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Saynetes monologues
Cros Charles
ATELIER DU GUE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782913589568
Dans le Paris des années 1880, le monologue a une place de choix. Dans les soirées privées comme dans les cafés-concerts, autour du journal Le Chat Noir et de son théâtre d'ombres, artistes, poètes et noctambules le portent à la hauteur d'un art véritable. Coquelin-Cadet, de la Comédie-Française, se fait une spécialité du monologue, "enfant bizarrement conformé, dont le premier bégaiement a été "Le Hareng saur"". Charles Cros est son auteur attitré. Plus d'un siècle plus tard, la modernité de ces textes apparaît avec évidence. Cros, le savant naïf, refait le monde avec des mots. Enchanteur et curieux de tout, poète et inventeur, il applique aux petites choses de la vie les grandes lois de l'univers. Il en sort un comique nouveau, fondé sur une logique irréfutable, sur l'absurdité des codes humains, sur l'engrenage des mots. Plus tard, beaucoup plus tard, viendront Boris Vian, Marcel Aymé, Raymond Queneau, Raymond Devos, Coluche? Le fil qui les relie à Cros est aussi solide que la ficelle ? longue, longue, longue, au bout de laquelle un hareng saur très lentement se balance ? toujours, toujours, toujours?
Un gros volume imprimé à l'ancienne, aux pages non rognées sur un beau papier d'édition vergé de couleur ivoire, regroupe un ensemble d'écrits scientifiques inédits jusqu'à ce jour. Charles Cros, poète, savant accompli, inventeur, découvreur de mille techniques, littérateur reconnu, animateur de clubs littéraires importants, conférencier prolixe… il a été tout cela à la fois. S'il a laissé son nom accolé aux poèmes du Coffret de Santal et du Hareng saur, il fut aussi le premier explorateur de l'accompagnement des sourds muets avec ses recherches sur la dactylologie et l'invention d'une machine portative à reproduire des sons, l'inventeur de la sténographie musicale ainsi que celui de la photographie en couleurs en réalisant les premiers clichés multicolores. Il travailla sur la coupe des arbres et le calcul de leur âge, sur la stratigraphie, la cristallerie, la géomorphologie des roches, le téléphone et le télégraphe, bref il fut un touche-à-tout de génie ! Il donna des dizaines de plis cachetés à l'Académie des Sciences, y établit nombre de brevets… Homme inclassable, esprit protéiforme, toujours en avance sur son temps, sur ses contemporains (dont certains eurent droit plus que lui à une postérité universelle), homme de science incapable de transformer son génie créatif en monnaie sonnante et trébuchante (d'autres y arrivèrent mieux que lui) ! Artiste et scientifique maudit. On trouvera également ici la reproduction des premiers clichés photographiques en couleurs. Inédits à ce jour.
Charles Cros (1842-1888) fait partie de ces êtres qu'il est bien difficile de cataloguer. Ainsi, pouvons-nous dire de lui qu'il est ce scientifique qui sut mettre au point le procédé du phonographe ; mais aussi ce poète qui laissa deux ouvrages majeurs : Le Coffret de santal et Le Collier de griffes ; et encore cet animateur des revues et des cercles artistiques de son temps ; et encore ce personnage de la bohème littéraire de la seconde moitié du XIXe siècle, qui vint accueillir, en compagnie de Paul Verlaine, à la gare de l'Est, un dénommé Rimbaud débarquant de ses Ardennes natales. Mais il est également l'inventeur d'un genre dont l'origine remonte au Moyen Age : le monologue ; son inventeur en ce qu'il recrée de fond en comble ce genre qui ne connut plus dès lors que succès dans les salons et cabarets. Telle est l'ambition du présent cahier : faire découvrir aujourd'hui ces Monologues, cette si singulière théâtralité où l'on se délecte au défilé de personnages, de caractères au sens de La Bruyère, dont le comique relève tout autant de la noirceur que de l'absurdité.
Plus personne ne s'étonne de la photographie en couleurs... Chacun écoute des disques, y compris ceux qui sont primés par l'académie Charles Cros, sans se poser de questions... Qui ne connaît "Le Hareng saur" ?... Qui se doute qu'Edison n'est pas le véritable inventeur du phonographe ?... Qu'importe. Derrière toutes ces merveilles, le même homme, Charles Cros, né à Fabrezan, dans l'Aude, en 1842. On lira dans ce livre une biographie illustrée, une bibliographie et un choix de textes tirés des "Monologues", de ses recueils poétiques et de ses travaux scientifiques.
Je parle dans ce livre de mon bureau, dont les compartiments abritent mon univers en miniature, et à partir duquel j'entreprends le voyage sédentaire qui lui donne son titre ; de ma maison, sa bibliothèque, sa cuisine, son jardin centenaire, menacés par les convulsions de Mexico, cette ville qui, aujourd'hui, est la concentration urbaine la plus importante de la planète ; de mon quartier, son marché, ses passants habituels : le cracheur de feu, le teporocho, qui ont trouvé dans la mort leur modus vivendi ; de ma ville inhabitable et inévitable, quelques-unes de ses rues, quelques-unes de ses antres, sa cathédrale." Gonzalo Celorio
La lecture des Souvenirs entomologiques ne nous procurerait pas autant de bonheur si les propos extra-scientifiques qui y sont rapportés ne relevaient pas de cette hauteur de vue qui caractérise l'ensemble de l'oeuvre de Jean-Henri Fabre. Féru de classiques grecs et latins mais aussi imprégné de romantisme, pour lui il n'y a pas de divorce possible entre science et littérature. Les citations réunies ici témoignent de la jeunesse d'esprit, de l'indépendance de caractère, de la liberté de pensée d'un grand savant.
Résumé : Toute la pensée de Gracchus Babeuf a été orientée vers la réduction des inégalités. Son militantisme lui a valu de passer la moitié de sa vie en prison. En 1797, il est guillotiné pour avoir demandé l'application de la Constitution de 1793 qui donnait plus de pouvoir au peuple et qui instituait l'égalité entre les citoyens. À ceux d'entre nous, - et tout particulièrement aux jeunes - qui refusent le monde tel qu'il est aujourd'hui, sa violence, sa veulerie, mais surtout son injustice, Jean Soublin adresse cinq lettres qui racontent ce qu'a vécu Babeuf et comment il a répondu à ces dilemmes : égalité/bonheur, égalité/propriété, égalité/génétique, et finalement le plus difficile égalité/liberté. En expliquant comment Babeuf a quitté une situation semi-bourgeoise pour défendre ses idées jusqu'à la mort, le livre traite aussi du militantisme, des émotions qui y conduisent, des sacrifices qu'il exige et de la grandeur qu'il confère.
Ce texte est la transcription d'un manuscrit de neuf pages découvert à Paris en 1982. Il s'agit probablement du manuscrit d'une des conférences que Jean-Henri Fabre donnait dans les années 1860. "Il est un besoin devant laquelle la faim et la soif se trouvent comme choses secondaires ; un besoin renaissant et jamais assouvi... C'est le besoin d'air." Aujourd'hui alors que l'humanité possède 36 000 poisons divers et variés, ne serait-il pas judicieux de relire Fabre ?