Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La chasse de la sagesse
Cues Nicolas de ; Pasqua Hervé
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130621140
Nicolas de Cues compose le De venatione sapientiae en 1462, peu de temps avant sa mort. Cette oeuvre constitue, en quelque sorte, son testament philosophique. La lecture de la Vie des philosophes de Diogène Laërce lui offre l?occasion de faire un bilan personnel. En vérité, plus qu?un bilan, le De venatione sapientiae se révèle être un approfondissement de la pensée cusaine sans cesse en mouvement. Celle-ci s?enrichit à la lumière d?un nouveau concept : le posse fieri, le "pouvoir être fait". Déjà présente dans le De docta ignorantia depuis le Possest, la notion de puissance et sa priorité sur l?acte prend de plus en plus d?importance, elle deviendra le posse ipsum dans la dernière oeuvre du Cusain, le De apice theoriae. L?image de la chasse va lui permettre d?illustrer ce que fut, ce que continue d?être, la recherche de toute sa vie : la poursuite de la sagesse. Cette métaphore, d?autres parmi les plus grands y ont recouru avant le Cusain, mais ce dernier lui donne un sens nouveau, fruit de sa méditation. Le chasseur doit connaître les terres où il chasse, Nicolas les connaît bien pour les avoir parcourues sa vie durant, aussi peut-il les passer en revue. Il leur donne le nom de champs et en dénombre dix : la "docte ignorance" ; le "possest" ; le "non-autre" ; la "lumière" ; la "louange" ; l?"unité" ; l?"égalité" ; le "bien" ; la "limite" ; l?"ordre". La chasse de la sagesse se révèle être finalement la recherche de Dieu, ainsi que Nicolas l?avait formulée dans son De quaerendo Deum. En vérité, il s?agit moins de différentes parties de chasse dans différentes terres, que de différentes perspectives d?une même quête, qui est la quête de la Sagesse divine.
Résumé : Écrit en 1453 par l'auteur de La Docte Ignorance, Le Tableau ou la vision de Dieu est un texte unique en son genre, dont est proposée ici une traduction devenue introuvable. Le penseur de la coïncidence des contraires pose la question du rapport entrevoir et être vu : tout le propos s'organise à partir d'un tableau, un autoportrait de Rogier Van der Weyden, qui suit du regard celui qui l'observe. Ainsi se développe la mise en scène d'un regard qui voit tout, chaque personne en particulier et toutes les personnes à la fois. Ce texte est aussi l'histoire d'un rapt, d'un ravissement, d'une conversion au Verbe divin. Du "parler" au "voir", du "voir" au "croire", une étonnante articulation éclaire notre compréhension du langage et de l'imagé.
Cues Nicolas de ; Caye Pierre ; Larre David ; Magn
Résumé : Achevée en 1440, La Docte Ignorance du cardinal Nicolas de Cues fait partie de ces livres qui ont profondément modifié le destin de la philosophie. Tirant les leçons à la fois de l'illimitation du monde et de l'éclatement de la chrétienté, il propose une singulière méthode de connaissance qui, par tout un jeu de coïncidences des opposés, de conjectures et d'approximations, défie les savoirs traditionnels et leurs certitudes démonstratives pour mieux penser l'infini et conjurer le scepticisme auquel il peut conduire. Conjuguant théologie, physique, métaphysique et mathématiques, l'ouvrage réussit à concilier la dignité de l'homme et l'univers infini de la nouvelle cosmologie. A partir de la tradition néoplatonicienne et de l'école mystique rhénane dont il s'est nourri, Nicolas de Cues, qui inspira des penseurs aussi différents que Giordano Bruno, Pascal et Leibniz, prend ainsi définitivement congé des vieilles métaphysiques de la création pour jeter les fondements de la modernité.
L "« Idiot » est le personnage central de l'ensemble de ces dialogues qui rassemblent deux livres sur la sagesse, un troisième sur l'esprit et le quatrième sur l'usage de la balance comme instrument de mesure universelle. Étymologiquement, le mot signifie « l'homme simple » et « ignorant », au sens où il n'est initié à aucun savoir. Il se reconnaît et se dénomme comme tel, non sans humour et une pointe de provocation badine, mais qui veut incarner avant tout l'ironie socratique. L'Idiot n'est pas un savant, c'est un petit artisan qui fabrique des ustensiles d'usage courant: des cuillers en bois. Sa science, dit-il, ne se trouve pas dans les livres écrits par les hommes, mais dans le livre de la nature. Porte-parole de Nicolas, il personnifie la docte ignorance, qui n'est pas un scepticisme mais une nouvelle forme de savoir, un gai savoir pourrions-nous dire, fondé non sur l'érudition livresque mais sur l'expérience directe, un savoir qui se « savoure » sapientia vient de sapere se plaît-il à souligner et non qui se transmet, un savoir qui produit quelque chose et non un savoir stérile. Ce que l'homme simple proclame sur la place du marché, à Rome, comme jadis Socrate sur l'agora, à Athènes, est qu'il faut distinguer la sagesse, qui est science de ce monde, « science qui enfle », (livres I et II), de la sagesse qui consiste en un savoir intérieur (livre III). Le thème augustinien de la sagesse intérieure, étrangère à celle du monde qui rend orgueilleux, et celui du savoir tiré du grand livre de la nature se superposent sans s exclure. Ce qui les unit est que la science physique est conjecturale et structurellement utile et féconde. Mais, parce qu'elle est conjecturale, elle peut aussi se convertir à la docte ignorance et devenir trésor de sagesse intérieure et mystique sans, toutefois, se soustraire à son engagement scientifique dans le calcul."
Résumé : Le De visione Dei, ou De icona, a été composé entre le 14 septembre et le 23 octobre 1453. Ce traité, l'oeuvre la plus belle du Cusain, est né à l'occasion d'une controverse sur le rapport entre la connaissance et l'amour dans l'union à Dieu, qui portait sur l'interprétation de la théologie mystique du Pseudo-Denys. Né d'un problème précis, il soulève une question essentielle et rendue actuelle par l'oeuvre d'Emmanuel Levinas : quelle est la nature de la relation d'un visage face à un autre ?
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.