Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mode O'Day
Crumb Robert ; Mercier Jean-Pierre ; Bernard Hughe
CORNELIUS
21,50 €
Épuisé
EAN :9782360811519
?Longtemps considérée par les fans de Robert Crumb comme une oeuvre mineure dans sa pléthorique bibliographie, Mode O'Day vaut mieux que sa réputation et mérite largement d'être redécouverte. Avec ce personnage créé au milieu des années 1980 dans les pages du magazine Weirdo - dont il assure la direction éditoriale avec sa femme Aline Kominsky entre 1981 et 1993 - Crumb dresse un portrait au vitriol de l'Amérique de Reagan et de ses chimères, qui n'était que la préfiguration de notre monde actuel, dans lequel les hordes de Donald Trump sont l'aboutissement logique d'un système qui a vu l'homme, prédateur de ses semblables, se transformer en assassin de son propre environnement. Archétype de la femme dopée à la confiance et aux promesses de l'ultra-libéralisme, Mode O'Day est prête à tout pour se faire une place dans le petit monde branché de Los Angeles. Accompagnée de Doggo, un chien désabusé qui a fait de la " lose " une philosophie, et de Porpy, un marsouin condamné à la solitude par sa passion de l'informatique, elle multiplie les tentatives pour accéder à cette célébrité sans laquelle la vie ne vaut pas d'être vécue. Dernier bras d'honneur adressé par Crumb à son pays natal -qu'il quittera peu après pour venir vivre dans une France à ses yeux moins brutale- Mode O'Day conserve toute son acidité et sa virulence. Le volume est complété d'histoires antérieures -dont les très rares strips de Roberta Smith- qui permettent de vérifier que Crumb, contempteur impitoyable de ses semblables, ne s'est jamais trompé sur le destin qui les attendait.
Comme son titre l'annonce haut et fort, La Crème de Crumb sepropose de réunir en un volume compact la quintessence d'uneoeuvre polymorphe s'étalant sur plus d'un demi-siècle decréation. Ouvrage destiné aux néophytes autant qu'auxamateurs, il recueille les pages emblématiques d'une carrièrefoisonnante et présente au lecteur une grande quantité dedocuments rares ou inédits. On y retrouvera un Crumbtoujours en verve, qui tire à boulet rouge sur ce qui l'horripileet décortique avec sagacité ce qui l'obsède. Et les sujets nemanquent pas: humains, animaux, incarnations de l'auteur etectoplasmes divers défilent pour évoquer le sexe et la religion,le monde moderne et ses mirages, la sacro-sainte famille et seshypocrisies, l'idéal et le mythe des sixties, la musique et lanostalgie qui s'y attache... La Crème de Crumb permet dedécouvrir l'évolution d'un style qui n'a cessé de se réinventerau fil des décennies. Piochant dans les carnets de croquis dejeunesse de l'auteur, suivant l'inspiration grotesque et délirantedes années psychédéliques jusqu'à la métamorphose réalistedes années 1980, le sommaire composé pour cet ouvragecouvre toutes les périodes de l'oeuvre et s'appuie pour unelarge part sur les originaux. Le livre est complété par uneinterview-fleuve inédite en français dans laquelle Crumbrevient sur ses influences, son histoire familiale et sonparcours exceptionnel. Coffre aux trésors, portrait de l'artiste,digest éclairé, La Crème de Crumb est le livre indispensable àtous ceux qui aiment l'auteur de Mister Snoid ou veulent ledécouvrir.
