Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Marcel Arland. Lecteur, éditeur, écrivain
Curatolo Bruno ; Houssais Yvon
EUD
18,00 €
Épuisé
EAN :9782364411555
Cet ouvrage est l'un des rares à évoquer l'oeuvre de Marcel Arland qui fut de ces hommes de lettres doués à la fois pour la critique, le travail d'édition et la création sous des formes aussi variées que le roman, le récit bref, l'écrit intime. L'attention portée à cet auteur trop négligé permet de le situer précisément dans une époque qu'il a traversée pendant plus de soixante ans, aux côtés de Gaston Gallimard, André Malraux et, cela va sans dire, Jean Paulhan. Les études ici réunies tentent de refléter la richesse et l'étendue de cette longue participation de Marcel Arland à la vie littéraire du XXe siècle : animateur de revues, grand lecteur et chroniqueur, éditeur, principalement à la N.R.F, promoteur d'un genre qui fut sa marque distinctive, la nouvelle. Il fut aussi un théoricien d'une esthétique particulièrement exigeante en matière d'écriture. L'ambition de ce recueil est de donner à un écrivain, qui fit également oeuvre d'anthologiste, sa véritable place dans l'histoire de la littérature contemporaine.
Qu'est-ce qui pousse des hommes et des femmes à écrire pour dire leur "mal vivre" sur un sol occupé ? La première originalité de cet ouvrage est de répondre à cette question en élargissant le plus possible le champ d'investigation. Ont été pris en considération les différents types d'écrits - publics, intimes, clandestins, dans ou hors du champ littéraire - qui manifestèrent en France, entre 1940 et 1945, un refus de la résignation et de la passivité face à l'occupation et incarnèrent tout l'éventail des comportements allant "du non-consentement à la résistance". A cet objectif ambitieux correspond une approche interdisciplinaire inédite qui combine analyses littéraires et historiennes, ainsi qu'une dimension comparatiste : les cas belge et polonais ont permis de mesurer les effets des variations des conditions d'occupation et des contextes culturels nationaux. L'ouvrage s'organise autour de cinq axes : l'écriture intime, l'écriture clandestine (presse, tracts, chants des maquis), les formes littéraires (poésie, théâtre, roman), les modalités de l'engagement chez les écrivains, l'écriture face à la persécution et à la répression (journaux et correspondances de Juifs, graffitis de détenus, lettres de condamnés à mort). Que ces contributions traitent de genres, d'auteurs ou d'oeuvres, deux questions principales les parcourent. Quelles fonctions remplissent ces écrits : conceptualiser, agir, affirmer une identité ? Quelles mutations surviennent en période d'occupation, en fonction des différents régimes d'écriture : journalistique ou littéraire, testimonial ou fictionnel, à visée intime ou publique ?
De nombreux romanciers du XXe siècle se sont adonnés à l'art exigeant de la nouvelle. Certains en ont même fait leur mode d'expression privilégié. Toutefois, elle demeure étrangement absente de l'histoire littéraire. Depuis la fin du Symbolisme jusqu'à L'Ere du soupçon, au seuil des années 50, le présent volume rend compte du double mouvement - innovation et continuité - qui caractérise cette période. Y sont décrites les formes narratives, les singularités stylistiques et les catégories esthétiques du genre, puisées au sein des oeuvres de Paul Morand, Jean-Paul Sartre, Georges Simenon, Marguerite Yourcenar, Marcel Arland, Marc Bernard, Henri Calet, Pierre Hamp, Francis de Miomandre et de nombreux autres auteurs.
Souvent admirés pour leur esthétique, les châteaux néogothiques de Bourgogne n'avaient suscité qu'un faible intérêt universitaire jusqu'à présent. Ce paradoxe est aujourd'hui dépassé, les styles "néo" ne sont plus objets de mépris mais d'un vif intérêt de la part des historiens de l'art. Dans cet ouvrage, l'étude approfondie du château de La Rochepot est renforcée par celle d'une trentaine d'édifices, célèbres ou méconnus, mais tous remarquables par la qualité architecturale qui leur a été donnée entre 1820 et 1940. Ce livre atteste non seulement de la valeur artistique de ces châteaux mais il les replace également dans un contexte national et local de longue durée, pour mieux saisir les nouveautés et les continuités, les originalités et les conformismes. Ainsi, au gré de riches archives et de nombreuses illustrations, c'est un moment très riche de l'histoire bourguignonne qui apparaît dans ses oeuvres et ses différents protagonistes.
Traditionnellement, le monde de la vigne et du vin se caractérise par une apparente permanence, une continuité régulée par une histoire sans heurts, fruit d'un savoir-faire millénaire transmis d'une génération à l'autre. Pourtant, derrière cet immobilisme de façade, se cache une histoire mouvementée. Ainsi, cet ouvrage, qui réunit les contributions d'une vingtaine de spécialistes internationaux, propose de revenir sur trois siècles, décisifs et encore peu explorés, d'identification, de construction et de régulation des territoires de la vigne et du vin. Au prisme d'un regard pluridisciplinaire, ce recueil montre comment, du XVIIIe au XXIe siècle, différents acteurs ont pu décrire, réguler, organiser des territoires vitivinicoles aussi différents que ceux de Bourgogne, de Champagne, de Nouvelle-Zélande, du Chili ou encore de Rioja. Replaçant l'homme au coeur de cette construction historique et sociale qui, au XXe siècle, va consacrer l'idée même de terroir auprès de l'oenophile, cet ouvrage invite plus largement à jeter un regard durent sur les sociétés contemporaines et leur passé.