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Cugnet sera mon architecte. Ascension sociale et mutation professionnelle d'une dynastie de maître
Rochat Loïc ; Bissegger Paul
ALPHIL
36,00 €
Épuisé
EAN :9782940489077
Les Cugnet? Quatre générations et cinq bâtisseurs en campagne vaudoise, une dynastie dont les membres se sont progressivement élevés du rang de charpentier à celui d'architecte, entre les XVIIIe et XIXe siècles. Durant plus de cent cinquante années, ils ont participé à la construction de tout ou partie de nombreux édifices : églises, maisons de communes, écoles, mais aussi bâtiments privés, agricoles et commerciaux de la Côte à la Broye, en passant par le Pied du Jura et Lausanne. Entrepreneurs de modeste envergure, ils incarnent néanmoins d'authentiques témoins de la réalité évolutive du domaine de la construction sur la longue durée. Ce livre, première étude fondamentale sur une dynastie d'architectes, apporte un éclairage inédit sur l'activité de plusieurs générations de bâtisseurs. En renouvelant les méthodes d'approche en matière d'histoire des professions et d'histoire de l'architecture, il décrit les carrières diversifiées et les chantiers aussi bien modestes que prestigieux de Louis Cugnet I (1729-1801), Louis Cugnet II (1765-1835), Louis Cugnet III (1798-1854), Alfred Cugnet (1830-1874), et Louis Cugnet IV (1838-1888). En retraçant l'oeuvre et la trajectoire professionnelle de cinq architectes, l'auteur met en perspective un véritable cas d'école explicitant, en partie, les enjeux du domaine de la construction et du métier d'architecte sur deux siècles.
- Lorsqu?il regarde un mobile s?agitant au-dessus de son berceau, sa mère qui s?approche ou ses petits doigts de pied qui gigotent, qu?est-ce qu?un bébé découvre? - Que ressent-il et que comprend-il à ce qui se passe autour de lui et au sein de son corps? Que perçoit-il et que sait-il des objets qui l?entourent? À quel moment commence-t-il à considérer les autres comme des personnes dotées de sentiments et d?intentions?- S?appuyant sur les recherches les plus récentes dans le domaine des compétences du bébé, Philippe Rochat nous entraîne dans un passionnant voyage au sein du monde intérieur des tout petits.- Introduction limpide et émouvante à l?un des champs les plus en pointe de la psychologie scientifique, cet ouvrage offre aussi des perspectives critiques importantes sur des questions aussi controversées aujourd?hui que l?imitation juste après la naissance ou surtout l?apparition de la conscience de soi.
Dans l'histoire artistique de Suisse romande, l'aura de l'Histoire du soldat est exceptionnelle: les circonstances de sa création, à laquelle ont concouru des figures majeures, ont fait l'objet de commentaires et d'anecdotes multiples; la fortune internationale de l'?uvre, dont la circulation reste intense depuis un demi-siècle, a achevé de lui conférer un statut de production hors norme. De traduction en adaptation, de lecture en reprise, l'Histoire n'a-t-elle pas, dès lors, rejoint depuis longtemps ces classiques auxquels on se réfère volontiers, mais dont le moindre détail a été livré au public?Philippe Girard et Alain Rochat démentent par leur ouvrage cette idée reçue. Grâce à la découverte de plusieurs sources inédites, en particulier des versions antérieures du texte, minutieusement analysées et mises en perspective, ils lèvent le voile sur des aspects jusque-là inconnus d'une aventure musicale et littéraire dont ils mettent également en évidence les implications -et les complications- matérielles. Le parcours systématique qu'ils proposent, jalonné d'un grand nombre de documents reproduits pour la première fois, a de quoi modifier en profondeur la perception d'un moment clé de notre patrimoine culturel. En combinant la chronique, le commentaire et l'image, leur livre donne ainsi agréablement accès à une Histoire du soldat que l'on ne pourra désormais plus lire et écouter comme avant.
