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Le Moyen-Age de Venise. Des eaux salées au miracle de pierres
Crouzet-Pavan Elisabeth ; Toubert Pierre
ALBIN MICHEL
35,90 €
Épuisé
EAN :9782226315007
A Venise, le niveau des eaux s'élève inéluctablement, ronge les pilotis qui soutiennent les palais, érode les rives... De pharaoniques travaux sont entrepris pour empêcher que l'eau s'engouffre dans la lagune et inonde toujours plus les rues et les maisons. Cette ville à présent fragile fut pourtant triomphante hier, et ce livre raconte l'histoire de sa construction dans un milieu hostile, sopra le acque salse, sur les eaux salées. Dans les derniers siècles du Moyen Age, quand Venise comptait bien plus d'habitants qu'aujourd'hui, au gré de chantiers innombrables et d'un effort humain et financier considérable, sans cesse de la terre fut charriée et amassée pour conquérir toujours plus d'espace. Grâce à ce travail de création ininterrompue, accompli malgré la menace permanente de l'écosystème, la ville sur l'eau a été bâtie, ornée, pour devenir ce " miracle de pierres ". Mais Venise n'est pas qu'un décor de marbre et de briques. Retracer l'aventure de l'invention de Venise, c'est aussi faire revivre les acteurs de cette histoire collective, restituer une culture urbaine et un imaginaire civique, ou comment les Vénitiens plaçaient leur histoire sous la protection et la providence divines. Cet ouvrage capital est la synthèse la plus aboutie et la plus complète qui existe à l'heure actuelle sur la naissance et le développement de Venise au Moyen Age ; une ville qui, à la Renaissance, deviendra la Sérénissime.
Comment Venise, d'un milieu lagunaire inhospitalier, a-t-elle sorti des eaux les palais qui aujourd'hui encore bordent le Grand Canal ? Comment d'ancienne tête de pont de la reconquête de l'Occident par l'Empire byzantin, s'est-elle érigée en maîtresse des échanges en Méditerranée ? Comment la petite Sérénissime a-t-elle réussi à bâtir une flotte capable de tenir tête au colosse ottoman ? Comment la cité des doges, en conservant son régime républicain à l'époque moderne, a-t-elle tracé une voie originale et parallèle aux évolutions politiques qui, dans le reste de l'Italie et en Europe, imposaient les princes ? Face à ces lieux communs de l'histoire vénitienne, Elisabeth Crouzet-Pavan prend le pari de retracer une trajectoire exceptionnelle tout en refusant un récit providentialiste forgé en premier lieu par les Vénitiens eux-mêmes. Prenant appui sur une bibliographie internationale, une parfaite connaissance des archives et une familiarité nouée de longue date avec la ville, la plus grande spécialiste française de Venise s'attache, pour la première fois, à restituer la longue durée et les nuances de mille cinq cents ans d'histoire.
Résumé : Nous sommes dans l'Italie du XVe siècle. Au rebord d'une fenêtre, un pot de majolique, à décor de feuilles et au beau reflet métallique. Venu de la région de Valence, il abrite une plante ornementale. Sur un bureau, à côté de ciseaux, de lunettes, de plumes, un, deux, trois encriers sont disposés. L'un, importé depuis la Syrie mamelouke à Venise, est de bronze damasquiné, l'autre, de verre plus ou moins précieux, alors que le dernier, en faïence, a été fabriqué en Italie, à Faenza. Sur un lit, des courtepointes, des oreillers empilés ; autour, des courtines ; une débauche de velours, de taffetas, et puis des cordons d'or, des franges et des motifs brodés, du vert, du cramoisi, du pourpre. Accroché à proximité, pour veiller sur les dormeurs, un tableau montrant une Vierge à l'Enfant ; plus loin sur le mur, un miroir. Dans la chambre encore, des coffres, dont les panneaux peints narrent des histoires, et des tapis d'Anatolie ou du Caire. Dans la grande salle, sur la table installée pour un repas d'apparat et sur le dressoir, une profusion inédite de verrerie et de vaisselle. Ces objets sont au coeur de notre enquête, qui veut leur rendre une vie oubliée, en s'interrogeant sur les pratiques qu'ils autorisent, sur les liens qu'ils entretiennent avec ceux qui les façonnent, les achètent, les utilisent, les font circuler. Meubles, tissus, vases et fourchettes racontent une histoire anthropologique de la Renaissance : celle, aussi importante que les triomphes des arts et de l'humanisme, des transformations de la culture matérielle, celle d'une Italie ouverte vers les ailleurs.
