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La Baignoire de Goethe. Bricoler avec les grands écrivains
Crick Mark ; Reznikov Patricia ; Goy-Blanquet Domi
BAKER STREET
15,00 €
Épuisé
EAN :9782917559031
Dans La Baignoire de Goethe, Mark Crick, le pasticheur fou, s'aventure sur un nouveau terrain. Après le succès des savoureuses recettes de La Soupe de Kafka, l'auteur nous initie aux joies d'un autre art domestique, le bricolage. Le lecteur accompagne Hemingway, Dostoïevski, Sartre, Kundera, Duras et d'autres écrivains dans leurs efforts pour construire non seulement un univers romanesque mais aussi un mur, un plancher, poser une clôture. Ce livre unique en son genre nous permet ainsi de redécouvrir avec Murakami et Anaïs Nin la charge mélancolique ou érotique de la peinture, avec Goethe le douloureux vide ressenti par un client délaissé par son fournisseur, et avec Edgar Poe la terreur du chercheur qui s'enferme fatalement dans un grenier... Composé de textes très fins, aussi surprenants qu'hilarants, illustrés par l'auteur lui-même, La Baignoire de Goethe est à la fois une irrésistible introduction et un vibrant hommage à quelques classiques de la littérature mondiale. Biographie de l'auteur En raison de l'asthme chronique qui a accompagné son enfance, la première éducation de Mark Crick s'est davantage illustrée par ses absences que par ses succès scolaires. De longues nuits d'insomnie passées à lire à la lueur de la bougie ont remplacé les leçons; les chevaliers de la Table ronde, J.R.R. Tolkien et Jack London ne quittaient pas le chevet du jeune Crick. Épuisé par ses lectures nocturnes, ce dernier passait ses heures diurnes sur un canapé, à boire du sherry de Chypre et à suivre les aventures de ses camarades de classe: Brer Rabbit, Long John Silver, Héraclès, Gandalf, sans oublier l'endurant Ulysse aux mille tours. Adolescent, il a atterri au lycée Condorcet, à Paris, où il a découvert les écrivains français: Alain-Fournier, Camus, Colette et Cocteau. Plus tard, il a fait des études de lettres à l'université de Warwick et à l'université de Londres. Après avoir travaillé successivement comme employé de bureau, infirmier, enseignant, peintre, décorateur et charpentier, Crick a commencé sa carrière d'auteur en tant que journaliste photographe. La baignoire de Goethe rend hommage à quelques-uns des grands écrivains qui lui ont tenu compagnie pendant ses longues et nombreuses nuits au souffle coupé.
Tu es sur une montagne, dit Anaël, ou sur une falaise qui se jette sur un désert, et pourtant tu sens la fraîcheur de l'eau et l'odeur de la mer.". "Tu es au milieu d'un champ d'acacias et des gens te font signe: c'est un peuple de nomades. Et tout à coup, un éclair dans le ciel, la foudre frappe sur le sol..." Je regardais Anaël, et j'aurais voulu savoir quel était le sens de cette traversée. Est-il possible que quelque chose, quelque principe gouverne une vie, organise le monde? Anaël percevait le réel à un niveau de profondeur tel qu'il rejoignait l'artiste. Il était un artiste du coeur de l'homme. Dès lors, je restai ouverte à tout ce qu'il pouvait me dire. Ce n'était plus par curiosité intellectuelle, parce qu'il y avait là quelque chose qui me résistait, cela me dépassait, me transperçait. Je l'écoutais, je le lisais comme un livre nouveau, étonnant, qui m'apportait une autre vision de la vie, qui dévoilait sa face obscure et lumineuse.
Crick Mark ; Raynal Patrick ; Brisac Geneviève ; A
Si vous alliez dîner chez Gustave Flaubert, Virginia Woolf, Gabriel García Márquez ou Raymond Chandler, que vous offriraient-ils à manger ? Mark Crick répond à la question en nous donnant une série de savoureux pastiches de quelques-uns des plus grands écrivains du monde. Chaque texte est une plongée dans un univers différent, raconté d'une voix semblable à s'y méprendre à celle de l'écrivain lui-même. S'inscrivant dans la tradition des Pastiches de Proust et rappelant les Exercices de style de Queneau, le recueil de Mark Crick est un véritable tour de force, publié dans une vingtaine de pays. L'auteur a également illustré chacun de ces fins morceaux de sa propre main, proposant autant d'éloges d'artistes célèbres. Suite au fulgurant succès du livre à sa parution il y a dix ans, cette nouvelle édition de La Soupe de Kafka, enrichie de trois recettes inédites et de trois nouveaux pastiches de dessins et tableaux, est toujours un délicieux hommage aux grands écrivains et un clin d'oeil à la société contemporaine.
