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Zaïda / Fragments d'une vie
Cuneo Anne
CAMPICHE
14,60 €
Épuisé
EAN :9782882412492
Vie et batailles d'une doctoresse à l'époque où les femmes n'étudiaient pas la médecine. Anne Cuneo dépeint un siècle d'existence en cinq cent soixante pages. Zaïda conquiert sa liberté dans une société rigide ; le privilège d'étudier la médecine quand les femmes sont tenues à l'écart de la faculté ; et, nouveautés inouïes, le droit de pratiquer de façon indépendante et même l'accès à la psychanalyse. Anne Cuneo, on le sait, n'invente rien d'essentiel : dans ses romans, tout ce qui importe est authentique... La destinée de son aristocrate anglo-italienne, qui perd tragiquement ses maris peintre et médecin anglais, puis traverse le reste de son âge avec un autre médecin, vénéto-triestin celui-là, l'emmène à Milan et à Zurich, à travers les deux guerres mondiales. Un siècle en cinq cents pages vaste fresque ! Mais aussi miniatures : l'histoire, la grande, en train de se faire, est retracée avec vivacité et couleurs au travers de la vie quotidienne de Zaïda et des siens. Rédigeant ses mémoires pour son arrière-petite-fille, elle note une abondance de traits révélateurs ; cette chronique d'une tribu attachante, avec ses satellites, domestiques et compagnons de route, éclaire l'histoire des mentalités et des sensibilités politiques, en évitant 1'écueil du didactisme. Les deux guerres mondiales vécues en Italie, avec des flashs sur l'Angleterre, l'émergence et le triomphe du fascisme, la Suisse pendant la guerre, avec ses certitudes, ses doutes et ses compromis, l'immigration italienne... De ce roman vrai ne s'exhale pas tout à fait le parfum magique du Trajet dune rivière : nous sommes trop près dans le temps. Mais surprises et découvertes y abondent, l'intérêt ne se relâche pas. Et, en le refermant, on se dit que notre société est mal inspirée, qui jette des "vieux" encore jeunes et se prive de tant de sagesse et de connaissances.
Résumé : La Solution FODMAP vise à soulager les personnes qui souffrent du syndrome du côlon irritable (20 % de la population). · Les FODMAP, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des sucres particuliers, présents dans certains aliments, qui sont peu absorbés par l'intestin et servent de nourriture aux bactéries de la flore dite de fermentation. En fermentant, les FODMAP provoquent des ballonnements, des gaz, des douleurs abdominales et affectent le transit (diarrhée ou constipation). · La solution ? Un régime pauvre en FODMAP. En 1999, une équipe de chercheurs australiens a mis au point un régime alimentaire spécifique. Plusieurs études ont montré que cette alimentation permet de réduire les symptômes du syndrome du côlon irritable dans 75 % des cas ! · La première partie du livre donne les bases pour comprendre la logique de cette alimentation et sa mise en oeuvre. · La deuxième partie, pratique, avec 3 semaines de menus et 100 recettes, aide le lecteur à appliquer concrètement l'approche.
Résumé : Ce recueil de brefs récits, parus dans la presse alémanique entre 2002 et 2009, offre une plongée surprenante dans la cité d'Olten, dans le canton de Soleure - un des noeuds ferroviaires les plus importants de Suisse. D'une plume drôle et tendre à la fois, Alex Capus y dépeint le cadre dans lequel il vit depuis son enfance ? : la beauté de la gare, le fumet de l'usine de chocolat, les joies de la piscine municipale, les industriels qui délocalisent, et surtout, Toulouse, un chat noir et blanc auquel aucune porte de la Vieille Ville ne résiste. Entre souvenirs des jeunes années et anecdotes tirées de sa vie d'adulte, Alex Capus exprime ici tout l'amour qu'il porte à cette petite ville méconnue - et souvent mal aimée - et son attachement à ses concitoyens. Parues en allemand chez Knapp Verlag en 2009, ces chroniques ont été traduites en français par Anne Cuneo et publiées chez Bernard Campiche Editeur en 2011. Le roi d'Olten est introduit dans cette nouvelle édition par une préface inédite de l'écrivain Antoine Jaccoud. Né en Basse-Normandie en 1961, Alex Capus vit ses premières années à Paris. En 1967, il déménage avec sa mère à Olten. Après des études d'histoire, de philosophie et d'anthropologie à l'université de Bâle, il se consacre au journalisme et collabore à différents journaux. Bilingue, il écrit en allemand. Son premier roman, Munzinger Pascha, paraît en 1997 et sera suivi de nombreuses publications, traduites dans plusieurs langues. Il vit à Olten où il est propriétaire d'un bar.
