Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Alter architecture. Edition bilingue français-anglais
Culot Maurice ; Rotthier Philippe ; Krier Léon ; F
AAM
35,00 €
Épuisé
EAN :9782871431657
La banalisation des villes et campagnes d'Europe par des architectures passe-partout qui s'imposent plutôt qu'elles ne sont acceptées est-elle inéluctable ? La défaite de l'espace public et la victoire des non-lieux sont-elles irrémédiables ? Les styles architecturaux sont-ils définitivement condamnés à n'être plus que des variations conceptuelles et abstraites ? L'imitation, processus de conception artistique immémorial, est-elle devenue synonyme d'impuissance à créer du neuf ? Autant d'interrogations auxquelles ce livre s'attache à répondre à travers des réalisations contemporaines et une manière de bâtir la ville et la campagne qui renoue avec le meilleur de la tradition constructive européenne. Des architectures touchées par les ailes de l'ange de la fantaisie, sensibles au souffle de la terre, qui embrassent amoureusement l'histoire, respirent la mémoire qui est source de nostalgie et de plaisir, sont légères à l'environnement, ne participent pas au déséquilibre du monde et résistent aux avancées conquérantes de la science, de la technique et de la mondialisation. De Bordeaux à Moscou, de Madrid à Bologne, d'Oslo à Bruxelles, de la terre ferme aux îles, des capitales aux hameaux... usant d'illustrations de l'aphorisme de Federico Fellini : Soyez régional et vous serez universel.
Résumé : Des expositions et des publications ont ressuscité depuis une vingtaine d'années l'apport de la Sécession viennoise à l'art moderne. On sait moins que l'Art Nouveau bruxellois a joué un rôle important dans l'émergence de ce mouvement artistique, notamment à travers la figure de Paul Hankar. Moins connue encore est l'influence de la Sécession et de son icône, le Palais Stoclet, ?uvre majeure de Josef Hoffmann, avec sa célèbre salle à manger décorée par Gustav Klimt, sur plusieurs générations d'architectes belges. À commencer par Léon Sneyers qui fut, dès le début du XXe siècle, le propagateur zélé du goût viennois en Belgique à travers son magasin " L'Intérieur " et Robert Mallet Stevens, le célèbre architecte français qui s'inspira directement dans ses premiers projets du palais bruxellois. La Sécession viennoise assura ainsi en Belgique et en France un rôle de passeur vers une modernité marquée par une qualité artisanale héritée des ateliers d'art viennois, les Wiener Werkstätte.
Résumé : Raymonde Thys fut, en 1930, parmi les premières élèves de l'Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre) dirigé par Henry van de Velde à Bruxelles. Dans l'atelier d'illustration du livre et de publicité, elle s'initie aux différents modes de gravures et à la composition typographique et fonde dès 1934, avec trois autres élèves, une maison d'édition d'arts graphiques, Les Quatre. Son travail, d'abord dans la ligne des grands graveurs belges, Masereel, Cantré, Minne, s'imprègne progressivement de surréalisme, puis sa rencontre en 1935 avec le peintre expressionniste hollandais Arie van de Giessen et les atrocités de la guerre infléchissent son art vers des tonalités sombres et mélancoliques. Au fil des ans sa facture devient lyrique, elle se tourne vers la nature et traduit dans de grandes aquarelles sa fascination pour la lumière et ses fluctuations.
Cité de pêcheurs et station balnéaire, Trouville-sur-Mer jouit d'une topographie accidentée et d'une géographie qui allie une rivière, la Touques, un port avec ses jetées et une plage de sable fin. Des quais élargis au cours des temps et dotés d'un casino et d'une poissonnerie emblématiques, un bord de mer garni de planches pour le confort des élégantes, de modestes sinon minuscules maisons qui semblent posées sur des escaliers voisinant paisiblement avec des villas de style second Empire, Art Nouveau ou Art Déco et le damier orthogonal des rues plaqué sur les pentes, ont généré une rare variété d'espaces publics et font de Trouville un petit San Francisco. Avec le temps, s'est constituée une collection de ruelles, de passages, d'escaliers et surtout d'impasses qui regroupent quelques maisons, autant de lieux d'intimité et de convivialité recherchés. C'est ce Trouville intime, sinon secret, qu'explore Luc Boegly, un artiste renommé pour ses photographies d'architecture.