Résumé : Dans la lignée d'un premier volume Bijoux des toits du monde consacré aux ornements de la route de la soie terrestre, cet ouvrage retrace la fascination des pèlerins, voyageurs et marchands, mais aussi diplomates, archéologues et historiens pour les parures d'Orients lointains. Près de deux cent cinquante bijoux conduisent les lecteurs sur les sentiers de la route de la soie maritime, en passant par les royaumes d'Arabie, l'Inde, les grands empires disparus de Birmanie, Cambodge, Viêt Nam et Thaïlande jusqu'à l'Indonésie et les Philippines. Qu'ils soient en ambre, en turquoise, en corail, en or ou en argent incrustés de pierreries, ces joyaux de qualité exceptionnelle, témoins fragiles de l'extraordinaire virtuosité de ces orfèvres anonymes qui immortalisèrent sur de petites surfaces leurs superstitions, leurs croyances comme leurs rêves, révèlent des peuples, des civilisations et des cultures dont la mémoire disparaît. Loin d'être des colifichets futiles, ces coiffes, colliers, pendants d'oreilles, bracelets ou lourdes ceintures orfévrées scandent les grandes étapes de la vie et bien souvent bijoux et talismans aux vertus protectrices ou curatives ne font qu'un. Somptueusement illustré, Bijoux d'Orients lointains emmènera le lecteur au fil des pages à la découverte des bijoux exotiques de l'Asie du Sud-Est insulaire dans une croisière réconciliant archéologie et ethnologie dans les îles paradisiaques de Java, Bali, Sumatra, Nias, Sulawesi, Sumba, Flores et Timor et les Moluques.
Dix ans après, Vianne Rocher, l'héroïne du roman magique de Joanne Harris, Chocolat, est de retour, avec sa fille Anouk. Mère maintenant d'une deuxième petite fille, Rosette, elle a quitté le Périgord et, après un long périple sur les routes de France, a repris une chocolaterie... à Montmartre. Vianne a changé cependant: devenue Yanne Charbonneau, elle est déterminée à cacher les dons surnaturels qui lui ont valu tant d'ennuis à Lansquenet et aspire désormais à une vie paisible. La voilà même sur le point d'accepter la demande en mariage de Thierry, un riche entrepreneur. Mais une mystérieuse Zozie de l'Alba, à l'identité floue et inquiétante, se lie à Anouk, et vient s'immiscer entre elle et sa fille, ou est-ce pure imagination? Ah si Roux était là, pour l'aider à y voir plus clair... Dans un Montmartre revisité, empreint à la fois de réalisme et de fantastique, rôde une magie maléfique qui va contraindre l'héroïne de Chocolat à affronter malgré elle de diaboliques pouvoirs. À la croisée de l'univers féerique d'Amélie Poulain et de la magie d'Harry Potter, avec un zeste du savoureux Charlie et la chocolaterie, ce véritable conte de fées pour adultes met en scène la lutte entre les forces du bien et du mal, entre magie blanche et magie noire, tout en abordant avec justesse la délicate question de la relation mère-fille et du passage à l'adolescence. Biographie de l'auteur Joanna Harris. Née d'une mère française et d'un père anglais, elle a publié une dizaine d'ouvrages traduits dans plus de quarante pays. Son grand best-seller Chocolat, vendu à plus de trois millions et demi d'exemplaires, est devenu un film avec Johnny Depp et Juliette Binoche, nominée pour un Oscar. Ses romans ont obtenu de nombreux honneurs et récompenses: finaliste du prestigieux prix Whitbread avec Chocolat, elle a été également nominée pour deux prix du polar, l'Edgar aux États-Unis et le prix du festival de Cognac en France, pour son dernier roman, Classe à part, qui paraît aujourd'hui en poche chez Points. Joanne Harris a également publié deux grands livres de cuisine, et un livre pour la jeunesse. Elle vit avec son mari Kevin et sa fille Anouchka dans le Yorkshire.