Francis Tregian naît en 1574 dans une illustre famille de Cornouailles. Parce que son père, catholique intransigeant, a refusé de prêter allégeance à la reine protestante, sa famille est dépouillée de tous ses biens et il doit s'enfuir dans une hotte à pierres. Il n'a que cinq ans.Commence alors une longue errance, illuminée par une passion qui dévore sa vie : la musique.De la cour d'Elizabeth d'Angleterre au séminaire anglais de Reims, des leçons du compositeur Thomas Morley au camp retranché d'Henri IV en Normandie, des antichambres pontificales, aussi dangereuses que les prisons londoniennes, aux madrigaux de Monteverdi, des ébauches du jeune Rubens à la première d'Hamlet, Francis Tregian traverse son siècle en humaniste.Collectionneur enthousiaste des musiques de la Renaissance, il nous a légué le Fitzwilliam Virginal Book, aussi célèbre que sa vie était demeurée secrète.
Luce n'a même pas paru étonnée lorsque je lui ai annoncé mon départ. Je lui ai parlé un jour avant. Elle a protesté, un peu seulement. Avec ce détachement dont j'ai mis si longtemps à comprendre qu'il dissimulait une peur panique d'abandon. Lors de nos premières rencontres, je la croyais insensible. Comme lorsque je lui avais dit que je pensais que nous n'avions plus rien à faire ensemble. Elle aimait danser la salsa, je détestais nos étés à Ibiza, elle ne lisait pas, elle se taisait quand nous passions des soirées avec des amis, je ne répondais jamais à ses sms; elle était heureuse quand nous faisions l'amour pendant le film du lundi soir, moi j'avais l'impression de me rapprocher un peu plus de la mort sur le canapé. Ridicule inventaire de nos différences que j'avais dressé entre nous comme une barrière désespérée. Cachant sa peur, Luce n'avait rien dit. Elle ne semblait même pas avoir entendu. Elle avait rapproché son visage du mien. Je revois ses yeux louchant. Sa réponse était cette langue léchant mes lèvres. "Alors, oui, c'est fini! " avait-elle susurré à la seconde où ma bouche piteuse s'était rendue à son irrésistible contre-partie. Cette fois-ci pourtant, rien ne pouvait plus me retenir. J'avais confié le bureau à mon associé, la voiture était prête. J'allais par la route, comme Themis. Non, plus rien ne me retenait. Surtout pas ce ventre plat qui s'était collé à ma chemise, ni même ces ongles nacrés griffant mon dos.- Mais qu'est-ce qui te fait croire aussi que Themis ne va pas chercher à te joindre? disait une bouche mordillant mon oreille. Il n'a rien dit à ses collègues, ni à son frère. C'est peut-être qu'il avait une bonne raison de partir ainsi. Je n'avais pas envie de m'expliquer plus avant. Themis avait disparu. Personne ne savait où il se trouvait. Ni le journal avec lequel il collaborait ni sa famille. Sa compagne du moment m'avait raccroché au nez, elle n'en avait plus rien à faire de ce tordu. Fuite ? Exil volontaire ? Qu'est-ce qui pousse le narrateur, Lorenzo, à quitter son épouse, Luce, une vie bien réglée en Suisse, pour la Grèce. Lorezno espère tout d'abord rejoindre son ami, Themis, parti enquêter e, Turquie sur les passages clandestins des réfugiés albanais. Lorenzo poursuivra cette route, avant de se laisser littéralement fondre dans Thessalonique. Là , il perdra peu à peu tous ses repères, ne verra plus de sens à sa vie et disparaîtra, comme halluciné. Dans son premier roman, Nicolas Verdan étonne par la qualité des décors, du " dépaysement " et par une troublante mise en scène du lent désespoir d'un homme.