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Durkheim. Modernité d'un classique
Cuin Charles-Henry
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705681227
La sociologie durkheimienne vaut sans doute infiniment plus et mieux que sa vulgate. Le " positivisme " dont on la taxe n'y joue le plus souvent que le rôle d'un précieux garde-fou contre bien des dérives scientifiques, et le " holisme " dont on l'accuse est toujours conjugué avec un individualisme qui, à y bien regarder, s'avère décisif dans les processus explicatifs. A rebours de certaines idées reçues, les textes réunis dans cet ouvrage présentent Durkheim comme un auteur à la pensée et à la démarche aussi complexes que mouvantes, un praticien responsable d'une démarche " compréhensive " qu'il a toujours considérée comme indissociable de l'explication causale, ou encore un théoricien convaincu de la " déconstruction " dont se gargarisent certains de nos contemporains. Mais on y reconnaîtra aussi, en décalage sensible avec certaines des orientations les moins bien inspirées de la sociologie contemporaine, un théoricien de l'action privilégiant l'étude des conduites des acteurs sur celle de leurs discours, toujours suspects de rationalisation, un analyste soucieux de lier étroitement les concepts et les faits, de subsumer les explications dans des systèmes théoriques plus larges, et encore un savant continuellement obsédé par la question de l'administration de la preuve. Ainsi, l'oeuvre durkheimienne nous apparaît tout à la fois plus différenciée, plus moderne et, surtout, plus féconde qu'ont tenté de le faire accroire de trop rapides proclamations de son épuisement théorique et méthodologique. Tout y témoigne d'une profonde clairvoyance des questions préjudicielles, des alternatives essentielles, des dilemmes constitutifs de l'entreprise sociologique. Elle n'en finit décidément pas de nous aider, par son pouvoir propre de stimulation et de suggestion, à accomplir notre incessant labeur de réfutations et de conjectures. C'est là, sans doute, sa véritable modernité.
Résumé : Il y a un siècle, Durkheim publiait Les règles de la méthode sociologique, l'un des ouvrages fondateur de cette discipline. Ainsi qu'en ont témoigné les communications prononcées lors d'un colloque international tenu en mai 1995 à Bordeaux, et en partie reproduites ici, les propos de l'ouvrage de 1895 n'ont pas cessé de stimuler la réflexion des sociologues contemporains, leur permettant d'aiguiser leur argumentation, et de spécifier leurs concepts. On verra en effet qu'ils recèlent de puissantes compétences théoriques et méthodologiques propres à réduire bien des appories apparentes et d'ouvrir bien des clôtures dogmatiques - tant l'?uvre de Durkheim lui-même que dans la démarche sociologique générale.
Résumé : La Recherche. " Cette histoire de la sociologie correspond bien aux objectifs de la collection "Repères" : présenter, sous forme condensée mais accessible à tous, une information fiable sur un thème donné. Campus. " Deux petits volumes débordants d'informations (bibliographies, chronologies...) retracent les flux et les reflux de l'institutionnalisation et du développement de la discipline dans le monde. Cet historique d'une discipline à l'unité problématique, non limité à une galerie des grandes oeuvres de quelques grands auteurs n'avait pas d'équivalent et devrait constituer un précieux instrument de travail. " L'année sociologique. " Incontestablement réussi, intéressant et pratique. "
L'empire des croyances est coextensif à l'objet même de la sociologie. Les individus déterminent leurs conduites en fonction de représentations et donc de croyances relatives, d'une part, à leurs objectifs et, d'autre part, aux situations dans lesquelles ils se trouvent. Le principal intérêt d'une analyse des croyances est la compréhension et l'explication des conduites et des relations entre croyances et conduites. Sa principale difficulté est constituée par le caractère polysémique de la notion de croyance. Il s'agit ici d'éclairer les processus généraux qui conduisent les individus à produire des croyances et à y adhérer. C'est donc le croire plus que le cru qui constitue l'objet de cet ouvrage.
Comment expliquer le succès actuel du christianisme parmi les populations urbaines et éduquées de la République populaire de Chine ? "Occidentalisation", "phénomène de mode", "soif de religiosité"... aucune des raisons spontanément invoquées ne suffit à élucider ce mystère, d'autant que le christianisme reste marqué du sceau de l'étrangeté dans une Chine largement sécularisée. Pour y parvenir, il faut éclairer à la fois les facteurs historiques et culturels créant la possibilité du christianisme en Chine et les facteurs individuels transformant cette possibilité en devenirs concrets. Il s'agit donc de réaliser une véritable sociologie des conversions, en ne négligeant pas ce que celles-ci possèdent de proprement religieux. L'analyse des parcours, des discours et des pratiques de convertis chinois dans diverses Eglises de Shanghai (et Bordeaux] exposés dans cet ouvrage montrera notamment que c'est d'abord la perception d'une continuité culturelle qui facilite l'entreprise d'une initiation religieuse. L'expérience vécue au cours de celle-ci permet ensuite l'acquisition des croyances qui font de l'individu un converti. En devenant croyants, les convertis achèvent un mouvement de subjectivation dans le cadre d'une organisation et d'une communauté religieuses. Ce faisant, ils réinventent leur tradition et façonnent ensuite les multiples visages de leurs "familles religieuses" [Eglises-maisons indépendantes, "souterraines", Eglises protestantes officiellement reconnues, Eglise locale et Eglise mormone, pour les principales étudiées). Au-delà du phénomène analysé, cet ouvrage permet de nourrir les réflexions contemporaines relatives au regain de vitalité d'entreprises religieuses fondées sur des croyances non objectivables et réputées en rupture avec la tradition, à l'âge de l'objectivité, de l'individualisme et de la mondialisation.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.