Extrait de la préfaceNORA«Vous croyez en Dieu?» «Je crois qu'on ne met jamais trop de beurre dans la purée, et d'ailleurs dans tout. Voilà ce que je crois»...Les mots surgissent, toujours dégainés comme des armes ou glissés comme des caresses: «On dirait qu'il y a plus d'ongleries que d'ongles à New York»; «Ne te marie jamais avec un homme duquel tu n'aimerais pas divorcer»; «Arrêtez de dire dans les livres qu'on est mieux vieux que jeune: quand, même en pleine forme, tu cherches pendant trois heures le nom de la copine avec qui tu as déjeuné la veille, c'est mieux?»Nora est née à New York, elle habitait New York, elle aimait New York en amoureuse passionnée, indulgente, lucide et possessive. Quelques heures avec elle autour d'une pizza géante à la Trattoria del Arte, je retrouvais à chaque voyage la saveur de la ville que j'avais cru encore une fois ne pas reconnaître: tout change sans cesse à New York, chaque coin de rue, chaque magasin, chaque immeuble, restaurant, galerie d'art... Pas Nora.Gourmande mais fine comme une virgule, rapide mais attentive, bavarde mais à l'écoute, un humour en lame de rasoir, un art de la dérision encore plus dévastateur que celui d'accommoder les spare-ribs et le gigot de sept heures qu'elle semblait préparer en cinq minutes. Un calme désarmant au milieu d'un plateau, d'un ouragan, d'une cuisine, elle donnait l'impression que chagrins, paniques ou angoisses n'étaient que matière à défi contre le mauvais sort et surtout prétexte à rire... jusqu'à ce que mort s'ensuive. La scène de l'orgasme simulé de Meg Ryan au milieu des clients d'une cafétéria ébahis dans Quand Harry rencontre Sally restera un des grands fous rires de l'histoire du cinéma.Ses articles dans le New Yorker, ceux de son blog, les thèmes de ses livres, ceux de ses films, de sa pièce L'Amour, la Mort, les Fringues que j'ai eu le bonheur d'adapter en français: la dérision encore, ses obsessions perpétuelles, la panique de l'abandon, la tristesse des omelettes au blanc d'oeuf, la consternation devant ses seins trop petits, l'horreur des rides, la chienlit des héritages, la dégringolade du cou. Elle résumait ainsi les choses qui lui manqueraient le jour où... Ses fils, les pancakes, Nick son mari (le secret du bonheur: un mari italien), lire, le bacon croustillant, Paris, un bon bain chaud, lire encore, Central Park, la tarte aux pommes... Ce qui ne lui manquerait pas: les festivals de films de femmes, les mammographies, les mauvais dîners et les soutiens-gorge...«Je ne ferai plus jamais de film.» «Tu dis ça mais tu verras.» «J'ai décidé que je ne veux plus jamais, mais alors plus jamais! partir en repérages.» La décision encore plus que le beurre était son credo. Et l'humour encore bien sûr, l'art de l'understatement que j'aime tant. C'était notre dernière rencontre. Elle savait ce jour-là... Personne ne savait. Seul Nick savait qu'elle ne ferait plus de film.Heartburn. Comme souvent, le mot anglais pour décrire un problème, en l'occurrence gastrique que nous appelons brûlure d'estomac, est plus poétique et plus séduisant: heartburn, brûlure du coeur, mal au coeur...
