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Individu, récit, histoire
Crivello Maryline ; Pelen Jean-Noël ; Berthelot Ka
PU PROVENCE
23,00 €
Épuisé
EAN :9782853997140
S'inscrivant dans la lignée de l'histoire culturelle, cet ouvrage collectif aborde les représentations de l'histoire, son écriture, de l'ego-histoire aux Grands Récits à travers les diverses postures: acteurs, témoins, historiens, où se rencontrent l'individu et le récit de l'histoire. l'ouvrage s'appuie sur la notion d'"identité narrative" proposée par Paul Ricoeur. Il s'articule, dans un premier volet, autour des "expériences de soi et écritures de l'histoire" afin d'interroger les relations du sujet historien au récit que celui-ci produit de l'histoire. Le second volet "Le moi face à l'histoire", se déplace de ma démarche historiographique vers la réception ou la narration de l'histoire par ses acteurs ou témoins, ordinaires ou reconnus. Les expériences, souvent fortes, montrent alors à quel point l'histoire dialogue inévitablement avec la constitution intime du sujet. Ainsi, la question transversale est bien de savoir comment le récit intime s'articule aux récits historiques et comment il est travaillé par des représentations de l'histoire. Biographie de l'auteur Maryline Crivello, maître de conférences en histoire moderne à l'université d'Aix-Marseille et spécialiste de l'histoire des représentations, a coordonné le programme "Mémoires" du projet euro-méditerranéen de la MMSH entre 2005 et 2007. Elle est actuellement responsable des activités de recherches de l'ANR "Suds imaginaires, imaginaires des Suds. Héritages, mémoires, représentations". Jean-Noël Pelen, ethnologue, chargé de recherche au CNRS, a développé une problématique d'ensemble des genres narratifs ainsi que de la relation du sujet à la diversité des récits, et notamment historiques. Cela à partir d'amples collectages de littérature orale, témoignages, récits de vie, et de l'observation des Grands Récits émergeants. Tous deux dirigent le programme "Récits. Expériences sociales et construction de soi" de l'UMR Telemme (CNRS - Université de Provence).
Un des grands bienfaits de la réforme liturgique voulue par le Concile Vatican II aura été de restituer sa dynamique de signification à la célébration des sacrements. Afin d'aider les jeunes générations à saisir le génie de la Constitution sur la Liturgie, L'auteur incite d'abord à parcourir les 100 années qui l'ont précédée. Puis, à travers la rénovation des rites, c'est la théologie de la liturgie, ou plutôt la liturgie comme théologie, qui est abordée. Après quoi viennent les formes qui organisent les signes : grand rythme d'un ordo, calendrier, langue, musique et arts. Pour que les formes demeurent vivantes et authentiques, une formation est nécessaire sans quoi il n'y a pas de participation consciente. Un bilan est esquissé et des questions sont posées quant à l'avenir de la liturgie dans une Eglise en profonde mutation.
Comment les hommes du passé voyaient-ils leur futur ? Comment appréhender les attitudes très variées que nos ancêtres ont pu avoir à l'égard de l'avenir et leurs efforts pour tenter de le prévoir ? Tenter de repérer ce que sera peut-être le futur à partir du passé et du présent, voire s'efforcer d'avoir sur lui une action, ne serait-ce que mémorielle (la postérité) est un enjeu qui n'a cessé de fasciner à travers les temps. Dans l'Europe moderne, selon le concept d'"horizon d'attente" (R. Koselleck), se substitue à l'attente inquiète de la fin des temps, l'espérance d'un avenir à construire ici-bas. Les historiens réunis ici analysent sur la longue durée diverses figures de l'avenir qui oscillent entre anticipations, projections, prospectives, craintes, espoirs et illusions. Ce livre s'inscrit également dans la volonté partagée de sortir du culte collectif actuel de la nostalgie et de la crise contemporaine à se projeter dans le temps.
Cet ouvrage est le fruit de recherches multidisciplinaires menées dans le cadre du programme ANR IMASUD. Il questionne la Méditerranée dans sa dimension euro-arabe ou euro-musulmane - comme un espace d'affrontements des mémoires et des imaginaires mais également comme un espace d'expériences de la pluralité pacifiée. Les questions mémorielles et les récits historiques qui constituent le coeur du débat dans les sociétés méditerranéennes sont abordés dans ce livre à de multiples échelles territoriales et à la lumière des enjeux de pouvoir. Par leur multiplicité (justices transitionnelles, sanctuaires religieux, figures de sainteté, villes historiques, réfugiés palestiniens, culture audiovisuelle, dialogues interreligieux...), les études présentées ici contribuent à une plus grande compréhension des mémoires antagonistes en action. Elles permettent de mieux saisir les situations complexes, sources de conflits identitaires et territoriaux, mais également occasions de partage et de rapprochement. C'est ainsi que le travail de mémoire entrepris ici ou là peut contribuer à faire évoluer le sens que chaque communauté, nationale ou autre, donne à son passé, de façon à rendre son présent plus compatible avec celui du voisin.
Le flux migratoire du Maghreb vers la France est un processus historique séculaire façonnant la société française. Les migrants, ainsi que leurs descendants, ont joué un rôle majeur dans la préservation et la valorisation de cette histoire. L'avènement d'Internet dans les années 1990 a ouvert de nouveaux horizons pour ces mémoires parfois marginalisées grâce i des forums, des sites web, et plus tard des webdocumentaires et des vidéos diffusés sur les réseaux sociaux. Fondé sur les archives numériques de la Bibliothèque nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel, cet ouvrage présente une première étude historique des mémoires de l'immigration maghrébine en ligne entre 1999 et 2014. En analysant les évolutions sténographiques et narratives de ces mémoires au gré des débats de société sur l'intégration, l'islam ou l'héritage colonial, il éclaire la transformation des modes de médiation historique induite par l'avènement des outils et des cultures numériques. Qui sont les acteurs institutionnels, associatifs, personnels ou militants ayant exprimé leurs opinions en ligne depuis vingt ans ? Le web a-t-il favorisé une nouvelle forme de prise de parole ? A-t-il constitué un espace de réappropriation ? Quels modèles de vivre-ensemble véhicule-t-il ? Cette étude met en lumière la complexité du processus de reconfiguration des mémoires de l'immigration maghrébine à l'ère du numérique, offrant ainsi une contribution significative à la compréhension des dynamiques sociétales contemporaines.