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Art nouveau. Bruxelles
Culot Maurice ; Pirlot Anne-Marie
AAM
15,00 €
Épuisé
EAN :9782871432609
A la fin du XIXe siècle, à Bruxelles, une bourgeoisie industrielle et entreprenante et des personnalités du Parti Ouvrier s'enthousiasment pour un style neuf : l'Art Nouveau ou Modern Style, dont l'hôtel particulier édifié en 1893 par Victor Horta pour l'ingénieur Tassel est considéré comme la première manifestation architecturale. A travers la fluidité de ses espaces intérieurs et ses audaces constructives dans l'usage du métal et du verre le nouveau style illustre aussi bien l'esprit de conquête des marchés que celui des droits récemment acquis par les travailleurs. Héritier de l'éclectisme qui avait développé l'art et la science des noeuds architecturaux, l'Art Nouveau s'exprime dans des lignes sinueuses imitées des plantes ou géométriques inspirées par l'art japonais ou la Sécession viennoise. Abondamment illustré et accompagné de cartes-promenades, ce guide replace l'architecture dans le contexte culturel, politique et social de Bruxelles et de la Belgique fin de siècle. Il permet aux amateurs de découvrir des façades rares, des intérieurs accessibles, des sgraffites, fers forgés, vitraux, mosaïques et autres motifs décoratifs qui font de Bruxelles, au même titre que Barcelone, Vienne, Nancy, Riga ou Glasgow, une des capitales européennes de l'Art Nouveau.
Cité de pêcheurs et station balnéaire, Trouville-sur-Mer jouit d'une topographie accidentée et d'une géographie qui allie une rivière, la Touques, un port avec ses jetées et une plage de sable fin. Des quais élargis au cours des temps et dotés d'un casino et d'une poissonnerie emblématiques, un bord de mer garni de planches pour le confort des élégantes, de modestes sinon minuscules maisons qui semblent posées sur des escaliers voisinant paisiblement avec des villas de style second Empire, Art Nouveau ou Art Déco et le damier orthogonal des rues plaqué sur les pentes, ont généré une rare variété d'espaces publics et font de Trouville un petit San Francisco. Avec le temps, s'est constituée une collection de ruelles, de passages, d'escaliers et surtout d'impasses qui regroupent quelques maisons, autant de lieux d'intimité et de convivialité recherchés. C'est ce Trouville intime, sinon secret, qu'explore Luc Boegly, un artiste renommé pour ses photographies d'architecture.
Résumé : Raymonde Thys fut, en 1930, parmi les premières élèves de l'Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre) dirigé par Henry van de Velde à Bruxelles. Dans l'atelier d'illustration du livre et de publicité, elle s'initie aux différents modes de gravures et à la composition typographique et fonde dès 1934, avec trois autres élèves, une maison d'édition d'arts graphiques, Les Quatre. Son travail, d'abord dans la ligne des grands graveurs belges, Masereel, Cantré, Minne, s'imprègne progressivement de surréalisme, puis sa rencontre en 1935 avec le peintre expressionniste hollandais Arie van de Giessen et les atrocités de la guerre infléchissent son art vers des tonalités sombres et mélancoliques. Au fil des ans sa facture devient lyrique, elle se tourne vers la nature et traduit dans de grandes aquarelles sa fascination pour la lumière et ses fluctuations.
La ville est au centre de nos désirs et de nos nostalgies. En même temps, elle peut être l'objet de nos effrois et de nos fuites. Ce paradoxe courant est aussi ancien que l'Humanité. On peut en faire l'archéologie religieuse et littéraire. Qu'en est-il dès lors de la pensée philosophique ? Celle-ci n'aurait-elle d'autre tâche que de confirmer la contradiction ? S'est-elle au contraire assigné de dépasser les ambiguïtés qui frappent toute ville ? Au premier regard, la ville -cette forme de rapports sociaux inscrite en un lieu- ne semble pas intéresser le philosophe. Il est bien davantage saisi par l'angoisse de son propre destin et ce qui le taraude surtout est le temps, ce temps qui passet et qui ronge toute chose... On peut comprendre. Mais c'est bien étranger car la philosophie est la fille de la vie urbaine, comme la politique d'ailleurs. Ni Socrate, ni Platon, no Aristote ne le nieront. Et même Heidegger ne peut se définir que par opposition. La ville est donc présente dans la philosophie, mais comme tacitement. Cette anthologie cherche à dépister la pensée philosophique sur la ville, à la faire émerger des sédiments qui la cachent. Elle répond à un besoin de penser la ville à nouveau et mieux. Parce que la crise de la ville s'accélère depuis que son destin est aux mains de sophistes dont le langage a pour unique fonction de justifier les projets qu'ils promeuvent. Le discours sur la ville n'est pas celui de la rationalité ni celui de l'équilibre. Il n'est qu'utilitaire, destiné à légitimer des actes d'accaparement et à en cacher le prix, l'exclusion. D' " établissement commun " qui est sa vocation, la ville devient ainsi l'empire des bureaucraties privées et de l'Etat, ces dernières se déployant parfois sous le couvert de la mise en ?uvre de grands projets culturels. Il est temps de remettre à l'endroit la pensée sur la ville. Pour que la ville devienne enfin ce lieu de production, de liberté et d'égalité qui est sa raison d'être. Et dans ce but, y a-t-il une meilleure école que la relecture des Philosophes ?
Résumé : Des expositions et des publications ont ressuscité depuis une vingtaine d'années l'apport de la Sécession viennoise à l'art moderne. On sait moins que l'Art Nouveau bruxellois a joué un rôle important dans l'émergence de ce mouvement artistique, notamment à travers la figure de Paul Hankar. Moins connue encore est l'influence de la Sécession et de son icône, le Palais Stoclet, ?uvre majeure de Josef Hoffmann, avec sa célèbre salle à manger décorée par Gustav Klimt, sur plusieurs générations d'architectes belges. À commencer par Léon Sneyers qui fut, dès le début du XXe siècle, le propagateur zélé du goût viennois en Belgique à travers son magasin " L'Intérieur " et Robert Mallet Stevens, le célèbre architecte français qui s'inspira directement dans ses premiers projets du palais bruxellois. La Sécession viennoise assura ainsi en Belgique et en France un rôle de passeur vers une modernité marquée par une qualité artisanale héritée des ateliers d'art viennois, les Wiener Werkstätte.
L'Exposition universelle et internationale de Bruxelles en 1958, l'Expo 58, ouvre ses portes en pleine guerre froide. Dans leur pavillon, les Soviétiques exposent une réplique du Spoutnik, premier satellite artificiel lancé en 1957, leurs voisins Américains organisent des squares dance et des dégustations de sodas et d"ice cream. Le pavillon français, un des plus audacieux avec celui de la firme Philips dessiné par Le Corbusier, présente la citrôen DS 19. Décidée en 1951 dans la foulée du plan Marshall et la première après la guerre, cette exposition a trouvé son symbole dans l'Atomium et ses sphères scintillantes. Elle ouvre l'ère de l'énergie atomique mais aussi celle du plastique. L'architecture prend des couleurs et s'émancipe de la pesanteur dans des structures tendues, des toitures en forme de voiles ou des portiques en aluminium. L'Expo 58 a reçu la visite de quarante-deux millions de personnes. Ce livre fait revivre ce rare moment d'optimisme qui scelle la fin des années d'après-guerre et le passage à la société de consommation."