Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Roger Nimier. Masculin, singulier, pluriel
Cresciucci Alain
PG DE ROUX
24,99 €
Épuisé
EAN :9782363712509
Couronné par un succès précoce, s'affichant volontiers désinvolte et insolent, Roger Nimier (1925-1962) n'en était pas moins un grand érudit, éditeur et critique de premier plan - un superbe romancier aussi, et un ami loyal. Masculin singulier par son allure, pluriel par ses dons, il n'aura cessé de susciter des réactions contradictoires, entre l'admiration affectueuse des uns, la réprobation grincheuse des autres. Tandis que se forgeait autour de lui une légende l'érigeant en "demi-dieu de la mythologie non conformiste", parachevée par sa mort prématurée au volant d'une Aston Martin au coeur d'une nuit de septembre. C'est en grande partie elle, la légende, qui assure aujourd'hui dans l'actualité littéraire la présence d'un Roger Nimier qui, par ailleurs, "n'est plus notre contemporain". Il "n'exhale guère l'air du temps. Inactuel ? Intempestif ? S'il a, auprès de quelques-uns, une influence, elle est contre ce temps et, on peut en rêver, au profit de l'avenir..." Il semble que le personnage ait éclipsé l'écrivain - et, peut-être, l'homme. Se tenant à distance de l'hagiographe comme de l'instructeur à charge, de l'admirateur indéfectible comme du chercheur tatillon, Alain Cresciucci retrace la fulgurante carrière du jeune auteur audacieux et brillant, et brosse un portrait lucide de celui qui, prenant à contre-pied une époque de soubresauts politiques et de tyrannie intellectuelle, s'est imposé à la tête de la frange réfractaire d'une "génération heureuse qui aura eu vingt ans pour la fin du monde civilisé".
Résumé : Journaliste, critique littéraire, Antoine Blondin est surtout un romancier incomparable, le plus modeste et le plus brillant des Hussards. Son ?uvre est restée " mince ". Songerait-on à le lui reprocher ? Un peu. Trop léger, trop élégant, pas assez novateur. A l'heure où l'on s'interroge sur le renouvellement (ou l'épuisement) du roman par l'autobiographie, on oublie que Monsieur Jadis est une des premières autofictions ; à l'heure où le sport est devenu le plus " portant " des phénomènes de société on ne sait pas assez que Blondin, dans ses chroniques, a livré quelques joyaux de littérature sportive. Cet essai, qui prend ses distances avec la légende pittoresque du clochard céleste de Saint-Germain-des-Prés, n'est pas une introduction, mais une lecture s'attachant d'abord à situer l'auteur d'Un Singe en hiver dans l'histoire littéraire de la seconde moitié du siècle, puis à montrer que dans ses fictions comme dans ses articles se révèle un univers personnel complexe et original.
Une histoire de la littérature en fonction des consensus qu'elle désespère à travers les âges serait à faire. On y croiserait les niaiseries de chevalerie (le kitsch du XVIe siècle, ce que lisaient les midinettes de l'époque) mises à mal par Cervantès, ou encore l'obscénité sulpicienne parvenue à son plus haut degré et démolie par Sade. On y trouverait Molière en train d'affliger le parti dévot. Et aujourd'hui quoi ? Quelles images "fédérantes" et intimidantes ? Notre Télébazar de la charité, probablement, avec sa légitimité quotidiennement renouvelée par l'audimat. Notre parti dévot à nous."
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.