Extrait Il y a des choses qu'on réussit du premier coup. Moi, c'était à couper des mèches pour piéger les kalachnikovs expédiées à des combattants islamiques indépendants en quête d'un djihad commode. C'était à échanger discrètement des messages avec un intermédiaire dans le bazar de Peshawar. Pour d'autres choses, rien à faire : on a beau recommencer cent fois, on n'y arrive pas mieux. Ce qui explique, je suppose, pourquoi je ne sais toujours pas préparer des oeufs sur le plat sans casser le jaune. Pourquoi je refuse de laisser des messages après le bip. Pourquoi je porte la bonne vieille Bulova à remontage manuel de mon père, plutôt qu'une de ces montres automatiques dernier cri. Pourquoi je repousse le moment de m'attaquer au formulaire 1040 des impôts jusqu'à ce que la comptable québécoise divorcée de Las Cruces vienne me tenir la main. Ma hantise de la semaine, c'est de vérifier le relevé de compte mensuel que m'envoie la caisse d'épargne de Las Cru-ces, là-bas sur la nationale 25. Il m'arrive souvent de rêver que cet engouement pour le carré de plastique à crédit intégré, avec son système du «achetez maintenant, payez plus tard», est comme la longueur de jupe de l'année, et que les adultes consentants finiront forcément par revenir à la raison et au confort palpable du paiement au comptant. Un jour je commis l'erreur de partager ce fantasme avec ma comptable, mais elle se contenta de se retourner dans mon lit et me dispensa une petite leçon sur la façon dont le crédit savonne la planche économique. J'en profitai alors pour lui ressortir la perle de Will Rogers que j'avais pêchée dans Y Albuquerque Times Herald et mise de côté précisément pour ce genre d'occasion, comme quoi l'avis d'un économiste valait sans doute autant qu'un autre. France-Marie ne put rien dire d'autre que touché. Fidèle à elle-même, elle le prononça avec l'accent québécois. Mon autre cauchemar, puisqu'on en parle, c'est la vidange des fosses septiques. Mais quand on vit dans une caravane, ce qui est mon cas, on doit bien finir par s'y coller un jour. J'avais tant tardé qu'on entendait distinctement d'immondes gargouillis dans les entrailles d'il était un toit chaque fois que quelqu'un allait aux toilettes. Avec ça, difficile de s'endormir, et plus encore de rester endormi une fois endormi quand la comptable de Las Cruces s'invitait pour la nuit. Si bien que je m'étais enfin résolu à brancher le tuyau aux canalisations d'égout du camping et, à l'aide d'une clé universelle empruntée à un voisin, cinq mobile homes plus loin, j'avais mis en route ma pompe autoamorçante toute neuve. Quand la fosse s'était vidée en glougloutant, j'avais refermé la canalisation et décroché le tuyau. Après avoir émergé en rampant de sous ma caravane, j'avais traversé six carrés de jardin pour aller rendre la clé à son propriétaire, puis j'étais revenu par la rue pour prendre l'Albuquerque Times Herald du vendredi, ainsi que la pile de prospectus entassés dans ma boîte aux lettres. Je jetais un coup d'oeil à la une - il était question de sénateurs républicains soutenant la construction d'un bouclier antimissiles pour protéger l'Amérique d'une attaque russe improbable - lorsque je remarquai les empreintes de pas dans le sable. Quelqu'un avait descendu le sentier allant de la rue à ma porte. Les empreintes étaient légères, à la surface du chemin sablonneux, comme si elles avaient été laissées par un poids plume, et tournées vers l'extérieur, ce qui faisait penser à une démarche de danseur. En arrivant devant II était un toit, je dézinguai un vol d'insectes kamikazes et, plissant les yeux face à l'impitoyable soleil du Nouveau-Mexique, j'entraperçus une paire de chevilles nues et bien galbées. Chevilles que je saluai respectueusement. «Vous devez être Vendredi», dis-je.
En pleine seconde guerre mondiale, Lucia Holley vit avec son vieux père et ses deux enfants adolescents, au bord d'un lac. Son mari est parti se battre depuis trois ans dans le Pacifique. Femme au foyer et mère dévouée, elle essaie désespérément de protéger sa fille d'une amourette avec un homme marié au passé douteux, Ted Darby, jusqu'au matin où elle le retrouve mort dans le hangar à bateaux de la propriété... Les catastrophes s'enchaînent ensuite allègrement. Chantage, menaces, violences tourbillonnent autour d'elle; ballottée entre la police qui l'a dans sa ligne de mire et les malfrats aux exigences toujours plus extravagantes, elle ne sait plus où se tourner. Dans ce roman au suspense qui va crescendo, Holding dresse les portraits d'individus ordinaires pris inextricablement dans des complications qui les dépassent. Toujours rattrapés par les événements, ils sont traqués par le sentiment que tout peut à tout moment s'écrouler sous leurs pieds.