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Matteo Ricci. Le sage venu de l'Occident
Cronin Vincent ; Rochat de La Vallée Elisabeth ; F
ALBIN MICHEL
17,04 €
Épuisé
EAN :9782226207432
Extrait Extrait du prologue L'empire scellé L'Asie, comblée des prémices du soleil, participant au rite éternel de la création, à l'origine même de la lumière, et qui, parée des couleurs de l'Orient, surgissait dans sa resplendissante richesse, était tenue par les peuples d'Occident pour la plus parfaite, pour la plus merveilleuse contrée du monde, croyance que la chrétienté renforça encore lorsqu'elle sacra Terre sainte ses rives les plus proches. Au Moyen Age, les cartes géographiques, cette alchimie de légende, de textes classiques et des Écritures, donnaient du monde l'image que l'homme s'en faisait et accordaient de droit à l'Asie la place d'honneur. La charpente de ces cartes qui unissaient l'Orient à l'Afrique du Nord et à l'Europe - le dessin hésitant des côtes asiatiques contrastant avec le ferme tracé des autres continents prouvait un certain savoir - était formée par les quatre fleuves du Paradis que l'on croyait être l'Indus, le Nil, le Tigre et l'Euphrate et dont on expliquait l'éloignement respectif par un cours parfois souterrain. A l'est du Nil se trouvait la Palestine, seule région de l'Asie familière aux chrétiens. Les pèlerins s'y rendaient pour adorer le Saint-Sépulcre et la Croix retrouvée et s'émerveillaient devant les ermites qui, juchés sur des piliers ou retirés dans des grottes, choisissaient pour arriver à la sainteté les modes orientaux les plus extravagants. Au cours des derniers siècles, le bâton du pèlerin avait fait place à la lance du croisé revêtu de la cotte de mailles. On situait au sud-ouest de la mer Noire et de la Caspienne, mais ceci avec moins de certitude, le pays d'où les prêtres de Zoroastre, versés en astrologie, avaient apporté à Bethléem l'or, l'encens et la myrrhe - hommage biblique tant à la sagesse de l'Asie qu'à ses richesses. Plus à l'est se trouvait la Bactriane, conquise par Alexandre et les montagnes dont la cime effleurait le ciel. Au-delà, là où jamais un Européen ne s'était aventuré, s'étendait la lointaine Asie, représentée sur les cartes par des blocs de marbre brut. Là, le géographe se faisait poète et prophète. Il y situait avec précision le commencement et la fin des Temps : le Jardin d'Éden, ceint d'un mur flamboyant et le lieu où le Christ réapparaîtrait et vers lequel les cartes, comme toutes les églises d'Europe, étaient orientées.
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Résumé : En 195 aphorismes, les Yoga-Sutras de Patanjali codifient l'enseignement d'une pratique traditionnelle plusieurs fois millénaire. C'est l'esprit même du Yoga qui se trouve ici décrit, résumé en une série de remarques lapidaires et lumineuses. Vrai traité de connaissance de soi, cet ouvrage est l'un des textes majeurs de l'humanité. Son message, transcendant les siècles, se révèle bien plus que moderne : essentiel.
Une réflexion, une méditation sur un des grands livres de la Bible - l'Ecclésiaste, appelé aussi Qohélet. Les premiers mots sont célèbres : "Vanité des vanités, tout est vanité". Elle a fait de l'auteur le modèle du sceptique ou du sage désenchanté, qui à la limite ne croit plus en rien et est proche du nihilisme. Jacques Ellul prend vigoureusement position pour un "croyant sage", ou pour la sagesse d'un homme de foi. De fait, le livre n'est pas d'un seul tenant, mais rempli d'affirmations contradictoires. Il dit et répète que la sagesse est du vent, mais ailleurs il met au-dessus de tout la sagesse. Il est souvent sceptique, mais il lui arrive d'être croyant. Où est le vrai ? Pour Ellul les deux sont vrais, et l'ensemble de sa méditation tourne autour de cette contradiction, qui lui est finalement prétexte pour élaborer un vrai petit traité de sagesse biblique. Qu'est-ce que le sage et le philosophe biblique dit de la vanité de la vie, du temps qui passe et qui lasse, de la "buée" inconsistante qui s'évanouit et renaît constamment, de la vie qui semble en permanence vouée à la mort ? Telle est la question, que l'auteur, philosophe et théologien, traite avec ses connaissances mais aussi avec passion, n'hésitant pas à contredire les nombreux commentateurs qui l'ont précédé.
Biographie de l'auteur Professeur à l'université de Versailles-Saint-Quentin, BERNARD COTTRET occupe la chaire d'histoire des îles Britanniques et de l'Amérique coloniale à l'Institut universitaire de France. Il est, entre autres, l'auteur de La2000), d'un Calvin, biographie (Payot) traduit en cinq langues et d'une toute récente Histoire de la révolution américaine (Perrin, 2003).
On a trop souvent fait du pardon un but en soi. Et s'il s'agissait plutôt de tourner la page pour pouvoir enfin se libérer? D'assumer ses blessures bien plus que d'attendre une impossible réparation? Lytta Basset présente ici la quintessence d'une recherche de plus de dix ans, pour nous livrer les grandes étapes de cet incontournable travail de pacification avec le passé. Pas à pas, en s'appuyant sur des personnages ou des épisodes bibliques, 6 elle nous invite à suivre une trajectoire de renouveau pour s'accepter et s'aimer, tout blessé que l'on soit. Alors seulement, l'unité intérieure se fait jour et la joie est au rendez-vous. Ce livre a reçu le Prix 2007 de Littérature religieuse.
Résumé : Quelques décennies après la mort du Christ, une oeuvre fait date et devient le premier évangile : c'est celui de Marc. C'est un commencement. Un geste littéraire de grande portée qui inspirera les autres évangélistes. Un évènement historique. Un coup d'essai que cette construction forgée une quarantaine d'années après ce qu'elle raconte de la vie et de la mort de Jésus, comme une biographie sélective - au sens d'un récit dramatique de l'engagement du Ressuscité. Un évènement qui pourrait bien avoir comme auteur une femme lettrée, vivant des les cercles pauliniens du Ier siècle. Une femme à laquelle pouvait être conférée quelque autorité comme le laissent supposer plusieurs traces historiques. François Vouga met en scène cette femme dans ces pages à la fois passionnantes historiquement, mais aussi spirituellement. C'est elle qui parle dans cet ouvrage et qui fait le récit de sa construction littéraire, ainsi que de sa rencontre spirituelle avec la Parole de Jésus. Elle dévoile le motif de ses choix, et la portée de ses voeux pour ce texte.