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Neuilly-sur-Marne 1850-1950 Art Nouveau-Art Déco
Culot Maurice ; Mus Charlotte ; Caroux Hélène ; Fu
AAM
35,00 €
Épuisé
EAN :9782871434146
Argumentaire : Magie des bords de Marne : une rivière ondoyante, un port fluvial convivial, une promenade pittoresque, une écluse recherchée par les peintres, un paisible canal, une guinguette indémodable, un parc d'une stupéfiante beauté, paradis des hiboux, des marais, des hérons cendrés et des mouettes rieuses... Le XIX ? siècle voit un illustre général d'Empire reposer dans un mastaba égyptien et deux domaines, Ville-Evrard et Maison Blanche, entreprendre une mue hospitalière spectaculaire, tandis qu'est édifiée une usine moderne aux vastes bassins filtrants qui distribue l'eau potable dans l'Est de la région parisienne. L'urbanisation se poursuit autour du village originel, des hôpitaux et de la gare au XX ? siècle, et la ville multiplie les lotissements, construit un ensemble HBM salué par la critique et se constelle de maisons aux accents Art Nouveau et Art Déco. Le livre s'inscrit dans la collection "Grand Paris" dédiée à l'Art Nouveau et à l'Art Déco à Paris et dans les villes de la région parisienne. Les auteurs : Maurice Culot est architecte et urbaniste. Charlotte Mus est historienne de l'architecture. Hélène Caroux est chercheuse au Service du patrimoine, département de la Seine-Saint-Denis. Antoine Furio est chercheur au Service du patrimoine, département de la Seine-Saint-Denis. Benoît Pouvreau est chercheur au Service du patrimoine, département de la Seine-Saint-Denis. Marie-Françoise Laborde est architecte. Jean-Michel Leniaud est historien de l'architecture.
Résumé : Vers 1800, les architectes parisiens, privés de commandes importantes par la Révolution française, conçoivent d'élégantes boutiques qui favorisent l'essor de l'artisanat d'art. Le développement du commerce des tissus et les débuts de la construction métallique entraînent la création de passages commerciaux bientôt relayés par les magasins de nouveautés qui concurrencent les boutiques. Avec l'Art Nouveau, celles-ci connaissent un nouvel âge d'or. L'entre-deux-guerres voit leur architecture s'inscrire dans les courants esthétiques de l'époque, néoplasticisme, surréalisme, nouvelle objectivité... La paix revenue, les boutiques, concurrencées par les centres commerciaux, recherchent la transparence absolue et s'orientent vers les showrooms. Londres devient la capitale de la mode, en Italie Olivetti confie ses boutiques de prestige à des architectes renommés, tandis qu'à Paris Christian Girard impose son style futuriste. Avec la mondialisation, les vitrines deviennent un enjeu économique et publicitaire et les plus grands créateurs sont invités à mettre en scène les grandes marques tandis que la vitrine virtuelle, via Internet, unit les acheteurs du monde entier.
Les maquettes d'architecture sont apparues il y a quelque 8000 ans. Depuis, elles n'ont jamais cessé d'exercer leur fascination, répondant aux usages les plus divers. Elles accompagnent les défunts dans l'au-delà (maisons d'âmes égyptiennes), distraient les enfants (maisons de poupées, boîtes de construction), servent aux militaires (plans-reliefs de villes fortifiées), passionnent les collectionneurs (modèles en liège du XVIIIe siècle), défient les pâtissiers et les bouchers (architectures en sucre d 'Antonin Carême), s'imposent aux artisans (chefs-d'?uvre des Compagnons), épaulent les archéologues (maquettes de la Rome antique)... Pour les architectes, la maquette est surtout une manière d'appréhender l'espace et la volumétrie. Elle permet de visualiser des projets en vue dé les améliorer, les rendre accessibles à un public de non-initiés ou encore en assurer la promotion. L'anthropologue Lévi-Strauss estimait que toit modèle réduit a une vocation artistique, sa fabrication à la main est une expérience en soi. Aujourd'hui de nombreux artistes s'expriment à travers des maquettes.
Culot Maurice ; Rotthier Philippe ; Krier Léon ; F
Résumé : La banalisation des villes et campagnes d'Europe par des architectures passe-partout qui s'imposent plutôt qu'elles ne sont acceptées est-elle inéluctable ? La défaite de l'espace public et la victoire des non-lieux sont-elles irrémédiables ? Les styles architecturaux sont-ils définitivement condamnés à n'être plus que des variations conceptuelles et abstraites ? L'imitation, processus de conception artistique immémorial, est-elle devenue synonyme d'impuissance à créer du neuf ? Autant d'interrogations auxquelles ce livre s'attache à répondre à travers des réalisations contemporaines et une manière de bâtir la ville et la campagne qui renoue avec le meilleur de la tradition constructive européenne. Des architectures touchées par les ailes de l'ange de la fantaisie, sensibles au souffle de la terre, qui embrassent amoureusement l'histoire, respirent la mémoire qui est source de nostalgie et de plaisir, sont légères à l'environnement, ne participent pas au déséquilibre du monde et résistent aux avancées conquérantes de la science, de la technique et de la mondialisation. De Bordeaux à Moscou, de Madrid à Bologne, d'Oslo à Bruxelles, de la terre ferme aux îles, des capitales aux hameaux... usant d'illustrations de l'aphorisme de Federico Fellini : Soyez régional et vous serez universel.
