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L'IMAGINAIRE DES PHILOSOPHES. Actes du colloque de Dijon, 13 et 14 novembre 1997
Curatolo Bruno ; Poirier Jacques
L'HARMATTAN
33,00 €
Épuisé
EAN :9782738468635
Les études ici réunies invitent à une approche neuve du discours philosophique, depuis son expression antique ou moderne jusqu'à son émergence contemporaine : de Platon à Vattimo, de Descartes à Cioran, ce sont des langages fort différents qui sont analysés, des pensées très éloignées parfois. Le projet commun est de montrer le rapport original qui se crée entre l'idée et sa figuration chez ces auteurs qui, de bon ou mauvais gré, sont des écrivains. Certains d'entre eux mêlent essais et romans quand d'autres n'ont que mépris apparent pour la " littérature ". N'ont-ils pas tous, néanmoins, à représenter le sens ou le non-sens du monde ? On trouvera dans ce volume des arguments propices à nourrir le dialogue entre le concept et l'image. En 1996, les éditions L'Harmattan publiaient un recueil dirigé par Bruno Curatolo, Les écrivains et leurs lectures philosophiques, dans la continuité duquel le présent ouvrage s'inscrit.
Qui se souvient de Jean Cassou, Claude Farrère, Georges Limbour ? Qui a lu les nouvelles de Blaise Cendrars, Albert Cohen, Jean Schlumberger ? Le premier vingtième siècle, en ce qui concerne la nouvelle, est une période injustement oubliée par la critique littéraire, qui la perçoit comme une transition un peu atone, un peu molle entre Maupassant et le renouveau des années cinquante. Et pourtant ! Même si beaucoup d'écrivains se contentent de reprendre des recettes éprouvées, la nouvelle, dans l'ombre du roman, cherche sa voie, ses voix, tente de prendre ses distances avec l'encombrante tradition du siècle précédent. D'abord en quête d'une inspiration différente, les auteurs proposent aussi d'autres manières de raconter et la nouvelle, du fait peut-être de sa faible visibilité dans l'espace libraire, entre journaux, revues ou recueils, de son statut générique également mal défini, se fait propice à de multiples expérimentations, du monologue intérieur aux plus déconcertantes variations énonciatives. Raconte-t-elle encore une histoire ? Peut-on encore parler de récit ? Comment la situer ? Restreignant la durée et la trame événementielle, multipliant les ellipses, estompant les frontières entre rêve et réalité, la nouvelle dans la première moitié du vingtième siècle se révèle être ainsi une formidable machine à semer le doute, à déstabiliser le lecteur, toutes vertus éminemment modernes de la création littéraire.
Cet ouvrage est l'un des rares à évoquer l'oeuvre de Marcel Arland qui fut de ces hommes de lettres doués à la fois pour la critique, le travail d'édition et la création sous des formes aussi variées que le roman, le récit bref, l'écrit intime. L'attention portée à cet auteur trop négligé permet de le situer précisément dans une époque qu'il a traversée pendant plus de soixante ans, aux côtés de Gaston Gallimard, André Malraux et, cela va sans dire, Jean Paulhan. Les études ici réunies tentent de refléter la richesse et l'étendue de cette longue participation de Marcel Arland à la vie littéraire du XXe siècle : animateur de revues, grand lecteur et chroniqueur, éditeur, principalement à la N.R.F, promoteur d'un genre qui fut sa marque distinctive, la nouvelle. Il fut aussi un théoricien d'une esthétique particulièrement exigeante en matière d'écriture. L'ambition de ce recueil est de donner à un écrivain, qui fit également oeuvre d'anthologiste, sa véritable place dans l'histoire de la littérature contemporaine.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.