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Eloge du carburateur. Essai sur le sens et la valeur du travail
Crawford Matthew-B ; Saint-Upéry Marc
LA DECOUVERTE
12,50 €
En stock
EAN :9782707181978
À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, un brillant universitaire américain devenu réparateur de motos livre dans cet ouvrage aussi intelligent que drôle l'une des réflexions les plus fines sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales. Ce grand succès de librairie, devenu un classique, paraît enfin en poche." La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l'éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l'exemple du consultant en gestion, vibrionnant d'une tâche à l'autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l'évier, la raie des fesses à l'air. "Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir... un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une réflexion particulièrement fine sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce " travail intellectuel ", dont on nous rebat les oreilles, se révèle pauvre et déresponsabilisant. À l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou réparer des objets ? dans un monde où l'on ne sait plus qu'acheter, jeter et remplacer. Le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d'un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'" économie du savoir ".Table des matières : Introduction1. Bref plaidoyer pour les arts mécaniquesLes bénéfices psychiques du travail manuelLes exigences cognitives du travail manuelLes arts et métiers et la chaîne de montageL'avenir du travail : retour vers le passé ?2. Faire et penser : la grande divergenceLa dégradation du travail ouvrierLa dégradation du travail de bureauTout le monde peut être EinsteinPortrait de l'homme de métier en philosophe stoïque3. Prendre les choses en mainPortrait de la motocyclette en monture rétivePetit traité de lubrification : de la pompe manuelle à la loupiote du crétinResponsabilité active ou autonomie ?Nostalgie précuisinée Le décentrement du faire4. L'éducation d'un mécanoL'apprenti apprentiLa théorie du lacetLe mentorLa mécanique comme diagnostic médico-légalUn savoir personnaliséPercer le voile de la conscience égoïsteL'idiotie en tant qu'idéal5. L'éducation d'un mécano (suite) : d'amateur à professionnelFred l'antiquaireShockoe MotoL'art de la factureHonda Magna et métaphysique6. Les contradictions du travail de bureauIndexer et résumerL'apprentissage de l'irresponsabilitéInterlude : à quoi sert l'université ?Le travail en équipeL'équipe et le chantier7. La pensée en actionEntre la loi d'Ohm et une paire de chaussures boueusesLe savoir tacite du pompier et du maître d'échecsTechnologie intellectuelle et connaissance personnelleLe manuel de service en tant que technologie sociale8. Travail, loisir et engagementLe monde du speed shopTravail et communautéLa plénitude de l'engagementEn guise de conclusion, solidarité et indépendanceSolidarité et éthos aristocratiqueL'importance de l'échecL'agir individuel dans un monde communRemerciements.
Crawford Matthew-B ; Saint-Upéry Marc ; Jaquet Chr
Résumé : Après le succès d'Éloge du carburateur, qui mettait en évidence le rôle fondamental du travail manuel, Matthew B. Crawford, philosophe-mécanicien, s'interroge sur la fragmentation de notre vie mentale. Ombres errantes dans la caverne du virtuel, hédonistes abstraits fuyant les aspérités du monde, nous dérivons à la recherche d'un confort désincarné et d'une autonomie infantile qui nous met à la merci des exploiteurs de " temps de cerveau disponible ". Décrivant l'évolution des dessins animés ou les innovations terrifiantes de l'industrie du jeu à Las Vegas, Matthew B. Crawford illustre par des exemples frappants l'idée que notre civilisation connaît une véritable " crise de l'attention ", qu'il explore sous toutes les coutures et avec humour, recourant aussi bien à l'analyse philosophique qu'à des récits d'expérience vécue. Il met ainsi au jour les racines culturelles d'une conception abstraite et réductrice de la liberté qui facilite la manipulation marchande de nos choix et appauvrit notre rapport au monde. Puisant chez Descartes, Locke, Kant, Heidegger, James ou Merleau-Ponty, il revisite avec subtilité les relations entre l'esprit et la chair, la perception et l'action, et montre que les processus mentaux et la virtuosité des cuisiniers, des joueurs de hockey sur glace, des pilotes de course ou des facteurs d'orgues sont des écoles de sagesse et d'épanouissement. Contre un individualisme sans individus authentiques et une prétendue liberté sans puissance d'agir, il plaide avec brio pour un nouvel engagement avec le réel qui prenne en compte le caractère " incarné " de notre existence, et nous réconcilie avec le monde.
Résumé : Mario Giacomelli (1925-2000) est l'une des grandes figures de la photographie européenne. Typographe de formation, Mario Giacomelli a développé un goût pour l'effet graphique qui aura un rôle primordial dans son travail photographique. Récompensé par de multiples prix, il acquit une renommée internationale grâce à des expositions en Europe, aux Etats Unis et au Japon. Cette monographie est l'ouvrage le plus complet consacré à l'ouvre de Mario Giacomelli. Chaque chapitre, dédié à un thème photographique, témoigne du regard personnel, à la fois acéré et stimulant, que le photographe n'a cessé de porter sur les paysages (pour n'en retenir que les formes linéaires et abstraites), les villages, les scènes de rue, les natures mortes et l'Italie. Les quelque six cents photographies bichromes rassemblées ici traduisent une connaissance approfondie d'un pays et d'un peuple, ainsi qu'une réelle maîtrise des formes.
