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Balade en région Centre
Craissati Marie-Noëlle ; Buisson Georges
ALEXANDRINES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782912319807
Paysages écrits, paysages décrits, par Georges Buisson "Tout ce que l'artiste peut espérer de mieux c'est d'engager ceux qui ont des yeux à regarder" prévenait George Sand. La Région Centre recèle des richesses inégalées ! Cette région, qui se décline à la manière d'une fleur à six pétales correspondant aux six départements qui la composent, est de fait composée d'espaces géographiques qui en font sa richesse : Sologne, Gâtinais, Berry, Touraine, Orléanais, Beauce, Brenne, Axe ligérien, Sancerrois... , territoires sensibles fécondés par la présence des écrivains qui, à leur manière, les ont célébrés. Anatole France, Balzac, Colette, Gaston Couté, Max Jacob, Hervé Bazin, Henry de Monfreid, George Sand, Marcel Proust, Maurice Genevoix, tous entrés dans notre Panthéon littéraire. D'autres plus méconnus et qu'il conviendra de découvrir : Marguerite Audoux, Marcel Béalu, La Tour du Pin, d'autres encore, vivants de nos jours et qui reprennent le flambeau : Nancy Huston, Diane de Margerie, Jean-Christophe Rufin, ... La liste est longue et incomplète et son énoncé donne un incroyable tournis. Leurs regards démultipliés ne sont que les leurs, tout comme leurs ressentis. Et c'est bien en cela que leurs perceptions intimes nous passionnent ! Elles ne se contentent pas de reproduire de simples photographies insipides ou d'anonymes dépliants touristiques. Ces écrivains, si différents les uns des autres, réinventent littéralement ce qu'ils nous donnent à percevoir. Ils réinterrogent ce qui les environne. Sans doute transposent-ils par leurs créations la simple réalité, l'idéalisent-ils, pour notre plus grand plaisir, dans une sorte de "mentir-vrai" qui nous comble. Regarder, certes, mais autrement comme Colette qui constatait : "Nous ne regardons, nous ne regarderons jamais assez juste, jamais assez passionnément... " C'est ce que fait encore aujourd'hui, avec talent, Diane de Margerie quand elle fait chanter au bout de sa plume ou sur les touches de son ordinateur "les nuages d'étourneaux qui, tout à coup s'abattent sur la Beauce, les grandes machines agricoles aux yeux rouges, le crépitement des moissons... " Chacun de ces écrivains nous invite donc à exercer un autre regard sur ce qui nous entoure et sur ce qu'on risquerait, tout simplement, de ne plus voir. Ce faisant, ils donnent à notre Région une épaisseur presque charnelle, bien éloignée de la froideur administrative ou de la simple promotion touristique. Avec eux notre Région respire, elle est vivante, elle palpite. Pourrions-nous dire qu'elle se laisse caresser ? Quand Balzac, évoquant la capitale de la Touraine, écrit que "Tours a été et sera toujours, les pieds dans la Loire, comme une jolie fille qui se baigne et joue avec l'eau". , ne nous fait-il pas ressentir mieux que quiconque, la sensualité de cette cité qui s'étire le long du plus féminin des fleuves ? Rien n'est plus subjectif que cette pertinente perception et c'est tant mieux ! Colette, elle, nous offre encore : "La colline (qui) fume de pruniers blancs, chacun d'eux immatériel et pommelé comme une nue ronde" Il y a dans cette respiration du paysage une offrande, presque intime et tellement généreuse, qui nous touche et qui nous fait voir ce qui ne pourrait se voir au simple premier regard. Il y a dans toute ces créations littéraires, des plus anciennes aux plus récentes, un sésame miraculeux qui nous ouvre les portes de la Région Centre. Chacun pourra alors, d'un point à l'autre, errer, nourri des imaginaires et de la réalité de tous ces écrivains, cueillir ici ou là les plus belles de leurs pages et se construire, livre à la main, une perception d'un territoire régional qui fait sens et qui frémit. Alors, peut-être dirons-nous comme Anatole France : "Je n'ai pas trouvé d'endroit qui convient mieux au climat de mon coeur... " En cela, le regard de l'artiste en général et de l'écrivain en particulier, sera toujours irremplaçable. N'étant pas volontairement objectif, il aiguise nos sens et notre appétit. La Région se trouve ainsi chantée, célébrée, auscultée malgré elle par la magie de l'écriture. Sa physionomie en est sublimée, presque sacralisée pour devenir la magnifique réalité d'un patrimoine immatériel empreint de sensualité. Le livre peut alors devenir, tout simplement, le bâton qui accompagnera le voyageur, de lieu d'écriture en lieu d'écriture, de territoire écrits en territoire décrits. Une manière de ressentir profondément ce qu'il y a de plus riche et de plus mystérieusement caché dans cette Région si "littérairement habitée" . Jean- Christophe Bailly ne dit pas autre chose, et certainement mieux, dans son passionnant ouvrage "Le Dépaysement" : "Sans doute suffit-il d'errer un peu plus longtemps, ou d'avoir quelque chose de précis à faire (une démarche, une course, une visite) pour que l'épaisseur de l'indifférencié se défasse et qu'apparaisse un trait saillant, une surface brillante, un reflet changeant ou pour que ce que l'on jugeait totalement replié s'entrouvre". Alors, aucune hésitation à avoir : bonnes lectures et bons voyages !
