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Fritz the cat
Crumb Robert ; Mercier Jean-Pierre
CORNELIUS
23,50 €
Épuisé
EAN :9782360810529
Robert Crumb ne se consolera jamais d'être né en 1943, trop tard pour rencontrer Charley Patton et Blind Lemon Jefferson. Accompagné depuis par les accents nostalgiques de ces bluesmen oubliés, il regarde les hommes, lobotomisés par la société de consommation et ses médias, transformer la Terre en dépotoir et danser joyeusement au sommet de leur tas d'ordures. Produit typique de la classe moyenne, Crumb est exposé toute son enfance aux illusions et aux frustrations du rêve américain. Un environnement violent alimente très tôt ses inhibitions, et il trouve dans le dessin, sous l'influence décisive de son frère aîné, Charles, un refuge taillé à sa mesure. La découverte simultanée des drogues et de la liberté sexuelle au milieu des années 1960 va servir de déclencheur à une oeuvre dégagée de toutes conventions morales. Le malentendu qui, à cette époque, fera de lui une figure emblématique du mouvement hippie, ainsi que les traumatismes hérités de son enfance, l'amèneront à une forme de désenchantement actif et visionnaire qui alimentera de bout en bout une inspiration aussi variée que pléthorique. Imperméable aux modes, l'oeuvre de Crumb chronique le suicide annoncé d'une humanité qui, quoi qu'elle en dise, n'a guère changé depuis l'Empire romain. Invité malgré lui d'un nouveau banquet de Trimalcion aux dimensions planétaires, ce convive malgracieux expose avec un humour destructeur le mensonge, la bêtise et la laideur de la société moderne.
Comme son titre l'annonce haut et fort, La Crème de Crumb sepropose de réunir en un volume compact la quintessence d'uneoeuvre polymorphe s'étalant sur plus d'un demi-siècle decréation. Ouvrage destiné aux néophytes autant qu'auxamateurs, il recueille les pages emblématiques d'une carrièrefoisonnante et présente au lecteur une grande quantité dedocuments rares ou inédits. On y retrouvera un Crumbtoujours en verve, qui tire à boulet rouge sur ce qui l'horripileet décortique avec sagacité ce qui l'obsède. Et les sujets nemanquent pas: humains, animaux, incarnations de l'auteur etectoplasmes divers défilent pour évoquer le sexe et la religion,le monde moderne et ses mirages, la sacro-sainte famille et seshypocrisies, l'idéal et le mythe des sixties, la musique et lanostalgie qui s'y attache... La Crème de Crumb permet dedécouvrir l'évolution d'un style qui n'a cessé de se réinventerau fil des décennies. Piochant dans les carnets de croquis dejeunesse de l'auteur, suivant l'inspiration grotesque et délirantedes années psychédéliques jusqu'à la métamorphose réalistedes années 1980, le sommaire composé pour cet ouvragecouvre toutes les périodes de l'oeuvre et s'appuie pour unelarge part sur les originaux. Le livre est complété par uneinterview-fleuve inédite en français dans laquelle Crumbrevient sur ses influences, son histoire familiale et sonparcours exceptionnel. Coffre aux trésors, portrait de l'artiste,digest éclairé, La Crème de Crumb est le livre indispensable àtous ceux qui aiment l'auteur de Mister Snoid ou veulent ledécouvrir.
Venez découvrir Citéville, charmante agglomération aux mille activités. Grâce à son réseau de transports qui vous dépose directement en vacances ou grâce à Buy More, son supermarché qui vous permet d'acheter des objets à prix approximatifs, Citéville offre un ensemble d'infrastructures de premier choix. Pour les parents insatisfaits, le Pôle Enfant simplifiera le quotidien en proposant des offres de moutards adaptées à leurs besoins. Quant aux seniors, ils couleront une fin de vie heureuse à proximité des nombreux distributeurs de billets installés au sein de la Maison de retrait. Pendant cinq ans, Jérôme Dubois a construit la Citéville, un espace urbain imaginaire où la violence de notre quotidien est révélée par l'absurde. Autour de neuf lieux emblématiques, et autant de chapitres, se dessinent les contours d'une fourmilière dont la modernité glaçante ressemble à notre futur immédiat. Citéville grince sous la dent, décortiquant par l'hyperbole la barbarie de nos sociétés prétendument civilisées. En miroir de Citéville, Jérôme Dubois a imaginé Citéruine, un univers parallèle dans lequel la métropole est à l'abandon. Cadrages, nombre de pages et de vignettes ne diffèrent pas d'un livre à l'autre. Mais pas un humain n'a survécu à cette transition orchestrée par Cornélius pour Citéville et les Editions Matière pour Citéruine. Les deux espaces-temps se superposent et la lecture simultanée des deux ouvrages procure une expérience temporelle et plastique profondément étrange.
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.
Résumé : La série 56e district (Precinto 56 en VO) est parue en 1964-1965 dans l'hebdomadaire argentin Misterix. Bande dessinée noire mettant en scène le détective Zero Galván, elle se nourrie notamment des romans de Dashiell Hammett et Raymond Chandler, ainsi que du cinéma noir hollywoodien. José Munoz, alors âgé de 22 ans, collabore avec Ray Collins, pseudonyme d'Eugenio Zappietro qui, parallèlement à son activité de scénariste, exerce le métier de commissaire de police. A ce jour, Precinto 56 n'a jamais été traduit et n'a fait l'objet d'aucune publication en volume. On y découvre les débuts d'un jeune dessinateur qui apprend son métier, mais témoigne déjà d'audaces remarquables, préfigurant les bandes dessinées qu'il signera plus tard avec Carlos Sampayo et notamment leur chef d'oeuvre : Alack Sinner.
Résumé : Tous deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et François Krug, à l'origine de l'affaire, s'associent au dessinateur Julien Solé et publient sous forme de bande-dessinée le récit complet de ce feuilleton politique, de ses ramifications à ses derniers rebondissements, dévoilant à travers des scènes inédites l'envers désespérant, amusant parfois, souvent inquiétant d'un scandale qui n'a pas fini d'ébranler la Présidence Macron.
Résumé : "Une digue énorme presque sans bateaux, griffonnée de messages dans toutes les langues, un garçon mystérieux, une femme énigmatique, le tout sur une île lilliputienne couronnée par un phare qui ne marche pas les éléments s'assemblent lentement sous la chaleur...". (A suivre) N° 175 - Août 1992. Miguelanxo Prado compose une pièce majeure de son oeuvre, toujours sur le fil, où la réalité serpente sans cesse entre quotidien et cauchemar.
Pelaez Philippe - Sanchez Casado Javier - Daniel F
Après avoir mis hors d'état de nuire une bande de trafiquants de drogue, Marie-Madeleine Madac-Miremont se voit recrutée par les services de renseignement français pour une opération délicate à Londres. Sans savoir parler un mot d'anglais, la fougueuse Française doit s'infiltrer dans un restaurant géorgien afin de surveiller un gang particulièrement dangereux. Elle sera aidée dans sa mission par un chauffeur de taxi belge azimuté et fan de Death Metal, et rejointe par sa fille Sarah qui devient l'objet d'un odieux chantage... Sur fond de coupe du monde de rugby, ce deuxième tome de la série persiste dans la veine de la comédie contemporaine, menée au rythme de situations cocasses et de jeux de mots désopilants...