J'ai dix-huit ans passé, je n'ai aucun métier dans les mains, c'est vraiment triste." Voici comment Gérard, placé dans diverses familles et foyers d'accueil, résume sa situation professionnelle. Tout comme lui, de nombreux enfants et adolescents-es placés durant les années 1950 à 1980 peinent à acquérir des ressources pour leur entrée dans la vie adulte. Pourtant, à cette même époque, commence une transition économique et sociale permettant la démocratisation des études et l'explosion de la culture et de la sociabilité de la jeunesse. La modernisation et les progrès apparents ne touchent cependant pas toutes les catégories de population de la même manière. Les jeunes placés sont particulièrement prétérités et peuvent être considérés comme les oubliés des Trente Glorieuses : ils restent en marge de ces évolutions et sont confrontés à une réalité bien différente de celle de la majorité lorsqu'il s'agit d'effectuer une formation et de nouer des relations durables. A partir de dossiers individuels, cet ouvrage met en évidence les difficultés rencontrées par les jeunes placés pour acquérir du capital humain et du capital social. Comment les autorités justifient-elles les placements et comment ces mesures sont-elles concrétisées ? De quelles opportunités de formation les jeunes placés disposent-ils ? Quelles relations sociales peuvent-ils développer pendant la durée de l'intervention ?
Sur les hauteurs de la Riviera vaudoise se dresse le Palace de Caux, siège d'un mouvement international répondant au nom mystérieux de " Réarmement moral " s'apprêtant à fêter ses huit décennies d'existence. Des élites de tous bords y convergèrent en masse dès 1946 pour assister à ses conférences annuelles. Qui formait la nébuleuse de ce cercle porté par un réseau de bénévoles consacrant leur vie à " changer le monde " ? Comment qualifier ce qui ne fut ni un nouveau mouvement religieux, ni une organisation politique ? Quelles furent ses activités et comment expliquer sa pérennisation ? Brassant des millions durant un âge d'or encore mythifié, le RAM est resté dans les mémoires pour son anticommunisme. A partir d'archives inédites croisées avec des entretiens de sympathisant·e·s, cet ouvrage analyse ses mécanismes de pérennisation comme les expressions de la pensée d'un mouvement devenu aujourd'hui l'ONG Initiatives of Change. Une première partie du livre dissèque les influences qui traversent l'idéologie de Troisième voie (méthodisme, personnalisme, libéralisme économique et conservatisme moral) et les procédés systématiques du mouvement. Les formes et les stratégies discursives de la propagande qu'il met en place après la mort de son fondateur sont l'objet de la seconde partie. Le RAM adapte son agenda à celui du reste de la société : face à l'activisme des milieux progressistes des années 1960, il élabore une " contre contre-culture " destinée à la jeunesse ainsi que des écrits antiféministes. La chute du Mur lui donne un nouveau souffle, avec des missions en ex-URSS et la promotion d'une justice restauratrice.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
S'appuyant sur un rappel de ses racines italiennes, la présente série d'entretiens commence par évoquer en détail les premières années de cet enfant du Val-de-Travers, entre fratrie nombreuse, parents mal appariés et aïeux profondément aimants. On évoque ensuite ses séjours à Genève et à Engelberg (OW), passages obligés vers le Grand séminaire. C'est de cette abbaye bénédictine que le choc d'une lecture le ramène à Neuchâtel, pour y achever ses études gymnasiales et universitaires. A côté de quelques mentions discrètes sur sa vie de couple et de famille, on le suit, à compter du milieu des années 1960, dans sa carrière d'enseignant, d'abord, puis de conservateur au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, qu'il codirigera de main de maître pendant près de trois décennies. Le fait de renvoyer en sous-titre à la forme des " carnets de route " relève à la vérité d'une aimable provocation : c'est en effet un des petits secrets du personnage que d'avoir été marqué, durant la première moitié de sa vie d'adulte, par une réelle phobie des voyages ou, comme il aime à le dire, des " déplacements latéraux "! Au final, ce petit clin d'oeil ne fait donc que souligner mieux encore la persistante fidélité de Jean-Pierre Jelmini à l'axe de la verticalité. Celui-là même qui l'aspira d'abord vers le Ciel avant de le plonger dans le fécond gisement des siècles passés, qu'il ne cessa d'exploiter pour le plaisir et l'édification des Neuchâtelois curieux de leur propre histoire.Entretien avec Julien Knoepfler.