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Traversées des mémoires en Méditerranée. La réinvention du "lien" XIXe-XXe siècle
Crivello Maryline ; Dirèche Karima
PU PROVENCE
14,00 €
Épuisé
EAN :9791032001264
Cet ouvrage est le fruit de recherches multidisciplinaires menées dans le cadre du programme ANR IMASUD. Il questionne la Méditerranée dans sa dimension euro-arabe ou euro-musulmane - comme un espace d'affrontements des mémoires et des imaginaires mais également comme un espace d'expériences de la pluralité pacifiée. Les questions mémorielles et les récits historiques qui constituent le coeur du débat dans les sociétés méditerranéennes sont abordés dans ce livre à de multiples échelles territoriales et à la lumière des enjeux de pouvoir. Par leur multiplicité (justices transitionnelles, sanctuaires religieux, figures de sainteté, villes historiques, réfugiés palestiniens, culture audiovisuelle, dialogues interreligieux...), les études présentées ici contribuent à une plus grande compréhension des mémoires antagonistes en action. Elles permettent de mieux saisir les situations complexes, sources de conflits identitaires et territoriaux, mais également occasions de partage et de rapprochement. C'est ainsi que le travail de mémoire entrepris ici ou là peut contribuer à faire évoluer le sens que chaque communauté, nationale ou autre, donne à son passé, de façon à rendre son présent plus compatible avec celui du voisin.
Crivello Maryline ; Garcia Patrick ; Offenstadt Ni
Longtemps, la nation a été le lieu par excellence d'un usage transitif de l'histoire. Elle apparaît aujourd'hui comme une échelle parmi d'autres, souvent moins investie que le local ou le régional et fragilisée par l'émergence de niveaux supranationaux. Cette nouvelle configuration bouleverse l'économie des usages de l'histoire. Il en résulte notamment une concurrence des passés tandis qu'un nouveau type d'historicité se développe dans lequel "rendre présent" voire "sortir du temps" l'emportent sur l'esquisse d'un devenir commun et où le patrimonial prend le pas sur l'historique. La situation des historiens professionnels s'en trouve modifiée. Elle est affectée tant par la démultiplication des producteurs d'histoire que par la concurrence des associations à vocation mémorielle ou patrimoniale. Fondé sur une série d'études topiques, l'ouvrage analyse comment s'opère la confrontation des mémoires et des histoires qui singularise la scène contemporaine et les enjeux historiographiques et civiques qui en découlent.
Diffusées au jour le jour et heure par heure à la télévision, les images de la chute du Mur de Berlin ont profondément marqué les esprits. D'autant que, par-delà son envergure historique internationale, le 9 novembre 1989 a signifié un tournant majeur dans l'évolution de ce média. Comment les chaînes françaises ont-elles appréhendé l'événement ? Qu'avons-nous réellement vu ? Comment la première " révolution " diffusée en direct sur le petit écran a-t-elle été mise en image, perçue, " historicisée ". Ces questions posent la performance de la recherche de Gilles Issinier. En effet, à partir de l'étude approfondie d'un échantillon d'émissions - mises en relation avec la presse écrite tout au long de l'existence du Mur -, Gilles Freissinier nous propose un parcours d'une destruction " physique ", nous plonge dans médiatique et symbolique sans précédent : mort du " fin " des blocs ennemis, euphorie de " l'instant " d'une analyse pondérée et rationnelle des perspectives d'avenir, espoirs et illusions liés à l'émergence d'un " monde nouveau " ; mais aussi réactivation du souvenir des heures sombres où l'unité de l'Allemagne mettait ses voisins à feu et à sang, peur d'une hégémonie de ce géant subitement ressuscité en pleine construction européenne, angoisse d'un soudain déséquilibre seulement vers l'Est... En regard de la richesse de la matière traitée et des analyses présentées, Gilles Freissinier nous offre avec cet ouvrage non seulement " un travail d'historien [qui] peut être considéré comme un modèle d'initiation à la recherche en matière d'analyse des médias " (Maryline Crivello dans sa belle préface), mais également une immersion au cœur d'une société glissant - brutalement et sans s'y être préparée - dans le XXIe siècle.
Résumé : Depuis les années 198O, les liens entre histoire et mémoire sont régulièrement interrogés lors de débats tant scientifiques que publics ou politiques. Si le sujet passionne la France - les polémiques relatives aux "lois mémorielles", au passé colonial ou à "l'identité nationale" en témoignent -, il est en revanche encore peu étudié à l'aune de l'espace méditerranéen. Force est de constater pourtant une multiplication des revendications et des conflits dont les enjeux sont l'affirmation ou la redéfinition des identités - enjeux indissociables d'un véritable "travail de mémoire", c'est-à-dire un travail de dévoilement d'un "passé qui ne passe pas" (le génocide arménien, la purification, ethnique en Palestine ou en Bosnie, la colonisation...). L'instrumentalisation du passé à des fins politiques n'est pas une spécificité méditerranéenne, mais elle a pris dans cet espace aux identités fragiles une coloration particulièrement vive. Ainsi, des Balkans au Proche-Orient en passant par le Maghreb, la confrontation entre les différentes échelles de mémoire - étatique ou collective, officielle ou marginalisée - concourt à exacerber les antagonismes. Cet ouvrage qui rassemble des contributions d'anthropologues, d'historiens, de géographes, d'archéologues et de politologues interroge les mécanismes de fabrication de ces héritages qui divisent ou rapprochent les hommes au sein d'un même espace.
Le flux migratoire du Maghreb vers la France est un processus historique séculaire façonnant la société française. Les migrants, ainsi que leurs descendants, ont joué un rôle majeur dans la préservation et la valorisation de cette histoire. L'avènement d'Internet dans les années 1990 a ouvert de nouveaux horizons pour ces mémoires parfois marginalisées grâce i des forums, des sites web, et plus tard des webdocumentaires et des vidéos diffusés sur les réseaux sociaux. Fondé sur les archives numériques de la Bibliothèque nationale de France et de l'Institut national de l'audiovisuel, cet ouvrage présente une première étude historique des mémoires de l'immigration maghrébine en ligne entre 1999 et 2014. En analysant les évolutions sténographiques et narratives de ces mémoires au gré des débats de société sur l'intégration, l'islam ou l'héritage colonial, il éclaire la transformation des modes de médiation historique induite par l'avènement des outils et des cultures numériques. Qui sont les acteurs institutionnels, associatifs, personnels ou militants ayant exprimé leurs opinions en ligne depuis vingt ans ? Le web a-t-il favorisé une nouvelle forme de prise de parole ? A-t-il constitué un espace de réappropriation ? Quels modèles de vivre-ensemble véhicule-t-il ? Cette étude met en lumière la complexité du processus de reconfiguration des mémoires de l'immigration maghrébine à l'ère du numérique, offrant ainsi une contribution significative à la compréhension des dynamiques sociétales contemporaines.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.