Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Claude Simon, "La route des Flandres"
Cresciucci Alain
KLINCKSIECK
21,00 €
Épuisé
EAN :9782252031469
Prsentation Alain Cresciucci : Sur La Route Bibliographie Parcours critique : une anthologie Alastair B. Duncan : Claude Simon : la crise de la reprsentation Jacqueline de Labriolle : De Faulkner Claude Simon Grard Roubichou : Aspects de la phrase simonienne Dominique Lanceraux : Modalit de la narration dans La Route des Flandres Anne-Marie Miraglia : La Route des Flandres : dfi aux voix narratives Pierre Gille : Gnration de corruption dans La Route des Flandres de Claude Simon Francine Dugast-Portes : Le spectre de lascendance : fonction tragifiante du personnage de lanctre au fil de luvre de Claude Simon Agns Conacher : Introvision sur un thme : lespace-temps de La Route des Flandres Jacques Brs : Problmatique temporelle de La Route des Flandres de Claude Simon Ren Prdal : Des mots et des images sur La Route des Flandres
Entre la Libération et les débuts de la Ve, la Quatrième République des Lettres s?enorgueillit d?un petit parti informel qu?un jeune polémiste du nom de Bernard Frank baptisa « Hussards ». Ses membres les plus éminents s?appelaient Roger Nimier, Jacques Laurent et Antoine Blondin. Plus tard, on leur associa Michel Déon. Un même mal de vivre dans un demi-siècle épuisé, une approche du monde désinvolte et insolente et, par-dessus tout, le goût de la littérature rassemblaient ces Désenchantés, enfants de l?entredeux- guerres. Ils ont cherché à se faire une place entre l?Existentialisme exécré et le Nouveau Roman moqué et redouté. Ces touche-àtout romanciers, journalistes, scénaristes et éditeurs prirent un malin plaisir à défendre les écrivains bannis de l?après-guerre ? Chardonne, Morand, mais aussi Giono et Céline ?, et quelques causes politiques perdues d?avance. Voici l?histoire passionnante de ces intellectuels de droite, libertins d?une décennie féconde, qui traversèrent une époque e ervescente. On ferraillait alors pour ou contre la décolonisation, le retour du Général, l?indépendance de l?Algérie, la disparition du personnage et de l?intrigue, la « qualité française » et la Nouvelle Vague, au coeur d?un Saint-Germain-des-Prés où l?on croisait maîtres-penseurs et noctambules cultivés. Alain Cresciucci est professeur de littérature du XXe siècle à l?université de Rouen. Spécialiste de Céline et des auteurs peu reconnus par l?institution universitaire, il a consacré une biographie à Antoine Blondin (Gallimard, 2004), dont il a également édité des nouvelles, des articles et une correspondance à ses proches (La Table Ronde).
Couronné par un succès précoce, s'affichant volontiers désinvolte et insolent, Roger Nimier (1925-1962) n'en était pas moins un grand érudit, éditeur et critique de premier plan - un superbe romancier aussi, et un ami loyal. Masculin singulier par son allure, pluriel par ses dons, il n'aura cessé de susciter des réactions contradictoires, entre l'admiration affectueuse des uns, la réprobation grincheuse des autres. Tandis que se forgeait autour de lui une légende l'érigeant en "demi-dieu de la mythologie non conformiste", parachevée par sa mort prématurée au volant d'une Aston Martin au coeur d'une nuit de septembre. C'est en grande partie elle, la légende, qui assure aujourd'hui dans l'actualité littéraire la présence d'un Roger Nimier qui, par ailleurs, "n'est plus notre contemporain". Il "n'exhale guère l'air du temps. Inactuel ? Intempestif ? S'il a, auprès de quelques-uns, une influence, elle est contre ce temps et, on peut en rêver, au profit de l'avenir..." Il semble que le personnage ait éclipsé l'écrivain - et, peut-être, l'homme. Se tenant à distance de l'hagiographe comme de l'instructeur à charge, de l'admirateur indéfectible comme du chercheur tatillon, Alain Cresciucci retrace la fulgurante carrière du jeune auteur audacieux et brillant, et brosse un portrait lucide de celui qui, prenant à contre-pied une époque de soubresauts politiques et de tyrannie intellectuelle, s'est imposé à la tête de la frange réfractaire d'une "génération heureuse qui aura eu vingt ans pour la fin du monde civilisé".
Une histoire de la littérature en fonction des consensus qu'elle désespère à travers les âges serait à faire. On y croiserait les niaiseries de chevalerie (le kitsch du XVIe siècle, ce que lisaient les midinettes de l'époque) mises à mal par Cervantès, ou encore l'obscénité sulpicienne parvenue à son plus haut degré et démolie par Sade. On y trouverait Molière en train d'affliger le parti dévot. Et aujourd'hui quoi ? Quelles images "fédérantes" et intimidantes ? Notre Télébazar de la charité, probablement, avec sa légitimité quotidiennement renouvelée par l'audimat. Notre parti dévot à nous."
Résumé : Par modestie, vraie ou fausse, Faulkner a plusieurs fois déclaré que Thomas Wolfe était le meilleur romancier de sa génération. Il entendait par là que c'est lui qui avait visé le plus haut et que, même s'il n'était pas parvenu à réaliser ses ambitions, son échec était plus glorieux que la réussite (relative) de ses rivaux. L'oeuvre de Thomas Wolfe appartient donc à l'empyre de la littérature américaine et cependant, pour diverses raisons, malgré la réputation dont elle jouit aux Etats-Unis et le grand succés qu'elle a rencontré en Allemagne, elle est presque complétement ignorée du public français.