Commentaires Sexe, drogue et rock'n'roll : pour beaucoup de gens, voilà à quoi se résume Robert Crumb. Un dessinateur emblématique des années soixante et de la période hippie. Attention, cliché... Crumb, c'est vrai, fut l'une des figures de proue de la bande dessinée "underground" de l'époque. Mais le père de Fritz The Cat, le chat salace, n'a guère goûté ces années-là, dont il fut bien malgré lui l'un des héros. Et le rock n'a jamais été sa passion : lui préfère l'accordéon... Robert Crumb est avant tout un dessinateur infatigable. Un forcené du carnet de croquis, doublé d'un observateur perspicace de ses semblables. Personnalité complexe et torturée, il met en images ses angoisses et fait partager au lecteur ses inépuisables fantasmes. Son oeuvre révèle finalement un portraitiste sans concessions de l'Amérique d'aujourd'hui et, au-delà, de la condition humaine. Sans issue, recueil d'histoires parues entre 1967 et 1992, constitue une excellente introduction à une personnalité majeure de la bande dessinée contemporaine. --Gilbert Jacques
Jamais, depuis Quichotte et Panza, ou Laurel et Hardy, on ne vit un couple de héros aussi mal as-sorti. Fuzz est un nounours, battu et jeté à la poubelle par un sale gamin. Coq d'élevage, plumé et promis à l'abattage, Pluck est en cavale. L'un est aussi craintif et passif que l'autre est arrogant et agressif. Débutée dans une benne à ordures, leur histoire prend la forme d'un roman picaresque, à la façon de L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche ou des Aventures de Huckleberry Finn. Leur route croise celles d'un singe zen, d'une végétarienne folle, de Lardass, roi du sandwich au lard, de la belle Glibbia, directrice d'une équipe d'animaux gladiateurs, ou de Sourpuss, citron mâtiné de mouche, produit d'une expérience scientifique aberrante. Ces créatures improbables arpentent la scène d'un petit théâtre de fête foraine, avec ses décors de carton pâte et sa toile de fond qui représente une Amérique miteuse, envahie par les détritus, un pays à la fois familier et étrange, à qui le trait épuré et le noir et blanc de l'auteur donnent un air d'évidence. Si l'homme y est un loup pour l'homme, et les bêtes à plume, à poil ou en peluche, la violence reste burlesque. Et le lecteur peut rire des mésaventures de Fuzz et Puck, comme il rit de celles des vagabonds de Beckett.
Le Chat fait tellement partie de notre environnement qu'on se sent capable, comme pour ceux de Sempé, de raconter les dessins de Philippe Geluck. Dans ce quatorzième album, on trouve des strips, des dessins individuels, des histoires qui font deux pages et de fausses gravures détournées. On apprendra ce que signe à la pointe de l'épée le Zorro chinois, comment une maman Chat sabote la visite chez l'ophtalmo de son petit fils Chat, l'état d'esprit des animaux quand le Chat les appelle à table au milieu de la plaine, et la vérité sur la manière dont M. Quiès en a été réduit à l'invention de ses fameuses boules. Sans compter les nouvelles craintes que peuvent inspirer Al-Qaeda et les confusions apportées dans la vie quotidienne par un islamisme radical...Les aphorismes et autres questions existentielles du Chat ont toujours la part belle dans l'album. Aucune question de société n'est écartée. (Mathieu Lindon - Libération du 15 novembre 2007 )Toujours est-il qu'on oublie l'ampleur du succès pour retrouver un délice intrinsèque. Plonger dans un album du Chat. Car le Chat a sa marque...Au coeur de l'album, des images en noir et blanc font ressortir par contraste une recherche toujours soignée des couleurs, jouant le plus souvent du camaïeu, dans les beiges, les gris-bleu, mais là encore sans systématisme. La variété dans la taille des images, la longueur des gags, allant de la double page à la vignette unique, tout cela concourt non seulement à éviter une éventuelle monotonie mais à donner au lecteur la sensation de s'immerger dans un monde...Finalement, c'est avec son créateur, élégamment nommé «le type qui me dessine» que le Chat entretient son rapport le plus constant. Ou peut-être avec son lecteur. Le Chat n'est pas nécessairement politiquement correct, trouve que la boxe pour aveugles est un spectacle assez rigolo. Bref, il n'est pas sympathique. Il n'est pas beau. Mais il est parfait. Terriblement corrosif dans un univers faussement rassurant, il a une indépendance à la Desproges, mais qui n'appartient qu'à lui. Créature dérisoire et grande création. (Philippe Delerm - Le Figaro du 24 janvier 2008 )
Résumé : Geluck n'en peut plus de l'intolérance, des violences faites aux femmes, de la dégradation de l'environnement et du politiquement correct. Alors, Geluck pète les plombs. Après un déconcertant Geluck se lâche, un stupéfiant Geluck enfonce le clou, voici le tonitruant dernier volet de la trilogie. L'auteur y est au sommet de son art et nous surprend une fois de plus par ses textes rageurs, tendres ou décalés. Il nous achève avec ses dessins cruels et irrésistiblement drôles.
Ah, la vie d'une licorne n'est pas un long fleuve tranquille ! Nom : Brigitte. Signe distinctif : créature de rêve. Situation : célibataire (un prétendant : Pégase). Métier : organisatrice du GMCM (Grand Meeting des Créatures Mythiques). Ses amis : la Sirène, le Chat botté, le Dragon, la Marraine la fée. Déteste (enfin pas complètement) : les paillettes, les émoticônes, les arcs-en-ciel et surtout le Lama. Adore : se regarder dans son miroir pour savoir qui est la plus belle, papoter avec ses copines, aller voir son psy, faire du shopping, manger des cupcakes, réfléchir au sens de la vie...