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La Chronique littéraire 1920-1970
Curatolo Bruno ; Poirier Jacques
EUD
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915552300
Quand ils rendent compte de la production littéraire, les chroniqueurs contemporains cultivent le consensus mou et évitent, trop souvent, la " critique d'humeur ". Il n'en fut pas toujours ainsi. Des " années folles " au tournant de 1970, période où les avant-gardes jouent un rôle moteur, où la littérature suscite de vrais débats et où les revues connaissent leur âge d'or, les chroniqueurs n'hésitent pas à prendre parti, au nom d'un courant littéraire (Louis Aragon dans La Révolution surréaliste), d'une idéologie (Léon Daudet dans L'Action française) ou d'une certaine idée de la littérature (Jean Paulhan dans La NRF). Alors que le critique laisse du temps au temps, et le plus souvent travaille en sympathie avec son objet, le chroniqueur, lui, contraint à l'immédiateté, produit une histoire littéraire instantanée - et donc aléatoire.
De nombreux romanciers du XXe siècle se sont adonnés à l'art exigeant de la nouvelle. Certains en ont même fait leur mode d'expression privilégié. Toutefois, elle demeure étrangement absente de l'histoire littéraire. Depuis la fin du Symbolisme jusqu'à L'Ere du soupçon, au seuil des années 50, le présent volume rend compte du double mouvement - innovation et continuité - qui caractérise cette période. Y sont décrites les formes narratives, les singularités stylistiques et les catégories esthétiques du genre, puisées au sein des oeuvres de Paul Morand, Jean-Paul Sartre, Georges Simenon, Marguerite Yourcenar, Marcel Arland, Marc Bernard, Henri Calet, Pierre Hamp, Francis de Miomandre et de nombreux autres auteurs.
Paul Gadenne (1907-1956) fut l'un des romanciers les plus appréciés de sa génération ; auteur d'une uvre forte, exigeante et novatrice, il sut s'imposer avec des titre comme Siloé (1941), Le vent noir (1947) ou L'Invitation chez les Stirl (1955). Le présent essai s'intéresse à la genèse du style de Gadenne, à sa vision de la création romanesque, aux formes narratives et à la portée symbolique de ses récits.
Les études ici réunies invitent à une approche neuve du discours philosophique, depuis son expression antique ou moderne jusqu'à son émergence contemporaine : de Platon à Vattimo, de Descartes à Cioran, ce sont des langages fort différents qui sont analysés, des pensées très éloignées parfois. Le projet commun est de montrer le rapport original qui se crée entre l'idée et sa figuration chez ces auteurs qui, de bon ou mauvais gré, sont des écrivains. Certains d'entre eux mêlent essais et romans quand d'autres n'ont que mépris apparent pour la " littérature ". N'ont-ils pas tous, néanmoins, à représenter le sens ou le non-sens du monde ? On trouvera dans ce volume des arguments propices à nourrir le dialogue entre le concept et l'image. En 1996, les éditions L'Harmattan publiaient un recueil dirigé par Bruno Curatolo, Les écrivains et leurs lectures philosophiques, dans la continuité duquel le présent ouvrage s'inscrit.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.
La mort accidentelle d'Albert Camus, l'intellectuel solitaire et solidaire, le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne), a sidéré le monde entier. Quand on évoque Albert Camus, icône de la littérature française, ce sont les écrits du romancier, L'Etranger, La Peste, La Chute que l'on cite spontanément. Mais il était aussi dramaturge, éditorialiste de génie, essayiste, philosophe et citoyen du monde, ne se dérobant jamais face à un combat pour condamner toutes les formes de totalitarismes et l'horreur nazie. L'Algérie, son pays d'origine, fait partie intégrante de sa vie et de son oeuvre. L'originalité du présent essai est de retracer la trajectoire exceptionnelle d'un gamin pauvre du quartier Belcourt à Alger au Prix Nobel de littérature. Mais au-delà d'une simple biographie, ce texte cerne une production littéraire qui reste un témoignage essentiel sur les bouleversements du XXe siècle et sur des faits qui sont encore de notre temps. Dans un monde absurde, l'être humain doit faire au mieux pour accomplir sa destinée d'Homme.
Quand il présente Fenêtre sur cour en 1954, Alfred Hitchcock jouit d'une popularité croissante, bien que la critique peine encore à le prendre au sérieux. Le film est tourné en un lieu unique, un défi séduisant pour le réalisateur qui confirme son inventivité en matière de mise en scène, de montage et d'utilisation de la musique. L'intrigue, quant à elle, offre une dimension subversive évidente : le spectateur se trouve dans la position du héros-voyeur, et tous deux sont déçus quand ils pensent qu'il n'y a pas eu meurtre ; en finissant par assouvir leurs désirs macabres, Hitchcock joue ainsi avec leurs sentiments. Il contourne également la censure, l'épilogue n'étant qu'une façade, au même titre que les murs en briques des immeubles du décor. Comme la caméra qui dépasse le cadre strict de la fenêtre de l'appartement de Jeff dès la scène d'ouverture, cet essai se propose d'étudier ce classique à la lumière des autres réalisations du cinéaste, afin de montrer combien Fenêtre sur cour peut être envisagé comme une synthèse de son oeuvre, périodes anglaise et américaine confondues.