Villes vivantes, villes de la Vénétie ou de la Lombardie, de la Toscane ou de l'Ombrie, villes médiévales... Florence et Venise, Bologne et Milan, Rome et Sienne, Pérouse et Trévise, les villes d'Italie animèrent une aventure d'une extraordinaire intensité: l'aventure d'agglomérations en mouvement, lancées à la conquête de leurs campagnes proches ou d'espaces économiques plus lointains, riches d'activités quotidiennes comme de leur implication dans les échanges internationaux. L'histoire de cités actives et peuplées, singulières et dominantes qui se construisirent et s'embellirent dans le bruit et la poussière des chantiers, dans les flux des hommes, des marchandises et des capitaux, dans l'action des élites qui les gouvernaient et le travail de tous ceux qui oeuvraient au dégagement des rues ou à l'édification des premiers palais. Au temps de l'expansion économique et de la croissance démographique, dans les décennies du grand bond en avant de l'Italie, à l'heure ensuite des difficultés, des adaptations et des reconversions, ce furent, pour Venise, Pise, Gênes ou Pistoia, autant de défis à relever, de réponses à imaginer. Des défis synonymes d'approvisionnement en eau, de gestion des nuisances et des risques, de protection des métiers urbains, des réponses qui s'attachaient à la beauté des églises ou à la préservation de la cohésion sociale. De l'âge des communes au temps de la première Renaissance, Élisabeth Crouzet-Pavan analyse ici un fait urbain qui fut exceptionnel dans le paysage de l'Europe occidentale. En portant le regard sur les groupes sociaux et les individus, les espaces ou les monuments, elle dépeint comment, dans les crises et les conflits autant que l'harmonie mais au gré d'une dynamique toujours forte et d'une capacité d'invention, ces villes vécurent, villes réelles, villes rêvées, villes voulues, villes diverses, villes heureuses, villes malheureuses, villes vivantes... Des villes vivantes aussi parce que confrontées à bien des interrogations de la cité d'aujourd'hui... Biographie de l'auteur Elisabeth Crouzet-Pavan est professeur d'histoire du Moyen Age à l'université de Paris-Sorbonne. Spécialiste de l'histoire de l'Italie, ses travaux portent sur les derniers siècles du Moyen Age et la Renaissance.
Une interrogation sur la construction du mythe de la Renaissance au XVème siècle. Les humanistes italiens ont pensé leur époque comme celle de la rupture d'avec le Moyen Age, notamment dans l'univers figuratif et les lettres. Alors même que le terme n'était pas employé, l'Italie avait conscience de renaître de ses cendres et d'ouvrir la voie au renouveau. La remise en cause des paradigmes dominants en Histoire conduit l'auteur à suivre une méthode originale, présentant en huit chapitres et dans le même mouvement le renouvellement culturel et la survivance des structures anciennes pour mieux faire apparaître les paradoxes qui caractérisent cette période. Dans l'espace politique, les diverses élaborations institutionnelles et le discours des "intellectuels" témoignent de la recherche de l'Etat et de l'émergence d'une nouvelle économie. Le rapport de l'homme à soi, qui fonde ce qu'on a qualifié de naissance de l'individualisme, reste problématique. Enfin, les relations au sacré, à la mort et à l'au-delà sont totalement bouleversées par des conceptions imaginaires d'un temps agonisant mais circulaire.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.