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Croissant fertile et croix gammée. Le Troisième Reich, les Arabes et la Palestine
Cüppers Martin ; Mallmann Klaus-Michael ; Fontaine
VERDIER
18,77 €
Épuisé
EAN :9782864325918
Klaus-Michael Mallmann et Martin Clippers ont élaboré la première étude globale allemande sur la relation entre l'Allemagne nazie et le Moyen-Orient arabe de 1933 à 1945. Une relation fondée sur la haine de trois ennemis communs: les Juifs, les Anglo-Américains et les Bolcheviks. Leur collaboration, qui s'est d'abord traduite par l'envoi d'armes et de finances allemandes dans le monde arabe dès avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, s'est ensuite concrétisée lorsque le IIIe Reich a entrepris d'étendre ses conquêtes à l'Orient. Celui-ci a rencontré alors dans les pays du Moyen-Orient une certaine sympathie, attisée notamment par la propagande pro-allemande orchestrée par le mufti de Jérusalem en exil à Berlin. Celui-ci soutenait pleinement les projets allemands de destruction du Yichouv (présence juive en Palestine) avant la création de l'Etat d'Israël. La défaite militaire allemande en Egypte, en 1942, n'a pas mis un terme à la collaboration germano-arabe. Les Allemands tentèrent dès lors d'infiltrer le Moyen-Orient par le biais d'agents arabes et n'hésitèrent pas non plus à recruter des musulmans d'Europe de l'Est dans la Wehrmacht et dans la SS.
Face à l'extension sans cesse grandissante des frontières du savoir, il apparaît comme de plus en plus urgent aujourd'hui de faire apparaître les liens entre ses différents domaines. Dans cette appropriation de l'humain, la littérature comparée s'est progressivement élargie au domaine entier de la culture. Les études musico-littéraires y connaissent un essor et une explosion bibliographique sans précédent : centres de recherche et congrès se multiplient de façon impressionnante. Le chemin est cependant semé d'embûches diverses qu'il serait vain de vouloir ignorer. Pour difficile qu'il soit, le monde de la recherche mélopoétique réserve au chercheur de splendides découvertes. Il importe donc tout particulièrement de faire le point sur un domaine appelé à occuper à l'avenir, en dépit de ses difficultés, une place privilégiée. Ne faudra-t-il pas présenter la musicologie, désormais, comme le complément indispensable de la linguistique naguère ? Dans un précédent ouvrage (Euterpe et Harpocrate ou le défi littéraire de la musique), l'auteur privilégiait l'approche méthodologique et théorique, celui-ci multiplie à dessein les exemples. Le dessein avoué est d'attirer les chercheurs à ce monde nouveau et fascinant des recherches mélopoétiques.
Résumé : Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l'Etat français a entrepris l'une des plus formidables expériences sociales et architecturales du XXe siècle : transformer un pays essentiellement rural en une nation urbaine résolument moderne. Si ces environnements suburbains d'après-guerre sont souvent perçus comme le résultat anarchique d'un désintérêt politique, Kenny Cupers démontre que leur construction a, au contraire, été guidée par de ferventes ambitions et aspirations. Synthèse d'une vaste révolution urbaine, ce livre met au jour toute la complexité théorique, sociologique, administrative, etc. , sousjacente à ce "projet social" générateur de la banlieue française. Servi par une iconographie riche et évocatrice, il s'appuie en outre sur de précieuses archives de première main.
Peu de livres font actuellement l'objet de débats aussi brûlants et contradictoires que le Coran. Ce livre, bien que datant de quatorze siècles, reste encore largement méconnu et d'un abord difficile, ce qui alimente de nombreuses idées reçues "Muhammad est l'auteur du Coran", "On ne peut pas traduire le Coran", "On peut faire dire n'importe quoi au Coran", "Le paradis coranique est très sensuel", "Le Coran est la source unique de toute loi en islam", "Le Coran infériorise la femme", "Le Coran est intolérant"... Pour chaque idée reçue, les auteurs présentent tour à tour ce que dit la tradition islamique d'une part, et la dimension historique et littéraire d'autre part. L'occasion de s'apercevoir que, bien souvent, ce que l'on attribue au Coran relève en réalité de la Tradition (Sunna) ou de la Loi (charla) qui, en de nombreux cas, ont durci le texte originel.
Le rôle de la Waffen-SS dans la Shoah— essentiellement en 1941 et 1942 — est l'une des friches de la recherche : jusqu'ici, aucune monographie ne lui a été consacrée. De même la participation du Kommandostab Reichsführer-SS de Himmler est-elle encore largement inexplorée, fait d'autant plus étonnant que le journal de guerre de 1941 du Kommandostab est édité depuis longtemps et que la progression meurtrière des brigades de Himmler dans l'est de l'Europe est donc connue. S'appuyant sur de nombreuses sources, Martin Cüppers montre que la responsabilité de la Shoah ne repose pas sur les seuls bataillons de l'Ordnungspolizei et des unités du Reichssicherhauptamt de Heydrich, mais que la Waffen-SS et le Kommandostab y participèrent activement.
Paul, ou Saül de Tarse, ou saint Paul ; par la puissance spéculative et la vigueur du verbe, le vrai fondateur du christianisme. A Jérusalem, il fut l'élève du plus grand des maîtres, Rabban Gamliel. Zélateur farouche, persécuteur des nazaréens, il cachait mal une inquiétude grandissante ; la crise éclata sur la route de Damas, ce fut la révélation. Paul avait vingt-cinq ans. De persécuteur, il devint apôtre. Nourri de culture hébraïque, parlant grec, Paul livre un texte souvent obscur, comme si l'hébreu, par une pression souterraine, en défigurait le sol. Son discours sur la Loi (Torah), crucial et si moderne, en est un exemple, mais encore ses doctrines de la mort et de la résurrection, et de la grâce. Dans notre essai, nous avons voulu, par-delà des siècles de théologie et d'études néotestamentaires, remonter à la source ; la source pharisienne, le Midrach et la Michna. Nous nous sommes gardés autant que possible des points de vue rétrospectifs et nous nous sommes, pour ainsi dire, transportés jusqu'à lui sans bagages. Là, nous avons découvert combien la question messianique agite l'histoire occidentale, et gît encore au coeur de tout véritable humanisme.
Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'Etat vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté.
Histoire(s) du cinéma de Jean-Luc Godard est une oeuvre monumentale, sans équivalent au cinéma, dans l'histoire de l'art et même dans les manières d'écrire l'Histoire. Le cinéma y apparaît enfin tel qu'il est : la forme d'art majeure du XXe siècle et son centre, au-delà du spectacle divertissant pour lequel on le tient généralement et même de l'objet d'amour particulier des cinéphiles. "Le cinéma a fait exister le XXe siècle", il en a été la fabrique. A l'écoute de ce qui est à l'oeuvre dans Histoire(s) du cinéma, ce dialogue, entre le créateur et le critique, est une approche esthétique, philosophique et historique de ses conditions de possibilités : le cinéma dans le siècle et le siècle dans le cinéma, impliquant le tout de l'homme du XXe — de l'imaginaire des salles obscures, de l'horreur réelle des désastres, aux tentatives de rédemption par l'art.
Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion ?), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir ? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.