Une histoire du peuple de Nantes, de la Préhistoire à nos jours. Cela n'avait jamais été tenté, c'est un regard totalement neuf sur l'histoire de Nantes. Envisager la traite négrière sous l'angle des marins et des esclaves renouvelle l'approche habituelle, centrée sur l'économie et les armateurs. Envisager la profonde mutation de la ville ces quarante dernières années du point de vue des ouvriers orphelins des chantiers, des femmes en colère, modifie l'image de la métropolisation heureuse. Envisager la terrible famine comme élément majeur de l'année 1532 suggère que le rattachement de Nantes au royaume de France n'est pas alors la préoccupation première du peuple... Ainsi émergent de nouvelles figures : la force tranquille de Marie Horas, le capitaine noir Etienne Aleimba, le journalier Louis Le Madec et tant d'autres. De nouveaux sujets aussi : manger à sa faim, conquérir la dignité, se battre pour l'accès à l'école, aux loisirs, lutter pour la démocratie inachevée. Et une manière d'écrire : pas de jargon, un rythme de lecture facile, le souci de s'adresser à un large public tout en respectant les exigences et la rigueur du métier d'historien.
L'Amoco Cadiz échoué devant Portsall, l'Odet apparemment immuable devant les flèches de la cathédrale de Quimper, le pont transbordeur de Nantes, la grève du Joint français... et plus simplement le très ancien portrait de famille ou la photographie de mariage: les photographes nous ont construit une image de la Bretagne. Mais comment l'ont-ils peu à peu façonnée, transformée, jusqu'à imprimer dans les mémoires une vision peut-être fortement déformée? Comment ont-ils influencé l'identité régionale? Depuis 1841 - deux ans seulement après l'invention de la photographie -, la Bretagne est photographiée. Mais jamais on n'avait tenté de proposer une vue d'ensemble qui fasse appel à toutes les époques et tous les types de photographies, qu'elles soient restées privées, éditées, diffusées en cartes postales ou... mises en ligne. Plus de 160 artistes sont mobilisés - sans compter les clichés restés anonymes! -, des documents venus des collections publiques. et privées de Bretagne et de toute la France, d'Allemagne, du Royaume-Uni, de Suisse, des Etats-Unis, du Canada... Pour nous livrer plus de 500 photographies, en majorité inédites. Une source d'émotion devant la beauté, l'occasion de sourire parfois, de réfléchir à ce qui a façonné notre imaginaire, nos représentations de la Bretagne. Une manière, enfin, de rendre hommage à celles et ceux à qui nous devons tant: les photographes.
Résumé : La sainte et la sardinière, l'agricultrice et l'aristocrate, la dévote et la militante : la première histoire des femmes de Bretagne de la préhistoire à nos jours. Une iconographie d'un intérêt exceptionnel, souvent totalement inconnue, les textes des meilleur(e)s historien(ne)s à la portée de tous les publics : de quoi nourrir la passion de l'Histoire, le plaisir des yeux et l'amour de la Bretagne.
Le Dictionnaire du patrimoine breton propose une conception large et vivante du patrimoine : l'ethnographie, la culture, l'histoire, la nature, dès lors qu'ils correspondent à une originalité bretonne, et qu'ils sont liés à la Bretagne et aux Bretons d'aujourd'hui... Le DPB est à la fois un outil scientifique et un superbe ouvrage qui passionnera les amoureux de la Bretagne. Afin de satisfaire toutes les curiosités, il associe un livre et un cédérom qui permettent différents modes de consultation. Le résultat : une ?uvre collective d'une ampleur jamais égalée jusqu'ici, une iconographie d'une richesse incomparable, le fruit d'un travail colossal de sept années. Le Dictionnaire du patrimoine breton, c'est... - Plus de 4 000 photographies pour la plupart inédites, 70 cartes, des documents vidéo, des chansons (dont certaines jamais enregistrées à ce jour), des extraits musicaux. - La volonté de synthèse (" seulement " 939 articles) et l'accès facile au détail : un index de 10 000 notions, noms de lieux, noms de personnes. - Le respect de la langue bretonne : un index particulier de tous les termes bretons, le recours au bilinguisme pour tous les noms de lieux de langue bretonne, le recours au terme breton (traduit ou expliqué) à chaque fois que le sujet s'impose, etc. - 5 départements, evel just [évidemment]. - Le rassemblement des Forces vives de la région : le concours de la Région Bretagne et du Crédit Mutuel de Bretagne, le soutien du Centre national du livre, des villes de Nantes et de Rennes, la participation des Conseils généraux des Côtes-d'Armor, du Finistère, d'Ille-et-Vilaine, du Morbihan, des villes de Brest, Quimper, Saint-Brieuc, Saint-Nazaire, Vannes, de la Direction régionale des Affaires culturelles, le patronage des cinq universités bretonnes... et 164 auteurs de toutes disciplines.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.