Il y a d'abord l'idée enluminée d'un voyage, d'une grande traversée. Pense es intempestives, impre vus, prises de conscience, de position... Tout se bouscule, tout bascule. Mais on ne choisit pas encore la destination. On attend, on se contemple dans le miroir brisé du navire. Ce sont les Irréflexions de Narcisse. Et Pourtant : on ne peut subir son voyage en solitaire, il faut embarquer ses amis. Les marins sont à l'appel, on crie, on se remue, on finit par se dire ses quatre vérités. Et la voile enfin se gonfle : vingt-et-une personnes, vingt-et-un styles pour écrire le voyage. Et vient la traversée, la vraie, dans le troisième et dernier volet du triptyque. L'espace est là, il suffit de le cueillir, et l'on cesse d'errer a la recherche d'un sens. C'est La Vie inerrante, ou le moi peut se fondre, enfin, dans le de cor. Le poème s'est ouvert. Il vient de rencontrer son auteur. Gabriel Meshkinfam écrit depuis longtemps, mais c'est la première fois qu'il embarque sur un livre, grâce à l'aide attentive de ses amis. Qu'aurait fait Ulysse, sans ses compagnons ?