Résumé : Le téléphone sans fil sonne : " Gascogne ? fait une voix pas du tout familière. - Qui voulez-vous que ce soit ? Et vous qui êtes-vous ? - Peu importe. Rufus Raffa vient de prendre une balle entre les deux yeux. - Pas possible ? Et pourquoi me le dire à moi ? - Je croyais que vous étiez... " Là-dessus, il raccroche. La mort de Raffa, en être le premier ou le dernier informé, c'est du kif, car personne n'ira se rincer le canal lacrymal à cette nouvelle. Surtout pas moi.
La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l'éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l'exemple du consultant en gestion, vibrionnant d'une tâche à l'autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l'évier, la raie des fesses à l'air." Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir... un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle l'une des réflexions les plus fines qu'il nous ait été donné de lire sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales. Mêlant anecdotes, récit et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce "travail intellectuel", dont on nous rebat les oreilles depuis que nous sommes entrés dans l'"économie du savoir", se révèle pauvre et déresponsabilisant. De manière très fine, à l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou réparer des objets - ce qu'on ne fait plus guère dans un monde où on l'on ne sait plus rien faire d'autre qu'acheter, jeter et remplacer. II montre que le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d'un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'"économie du savoir". Retour aux fondamentaux, donc. La caisse du moteur est fêlée, on voit le carburateur. Il est temps de tout démonter et de mettre les mains dans le cambouis... ""
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Résumé : Depuis la fin des années 1960, des femmes et des hommes ont décidé de projeter leurs "rêves en avant" en faisant le choix de vivre en communauté. Pour faire pièce à la société capitaliste et donner vie à leurs idéaux, ils ont bâti des utopies concrètes. Afin de comprendre la logique et la portée de ces initiatives multiples, il faut se demander non seulement qui sont les "communards", mais aussi ce qu'ils font. Il convient, autrement dit, d'examiner la manière de mettre en oeuvre au quotidien les utopies dont ils se réclament. Telle est l'ambition de ce livre. Celui-ci interroge les permanences et les recompositions des mondes communautaires d'hier et d'aujourd'hui. Fruit de plusieurs années d'enquête, il s'intéresse en particulier aux "communautés intentionnelles" qui, aux Etats-Unis, ont adopté des principes de vie et de travail égalitaires. Il porte ainsi attention au cas de Twin Oaks (Virginie), l'une des plus anciennes et des plus importantes d'entre elles. Si les accommodements avec la société et les différends internes complexifient le bilan d'un demi-siècle d'expérimentations sociales originales, tout indique que, loin de la trace archaïque d'un monde révolu à laquelle certains ont voulu les réduire, les communautés utopiques sont devenues aujourd'hui des ferments propres à féconder notre avenir.
Résumé : Pour combattre la souffrance au travail, c'est l'organisation même du travail qu'il faut changer. Dans les écoles, chez les policiers ou les travailleurs sociaux, dans les usines ou les bureaux, chez les jeunes en situation de non-emploi, partout l'on assiste à une aggravation de la violence. Quel sens lui donner ? Peut-on la conjurer ? Comment se déclenche-t-elle ? Quelles sont ses conséquences ? Utilise-t-on les bonnes méthodes pour la traiter ? Issu des travaux de la Commission "Violence, travail, emploi, santé" dirigée par Christophe Dejours, ce livre montre à quel point l'organisation du travail est en cause dans la genèse de la violence sociale, et propose des voies d'action, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'entreprise, pour améliorer le "vivre ensemble".
Résumé : En France, la souffrance au travail se porte bien : 30 000 burn out, 3,2 millions de personnes en danger d'épuisement, 400 suicides par an... Un marché économique s'est donc créé autour des risques psychosociaux : formations, expertises, séminaires... Ce juteux business prolifère et gangrène le monde du travail. Malgré les sommes astronomiques investies par les entreprises, une prise de conscience nationale, une médiatisation de grande ampleur, la souffrance professionnelle s'est-elle atténuée pour autant ? En aucun cas. Il est vrai que, sous couvert de " bien-être au travail ", l'objectif reste le profit de l'entreprise. Un salarié " heureux " serait en effet plus rentable. Rien d'étonnant alors si cette mascarade ne fait pas rimer labeur avec bonheur !
Réformer l'école, refonder l'entreprise, transformer la société, voici les trois axes qui structurent le projet de société de Michel Hervé. Cet ouvrage est un plaidoyer pour l'instauration d'une véritable démocratie concertative, construite sur la confiance entre les individus. Ce modèle n'est pas simplement politique, sa force est de pouvoir s'appliquer dans les entreprises, les écoles, les universités, les hôpitaux, les familles... Michel Hervé en fait l'expérience depuis plus de 40 ans, dans son groupe organisé sur un mode concertatif. Il propose de transformer radicalement les méthodes de management. Mais cette refondation interne des entreprises ne peut suffire en elle-même. L'école doit elle aussi évoluer, pour former des individus plus libres et plus créatifs. Collaboration, créativité, intelligence collective, pensée écologique : si ce cercle vertueux est enclenché, nous serons prêts pour une révolution de la confiance.