L'Exposition universelle et internationale de Bruxelles en 1958, l'Expo 58, ouvre ses portes en pleine guerre froide. Dans leur pavillon, les Soviétiques exposent une réplique du Spoutnik, premier satellite artificiel lancé en 1957, leurs voisins Américains organisent des squares dance et des dégustations de sodas et d"ice cream. Le pavillon français, un des plus audacieux avec celui de la firme Philips dessiné par Le Corbusier, présente la citrôen DS 19. Décidée en 1951 dans la foulée du plan Marshall et la première après la guerre, cette exposition a trouvé son symbole dans l'Atomium et ses sphères scintillantes. Elle ouvre l'ère de l'énergie atomique mais aussi celle du plastique. L'architecture prend des couleurs et s'émancipe de la pesanteur dans des structures tendues, des toitures en forme de voiles ou des portiques en aluminium. L'Expo 58 a reçu la visite de quarante-deux millions de personnes. Ce livre fait revivre ce rare moment d'optimisme qui scelle la fin des années d'après-guerre et le passage à la société de consommation."
Résumé : En 1930, la ville de Charleroi lance un concours pour la reconstruction de son hôtel de ville, 68 architectes y participent. Il en résultera un des plus beaux hôtel de ville Art Déco de Belgique, à 50 kilomètres de Bruxelles et deux cents de Paris. Son décor somptueux, fait de sculptures, peintures, lustres, marbres... font de cet hôtel de ville une icône de l'architecture publique des années 1930.
Résumé : La pose de la dernière pierre du pont Alexandre III en 1896 amorce un âge d'or architectural dont l'Exposition universelle de 1900 reste le symbole avec ses 50 millions de visiteurs, les Grand et Petit Palais, les gares de Lyon et d'Orsay et le métropolitain avec ses entrées souterraines dessinées par Guimard et ses sections aériennes par Formigé. La capitale renouvelle ses équipements, construit des écoles, des hôpitaux, des garages pour automobiles, des hôtels pour voyageurs, des sous-stations électriques... Le souffle sportif impulsé par de Pierre Coubertin fait naître des stades, des piscines, des gymnases. Avec les grands magasins de nouveautés s'achève la mue commerciale entamée 70 ans plus tôt avec les passages couverts. Le mouvement mutualiste se libère des contraintes qu'avait dressées la peur de la classe ouvrière, et engendre la construction de somptueuses chambres syndicales, de bourses du travail, de maisons du peuple. Les lotissements se multiplient et l'ascenseur modifie la manière d'habiter. Les populaires bouillons Chartier déploient leurs arabesques Art Nouveau. Le métal, la céramique, le grès flammé ou émaillé font vibrer une dernière fois les façades avant le fatidique mois d'août 1914.
Résumé : Des expositions et des publications ont ressuscité depuis une vingtaine d'années l'apport de la Sécession viennoise à l'art moderne. On sait moins que l'Art Nouveau bruxellois a joué un rôle important dans l'émergence de ce mouvement artistique, notamment à travers la figure de Paul Hankar. Moins connue encore est l'influence de la Sécession et de son icône, le Palais Stoclet, ?uvre majeure de Josef Hoffmann, avec sa célèbre salle à manger décorée par Gustav Klimt, sur plusieurs générations d'architectes belges. À commencer par Léon Sneyers qui fut, dès le début du XXe siècle, le propagateur zélé du goût viennois en Belgique à travers son magasin " L'Intérieur " et Robert Mallet Stevens, le célèbre architecte français qui s'inspira directement dans ses premiers projets du palais bruxellois. La Sécession viennoise assura ainsi en Belgique et en France un rôle de passeur vers une modernité marquée par une qualité artisanale héritée des ateliers d'art viennois, les Wiener Werkstätte.