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Warhol à son image
Cueff Alain
FLAMMARION
23,90 €
Épuisé
EAN :9782081222984
L'éloge d'Andy Warhol (1928.1987) que prononce son ami John Richardson éclaire un fait capital et trop souvent passé sous silence: "La connaissance de sa piété secrète change inévitablement notre perception d'un artiste qui a trompé le monde en faisant croire que ses seules obsessions étaient l'argent, la célébrité, le glamour, et qu'il était flegmatique jusqu'à en devenir insensible. Ne prenez jamais Andy à la lettre. L'observateur insensible était en réalité un ange de la mémoire." Ange de la mémoire et peintre de la vie moderne, dont l'art entretient des rapports plus étroits avec la tradition byzantine qu'avec l'expressionnisme abstrait, plus stimulants avec Baudelaire qu'avec Truman Capote. Sa culture catholique et byzantine, son déracinement, sa fascination pour la culture "camp", son besoin de réussite, son expérience entre la vie et la mort, son humour, sa passion de l'image, lui ont permis d'accomplir ce que presque personne avant ou après lui n'a voulu croiser dans le même tissu. Le noir et la couleur, le positif et le négatif, l'avers et l'envers des surfaces, l'image et l'icône, le double et le simple, l'impermanent et l'éternité, l'illusion du vrai et le pouvoir des apparences, l'ironie et la grâce...
Résumé : Vivant. C'est ce que zôon veut dire. Dans une langue oubliée au milieu de la nôtre, c'est ce que zôon veut encore dire. Vivant : animal. Animal, par opposition aux plantes et, quand il parle, par opposition aux morts. Les morts le prennent pour un fou mais se taisent quand il continue de parler, toujours, vivant ailleurs, plus loin.
Résumé : Cette histoire de l'art des Etats-Unis est à la fois évidente et tout à fait inédite. Evidente parce que les ciels sont omniprésents dans la peinture de paysage du XIXe comme dans l'abstraction du XXe siècle. Inédite parce que leur importance critique n'a encore jamais été prise en considération. Alain Cueff répare ce singulier oubli en envisageant les ciels sous trois aspects majeurs : enjeux théoriques (par quels moyens restituer unevprofondeur sans surface ? ), théologiques (de quel Dieu sont-ils le séjour ? ) et symboliques (quelle est leur puissance figurative propre ? ). Du premier paysage américain révélé par Thomas Cole à l'ironie du sublime telle qu'elle se manifeste dans les oeuvres d'Ed Ruscha et Jack Goldstein, Ciels d'Amérique 1801-2001 appréhende dans sa continuité un art mal connu de ce côté de l'Atlantique. Si Alfred Stieglitz, Georgia O'Keeffe, Jackson Pollock, Barnett Newman ou Robert Smithson font partie d'un panthéon familier, Winslow Homer, Albert Ryder, Georges Bellows, Marsden Hartley, Thomas Benton ou Walter De Maria sont des figures essentielles pour s'affranchir des préjugés d'une vision étroitement moderniste de l'art des Etats-Unis.
Tableau après tableau, Edward Hopper a découvertl'Amérique. Terre déjà conquise et d'apparences familières, cemonde en attente n'avait jamais été vu dans son énigmatiquesimplicité: rivages déserts, promesses oubliées, rêves etsilences continués... Dans ce théâtre équivoque, les acteurscherchent leur rôle sous une lumière impérieuse, leurs ombresperdues dans les décors. Hopper n'a pas fabriqué ces images: illes a pensées et les a peintes. Simples, immédiates, offertesavec l'évidence d'un souvenir personnel, réalistes etsurnaturelles, familières mais lointaines. Les lieux communssont hantés, les évidences aveuglées, les mystères creusés dansles certitudes de la vision. Déjà vu? Oui, mais rien qui yressemble. Tout est question de perspective: il s'agit de la fairevaloir dans sa singularité." Alain Cueff replace Hopper dans lecontexte artistique et littéraire américain pour mieuxcomprendre sa poétique et en finir avec l'image tropfacilement convenue d'un peintre de la solitude et de lamélancolie.