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Anatomiquement vôtre / Art contemporain et connaissance de soi
Cuir Raphaël
SCALA
20,00 €
Épuisé
EAN :9782359881837
A la Renaissance, l'être humain a ouvert le corps pour accéder à une connaissance de soi philosophique et eschatologique, anatomique et érotique, servie par l'art et des modalités de représentation qui trouvent des prolongements dans la création contemporaine. Selon les artistes et les oeuvres, cette ouverture du corps peut être réelle, symbolique ou fictive et correspond à différentes explorations : recherche de l'identité corporelle, recherche de l'identité sexuelle ou du genre, voyage dans l'obscurité de l'intérieur du corps, confrontation à la question de la mort et de sa représentation, enfin invention de soi et transformation du corps. Dans ce livre, Raphaël Cuir montre comment ce questionnement de la connaissance de soi, entamé à la Renaissance, réapparaît aujourd'hui dans l'oeuvre de nombreux artistes, à l'âge du clonage, de la robotisation et du transhumanisme.
Cuir Raphaël ; Hersant Yves ; Didi-Huberman George
Ce livre est le premier à se concentrer sur un paradoxe des images anatomiques de la Renaissance au XVIIIe siècle : la mise en scène de squelettes et d'écorchés animés, bien que leur état suppose qu'ils ne soient plus en mesure de l'être. Cette approche met en lumière la profonde cohérence entre théorie de l'art et théorie de l'anatomie à la Renaissance, qui se développent dans le même cadre de pensée la rhétorique humaniste et sont déterminées par un concept philosophique dominant le finalisme. Au finalisme scientifique correspond un finalisme esthétique et tous deux se complètent dans la conception des images anatomiques où ils se mêlent à un finalisme symbolique, d'ordre moral, eschatologique ou érotique. La mise en évidence d'une anatomie finaliste permet de distinguer l'émergence, à la fin du XVIIe siècle, d'une anatomie cartésienne. Elle renonce progressivement à la rhétorique finaliste de l'anatomie, elle fait abstraction de la vie et évacue progressivement toute connotation symbolique de l'image. Elle consacre ainsi la conception du corps comme objet de connaissance, déjà présente dans l'anatomie finaliste où, cependant, même disséqué, le corps ne cessait d'avoir une âme, d'être.
Situé au coeur de la ville de Namur, au confluent de la Sambre et de la Meuse, le Delta est un lieu de vie où la culture se veut accessible à tous. Rénové en 2019, le bâtiment est paré de verre et de bois, mêlant matériaux d'origine et contemporains. Le jardin-terrasse donne à voir un panorama exceptionnel renforçant la position unique du site. Le Tambour, élément phare de l'extension, s'impose sur l'esplanade. Rayonnant sur son territoire provincial, le Delta est un espace ouvert à l'ensemble des disciplines artistiques et des nouvelles technologies. Il propose une programmation de qualité, encourage l'émergence et aide à la diffusion des artistes. Découvertes, rencontres, plaisir vous attendent au Delta. Venez les découvrir !
Chacun de nous est mû par la pulsion de danse : il ne devrait pas y avoir de chorégraphe. N'importe quel créateur pourrait laisser libre cours à sa sensibilité à la danse et l'insérer au sein d'oeuvres qui n'auraient pas besoin d'autres désignations que théâtre, comédie musicale, opéra ou autre. En somme, le chorégraphe ne devrait pas exister quand la réalité du monde du spectacle témoigne que si ! Donc, il doit y avoir quelque chose de spécifique dans ce créateur et qui n'appartient qu'à lui. La logique est imparable, la réalité plus fugace ! Et celle de cette oeuvre particulière qu'il - compose encore plus...
Quelle que soit la technique, le danseur s'impose. Il est superbe, subjuguant. On en a le souffle coupé. Il fait oublier le réel à force d'y être incontournable. Pourtant, définir sa nature représente un objectif très conséquent. Car la figure du danseur toujours s'échappe. La question n'est pas de technique ou de savoir, mais de nature : si tout le monde danse, tout le monde n'est pas danseur et si le problème s'épaissit, le danseur non, c'est la norme ! Car une instance est censée conformer les corps, les assujettir à la norme du danseur : le cours de danse. Mais cette "fabrique" du danseur elle-même s'avère complexe.
