Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
TROIS FEMMES BLANCHES
CUEFF ALAIN
GALLIMARD
15,20 €
Épuisé
EAN :9782843350269
La pire chose qui puisse arriver à un paranoïaque, c'est d'avoir raison. Quand un soir, lors d'un dîner, le narrateur a prononcé un mot à la place d'un autre, l'ordre des choses a basculé, les perspectives ont changé. Plus rien n'est, ne sera comme avant. Faut-il se disculper, feindre l'indifférence, ruser ? Peut-on lutter contre les forces occultes de la méprise - et plus encore, du mépris ? Un nouveau siècle commence, et trois femmes vont passer. Trois femmes " blanches ", comme autant de cases sur un échiquier pour une ultime partie où tout semble faussé : " Le réel aurait dû faire l'affaire : c'était mon point de vue. Le réel, en théorie, devait pourvoir assez bien à nos incertitudes. " C'est compter sans la mécanique du soupçon...
Tableau après tableau, Edward Hopper a découvertl'Amérique. Terre déjà conquise et d'apparences familières, cemonde en attente n'avait jamais été vu dans son énigmatiquesimplicité: rivages déserts, promesses oubliées, rêves etsilences continués... Dans ce théâtre équivoque, les acteurscherchent leur rôle sous une lumière impérieuse, leurs ombresperdues dans les décors. Hopper n'a pas fabriqué ces images: illes a pensées et les a peintes. Simples, immédiates, offertesavec l'évidence d'un souvenir personnel, réalistes etsurnaturelles, familières mais lointaines. Les lieux communssont hantés, les évidences aveuglées, les mystères creusés dansles certitudes de la vision. Déjà vu? Oui, mais rien qui yressemble. Tout est question de perspective: il s'agit de la fairevaloir dans sa singularité." Alain Cueff replace Hopper dans lecontexte artistique et littéraire américain pour mieuxcomprendre sa poétique et en finir avec l'image tropfacilement convenue d'un peintre de la solitude et de lamélancolie.
Résumé : Cette histoire de l'art des Etats-Unis est à la fois évidente et tout à fait inédite. Evidente parce que les ciels sont omniprésents dans la peinture de paysage du XIXe comme dans l'abstraction du XXe siècle. Inédite parce que leur importance critique n'a encore jamais été prise en considération. Alain Cueff répare ce singulier oubli en envisageant les ciels sous trois aspects majeurs : enjeux théoriques (par quels moyens restituer unevprofondeur sans surface ? ), théologiques (de quel Dieu sont-ils le séjour ? ) et symboliques (quelle est leur puissance figurative propre ? ). Du premier paysage américain révélé par Thomas Cole à l'ironie du sublime telle qu'elle se manifeste dans les oeuvres d'Ed Ruscha et Jack Goldstein, Ciels d'Amérique 1801-2001 appréhende dans sa continuité un art mal connu de ce côté de l'Atlantique. Si Alfred Stieglitz, Georgia O'Keeffe, Jackson Pollock, Barnett Newman ou Robert Smithson font partie d'un panthéon familier, Winslow Homer, Albert Ryder, Georges Bellows, Marsden Hartley, Thomas Benton ou Walter De Maria sont des figures essentielles pour s'affranchir des préjugés d'une vision étroitement moderniste de l'art des Etats-Unis.
L'éloge d'Andy Warhol (1928.1987) que prononce son ami John Richardson éclaire un fait capital et trop souvent passé sous silence: "La connaissance de sa piété secrète change inévitablement notre perception d'un artiste qui a trompé le monde en faisant croire que ses seules obsessions étaient l'argent, la célébrité, le glamour, et qu'il était flegmatique jusqu'à en devenir insensible. Ne prenez jamais Andy à la lettre. L'observateur insensible était en réalité un ange de la mémoire." Ange de la mémoire et peintre de la vie moderne, dont l'art entretient des rapports plus étroits avec la tradition byzantine qu'avec l'expressionnisme abstrait, plus stimulants avec Baudelaire qu'avec Truman Capote. Sa culture catholique et byzantine, son déracinement, sa fascination pour la culture "camp", son besoin de réussite, son expérience entre la vie et la mort, son humour, sa passion de l'image, lui ont permis d'accomplir ce que presque personne avant ou après lui n'a voulu croiser dans le même tissu. Le noir et la couleur, le positif et le négatif, l'avers et l'envers des surfaces, l'image et l'icône, le double et le simple, l'impermanent et l'éternité, l'illusion du vrai et le pouvoir des apparences, l'ironie et la grâce...
On sait l'extraordinaire foisonnement culturel que connut l'Amérique des années 60 avec, entre autres, la naissance du Pop Art, l'art psychédélique, les happenings, les mouvements underground... Par le jeu de ses innombrables relations et surtout sa stature artistique, Andy Warhol se trouva au centre de ces différents courants. Popism nous propose la vision subjective et amusée, mais toujours fondée sur une analyse aiguë de la réalité, qu'il porte ce moment particulier, important aussi bien pour l'histoire de l'art en général que son propre développement esthétique. Aucun personnage n'échappe aux traits de sa plume acérée, depuis les vedettes du show business et les célébrités mondaines jusqu'aux drag queens des milieux interlopes. Une place privilégiée est bien entendu accordée à la Factory, atelier installé en plein coeur de Manhattan, d'où sortirent quelques-unes des créations les plus originales de l'époque.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.