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Huit saisons
Cronin Justin
MERCURE DE FRAN
23,30 €
Épuisé
EAN :9782715223080
- Mes parents ne sont pas là, explique O'Neil. Ils sont morts il y a longtemps. Je me marie tout à l'heure et c'est peut-être ça qui me préoccupe.- Ça ne m'étonnerait pas, dit Alice. C'est très dur, dans ce genre d'occasions. Ils doivent vous manquer.- Il me reste ma s?ur, en revanche, dit O'Neil. Et Mary, évidemment. J'ai Mary.- Alors vous avez une famille, dit Alice. Une famille, c'est ça, d'après moi: des gens qui veillent sur vous.Et c'est l'histoire d'une famille, sur une génération, qu'on découvre dans Huit saisons, au fil de huit nouvelles qui, en fait, constituent un roman. Chacun de ses membres va son chemin, les études, le travail, le mariage, les enfants...Mais chez Justin Cronin, ce n'est jamais un chemin facile, car chacun a son secret: un amour qui n'ose pas se déclarer, une grave maladie qu'on tente de cacher, un drame vécu autrefois qui revient vous hanter... Sous l'apparente banalité des jours et des destins, sous le tissu protecteur de l'affection et de l'entraide, se dissimulent bien des angoisses et des détresses.
Le grand retour de Justin Cronin, l'auteur de la trilogie phénomène du Passage . Sur l'île de Prospera règne une apparente harmonie : Proctor, " passeur ", guide en silence les retraités vers le ferry qui les mène à la Crèche - terre promise de leur régénération... Seulement le jour où Proctor doit embarquer son propre père, ce dernier tente de lui échapper. Non sans lui chuchoter, in extremis : " Le monde n'est pas le monde. Tu n'es pas... toi. " Hélas, les caméras de l'île n'ont rien perdu de la scène : côté autorités comme côté résistance, on soupçonne Proctor d'avoir percé le secret de Prospera. Derrière le voile de perfection, la réalité se met dès lors à vaciller...
Né en 1962, Justin Cronin a fait ses études à l'université Harvard. Il est l'auteur de plusieurs romans dont Huit saisons (Mercure de France, 2003), couronné par le prix Pen-Hemmingway. Le Passage a été publié chez Robert Laffont en 2011.
Chez nous, il y a les habitués, ceux qui reviennent chaque année à leur saison préférée, le début de l'été, ou encore lors des longues journées sèches d'août... Et voici que s'annonce Harry, un après-midi d'août de l'an de grâce 1994. Atteint d'un cancer du poumon, le célèbre financier Harry Wainwright veut absolument retourner encore une fois dans le modeste club de pêche à la mouche au fin fond de l'Etat du Maine où il a ses habitudes depuis trente ans. Pourquoi? Quand revient l'été nous plonge dans l'histoire tourmentée d'une famille américaine brisée deux fois, par la Seconde Guerre mondiale, puis par celle du Viétnam, à la rencontre d'hommes et de femmes qui nous racontent leurs blessures ? et finalement leur secret.
Cronin Vincent ; Rochat de La Vallée Elisabeth ; F
Extrait Extrait du prologue L'empire scellé L'Asie, comblée des prémices du soleil, participant au rite éternel de la création, à l'origine même de la lumière, et qui, parée des couleurs de l'Orient, surgissait dans sa resplendissante richesse, était tenue par les peuples d'Occident pour la plus parfaite, pour la plus merveilleuse contrée du monde, croyance que la chrétienté renforça encore lorsqu'elle sacra Terre sainte ses rives les plus proches. Au Moyen Age, les cartes géographiques, cette alchimie de légende, de textes classiques et des Écritures, donnaient du monde l'image que l'homme s'en faisait et accordaient de droit à l'Asie la place d'honneur. La charpente de ces cartes qui unissaient l'Orient à l'Afrique du Nord et à l'Europe - le dessin hésitant des côtes asiatiques contrastant avec le ferme tracé des autres continents prouvait un certain savoir - était formée par les quatre fleuves du Paradis que l'on croyait être l'Indus, le Nil, le Tigre et l'Euphrate et dont on expliquait l'éloignement respectif par un cours parfois souterrain. A l'est du Nil se trouvait la Palestine, seule région de l'Asie familière aux chrétiens. Les pèlerins s'y rendaient pour adorer le Saint-Sépulcre et la Croix retrouvée et s'émerveillaient devant les ermites qui, juchés sur des piliers ou retirés dans des grottes, choisissaient pour arriver à la sainteté les modes orientaux les plus extravagants. Au cours des derniers siècles, le bâton du pèlerin avait fait place à la lance du croisé revêtu de la cotte de mailles. On situait au sud-ouest de la mer Noire et de la Caspienne, mais ceci avec moins de certitude, le pays d'où les prêtres de Zoroastre, versés en astrologie, avaient apporté à Bethléem l'or, l'encens et la myrrhe - hommage biblique tant à la sagesse de l'Asie qu'à ses richesses. Plus à l'est se trouvait la Bactriane, conquise par Alexandre et les montagnes dont la cime effleurait le ciel. Au-delà, là où jamais un Européen ne s'était aventuré, s'étendait la lointaine Asie, représentée sur les cartes par des blocs de marbre brut. Là, le géographe se faisait poète et prophète. Il y situait avec précision le commencement et la fin des Temps : le Jardin d'Éden, ceint d'un mur flamboyant et le lieu où le Christ réapparaîtrait et vers lequel les cartes, comme toutes les églises d'Europe, étaient orientées.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.