Résumé : La pose de la dernière pierre du pont Alexandre III en 1896 amorce un âge d'or architectural dont l'Exposition universelle de 1900 reste le symbole avec ses 50 millions de visiteurs, les Grand et Petit Palais, les gares de Lyon et d'Orsay et le métropolitain avec ses entrées souterraines dessinées par Guimard et ses sections aériennes par Formigé. La capitale renouvelle ses équipements, construit des écoles, des hôpitaux, des garages pour automobiles, des hôtels pour voyageurs, des sous-stations électriques... Le souffle sportif impulsé par de Pierre Coubertin fait naître des stades, des piscines, des gymnases. Avec les grands magasins de nouveautés s'achève la mue commerciale entamée 70 ans plus tôt avec les passages couverts. Le mouvement mutualiste se libère des contraintes qu'avait dressées la peur de la classe ouvrière, et engendre la construction de somptueuses chambres syndicales, de bourses du travail, de maisons du peuple. Les lotissements se multiplient et l'ascenseur modifie la manière d'habiter. Les populaires bouillons Chartier déploient leurs arabesques Art Nouveau. Le métal, la céramique, le grès flammé ou émaillé font vibrer une dernière fois les façades avant le fatidique mois d'août 1914.
Résumé : Louxor ! Magie d'un mot qui évoque l'Egypte, l'ancienne Thèbes, la vallée des rois. Nom d'un rare cinéma de style égyptisant. Edifié en 1920 à Paris, au coeur de Barbès à côté d'un autre monument, le métro aérien. Orientalisme et machinisme. Après la Grande guerre, les films muets d'aventures, d'amour et surtout burlesques attirent les foules. Age d'or pour le septième art, il désigne depuis 1911 le cinéma, qui se construit des temples et revisite librement ceux de l'Egypte, y ajoutant des accents Art déco, le style à la mode. Les années passent, le parlant, la guerre, les Trente Glorieuses, la fréquentation des salles faiblit, le Louxor survit en accueillant les noctambules, frôle la destruction et ressuscite en 2013, paré de la beauté et des attributs de sa jeunesse tout en se dotant de nouvelles salles, d'un bar panoramique. Voici l'histoire d'un lieu parisien mythique dont les péripéties sont retracées par les acteurs mêmes de sa renaissance, l'association Les Amis du Louxor et l'architecte Philippe Pumain, mandataire de l'équipe chargée de la rénovation.
Résumé : Raymonde Thys fut, en 1930, parmi les premières élèves de l'Institut supérieur des arts décoratifs (La Cambre) dirigé par Henry van de Velde à Bruxelles. Dans l'atelier d'illustration du livre et de publicité, elle s'initie aux différents modes de gravures et à la composition typographique et fonde dès 1934, avec trois autres élèves, une maison d'édition d'arts graphiques, Les Quatre. Son travail, d'abord dans la ligne des grands graveurs belges, Masereel, Cantré, Minne, s'imprègne progressivement de surréalisme, puis sa rencontre en 1935 avec le peintre expressionniste hollandais Arie van de Giessen et les atrocités de la guerre infléchissent son art vers des tonalités sombres et mélancoliques. Au fil des ans sa facture devient lyrique, elle se tourne vers la nature et traduit dans de grandes aquarelles sa fascination pour la lumière et ses fluctuations.
L'Exposition universelle et internationale de Bruxelles en 1958, l'Expo 58, ouvre ses portes en pleine guerre froide. Dans leur pavillon, les Soviétiques exposent une réplique du Spoutnik, premier satellite artificiel lancé en 1957, leurs voisins Américains organisent des squares dance et des dégustations de sodas et d"ice cream. Le pavillon français, un des plus audacieux avec celui de la firme Philips dessiné par Le Corbusier, présente la citrôen DS 19. Décidée en 1951 dans la foulée du plan Marshall et la première après la guerre, cette exposition a trouvé son symbole dans l'Atomium et ses sphères scintillantes. Elle ouvre l'ère de l'énergie atomique mais aussi celle du plastique. L'architecture prend des couleurs et s'émancipe de la pesanteur dans des structures tendues, des toitures en forme de voiles ou des portiques en aluminium. L'Expo 58 a reçu la visite de quarante-deux millions de personnes. Ce livre fait revivre ce rare moment d'optimisme qui scelle la fin des années d'après-guerre et le passage à la société de consommation."