Le mot de réparation est un mot valise, un mot écran à la compréhension duquel le langage même fait obstacle, par le poids de ses usages et de ses champs d'application consacrés. Cet essai tente simplement de libérer ce mot du carcan dans lequel la technique, d'un côté, et la religion, de l'autre (sans parler du droit, de la chirurgie, etc.) le tenaient prisonnier et se demande si l'art et l'esthétique pourraient, dans ce passage étroit, trouver leur place. Les chapitres qui suivent composent une histoire et une géographie de cet improbable art de la réparation, sans prétendre dégager une vision d'ensemble, et encore moins une théorie : de Francis Ponge à l'art japonais du kintsugi,de Venise à la Maison Hermès, de Kader Attia à Georges Perec, de Shigeru Ban à la tradition de la kabbale...
Présentation de l'éditeur Pierre Soulages, qui continue avec une extraordinaire vigueur une oeuvre débutée en 1946, est un des artistes majeurs apparus dans l'après-guerre. Son oeuvre a très tôt été reconnue internationalement parmi les plus importantes de la seconde moitié du XXe siècle et ses développements récents la situent toujours au tout premier plan en ce début du XXIe siècle. En 2009, le Centre Pompidou lui a consacré une rétrospective qui a rencontré un extraordinaire succès auprès du public. Le 31 mai 2014, après des travaux de construction qui ont duré près de quatre ans, le musée Soulages a ouvert ses portes à Rodez, ville natale de l'artiste. Dessiné et conçu par les architectes catalans Rafael Aranda, Carme Pigem et Ramon Vilalta, unis sous le nom de RCRarquitectes, le musée accueille les oeuvres de la donation Pierre et Colette Soulages, ainsi que des expositions temporaires. Un ensemble extraordinaire d'oeuvres, pour la plupart inédites, est rassemblé dans cet ouvrage conçu et écrit par Pierre Encrevé, spécialiste et auteur du catalogue raisonné de l'artiste. L'ouvrage est préfacé par Benoît Decron, directeur du musée Soulages.
En 2018, Abdel Abdessemed a présenté une exposition évènement à Arles : "Au-delà du principe de plaisir". Cet ouvrage fait office de catalogue rétrospectif de l'exposition qui était constituée de photographies et de sculptures où l'artiste se met en scène pour retranscrire l'expression des tensions et leur traduction la plus commune comme point de départ à toute forme de création. La plupart des photographies ont été réalisées dans la rue qui longe son studio à Paris. Il a réellement amené un lion dans la rue, il a effectivement mis le feu à ses habits, les squelettes existent et on pourrait les rencontrer dans son atelier... A chaque fois, il s'agit d'une situation réelle et précise, provoquée, choisie pour son caractère symbolique et émotionnel.
Ce livre est habité par la rencontre de et avec Soulages. Ses rencontres ont marqué à jamais sa vision de l'art : d'abord avec l'archéologie et l'art pariétal, ensuite avec Conques et l'art roman, enfin avec l'abstraction pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses grandes rencontres des années 1950-1960, avec Picabia, Hartung, Atlan, Senghor, puis autour de Conques avec Georges Duby et Jacques Le Goff, sont aussi des moments phares de son oeuvre, comme l'est sa rencontre avec le Japon. Michaël de Saint-Cheron et Matthieu Séguéla tracent ici un triangle d'or entre l'art de Soulages, l'Afrique noire et le pays du Soleil levant. Ce livre analyse l'outrenoir à travers une double approche novatrice confrontée à l'histoire du xxe siècle et au dialogue des cultures et des arts.
Véritables artistes, ces hommes et ces femmes ont fait du tricot leur média privilégié pour partager leur fantaisie, leur poésie et leurs rêves. Tricot à très grande échelle, installations poétiques, reproduction d'aliments et d'objets du quotidien tricotés sont quelques unes des pistes choisies. La trentaine d'artistes sélectionnée dans cet ouvrage a en commun l'amour de la laine et une immense originalité. Parcours artistiques, belles réussites et techniques favorites sont ainsi au menu de ces portraits de créateurs fous de tricot et de crochet ! Charlotte Vannier est créatrice d'objets et styliste photo pour la presse et l'édition. Après des études à l'ESAG, elle devient graphiste indépendante puis s'oriente vers la création d'objets poétiques et anticonformistes. Elle est auteure de livres de loisirs créatifs pour adultes et enfants. Aux éditions Pyramyd, elle a coécrit Le livre à taguer et New York à taguer.