Trenet. Un jeune homme de quatre-vingt-huit ans qui s'est éteint un soir de février 2001. Né en 1913, l'homme a traversé son siècle à vive allure, dans un vibrant éclat de rire. Le grand Charles emportait son public dans un tourbillon de gaieté et de bonne humeur, faisant oublier les tracasseries du quotidien en élevant l'âme. C'était cela, son ambition. Car Trenet n'était pas un artiste comme les autres: il était avant tout saltimbanque, un troubadour moderne qui a fait descendre la poésie dans la rue pour la mettre à la portée de tous. Cette biographie retrace l'extraordinaire destin du "Fou chantant", qui débute dans des cabarets, des années 20, se lie d'amitié avec Cocteau et les surréalistes, traverse la guerre et s'impose comme l'une des plus brillantes étoiles de la chanson française. Une vie riche, atypique. Enchantée.
Coluche. Le public est orphelin de son humour, de son talent et de sa générosité. 25 ans après sa disparition, l'homme laisse un immense vide que personne n'a comblé. Cette biographie complète révèle d'abord un Michel Colucci intime. Fils d'immigrés italiens qui n'a jamais oublié d'où il venait, l'injustice le révoltait. Sous le masque du clown triste, c'était un homme tourmenté et généreux, le président des sans-voix, des oubliés, qui a laissé les Restos du Coeur en héritage. Ce livre fait aussi revivre Coluche, l'humoriste et l'acteur. Le comique qui mettait un nez rouge et endossait une salopette rayée pour raconter la société et ses travers. L'homme aux sketches et films restés dans les mémoires. Voici donc l'histoire d'un mec qui nous manque et que l'on n'oubliera pas de sitôt.
Chanel. Un nom qui symbolise à la fois le luxe et l'élégance absolus. Un nom indissociable de ce "chic parisien" qui rayonne toujours dans le monde entier. On connaît moins le rôle historique que Gabrielle Chanel, personnalité au caractère inflexible, a joué auprès des femmes. Elle a libéré leur corps, leur a permis de s'exprimer quand elles étaient encore engoncées dans des traditions contraignantes et rigides. Une véritable ?uvre révolutionnaire. Rien ne laissait présager l'incroyable destin de cette femme issue d'une famille extrêmement modeste. Gabrielle Chanel a marqué l'histoire, frayant avec les grands de ce monde, prenant parfois le mauvais parti au mauvais moment. Personnage romanesque, elle a vécu sans concessions, avec pour seule ligne de conduite l'élégance de la liberté.
Les maisons, les rues de Bordeaux, ce sont les événements de ma vie, admettait François Mauriac". Patrie des 4 "M", (Montaigne, Montesquieu, Mauriac et "moi", selon le mot de Philippe Sollers), Bordeaux a représenté un point d'ancrage pour de nombreux auteurs, de Raymond Guérin à Jean-Marie Laclavetine ... et aussi une destination de voyage pour leurs illustres prédécesseurs : Hugo, La Rochefoucauld, Saint-Simon, Hölderlin... Leur vie girondine nous est racontée par leur meilleur biographe. Bordeaux des écrivains est à déguster comme on s'attable à un banquet joyeux. Les huîtres d'Arcachon en rafales, l'épaisse entrecôte à la bordelaise et les vieux millésimes en magnum sortis des caves, accompagnant généreusement les conversations de nos illustres biographes (Veilletet, Volpilhac, Cocula, Suffran, Chambard et tant d'autres). Et ils évoquent gaiement les grands écrivains qui ont porté fièrement, à travers le temps littéraire, les couleurs de Bordeaux, les reflets du Bassin et la douceur de la Gironde.
Elevé dans les quartiers populaires, de l'est de Paris, à Ménilmontant puis dans le Pigalle animé des années 30, la vie de Gainsbourg à Paris suit le parcours de sa réussite qui le conduit d'abord dans les quartiers ouest les plus huppés de la capitale, avant de le voir s'installer au coeur de Saint- Germain-des-Près, 5 bis, rue de Verneuil, sa maison musée dont les fans ont transformé la façade en oeuvre d'art in progress. Le Paris de Gainsbourg nous invite à une balade dans le temps et la géographie parisiennes d'un des grands artistes du XXe siècle. Emmanuelle Guilcher nous fait revivre l'ambiance des cabarets de la Rive Gauche (Madame Arthur, Milord l'Arsouille), où, pianiste puis chanteur débutant, Gainsbourg débute dans les années 50 ; elle nous raconte ses rencontres avec Boris Vian, Juliette Gréco, les temps de la bohême et ceux des grandes scènes du music-hall parisien : Bobino et Le Palace. Avec elle nous arpentons le quartier sur les pas du chanteur, pour flâner dans les galeries de la rue du Bac, boire un verre au café de Flore, déjeuner chez Lipp ou dans un bistrot du coin, longer les quais pour une visite au 36 quai des orfèvres ou encore une promenade au musée du Louvre. Signe de son inscription éternelle dans la mémoire et la vie parisienne, une station Serge Gainsbourg sera ouverte en 2011, hommage unique pour un chanteur mais clin d'oeil que l'auteur-compositeur interprète du Poinçonneur des lilas, amoureux de l'urbanisme de la capitale aurait apprécié. L'auteure est allée interviewer des figures du monde du spectacle dont Michel Drucker, Pierre
De grands biographes nous content la vie intime des écrivains de Seine-Maritime. Terre natale de Corneille, Flaubert et Maupassant, lieu d'origine des familles de Dumas et de Gide, résidence privilégiée de Maurice Leblanc, Gaston Leroux et Raymond Queneau, cette terre a façonné les plus grands hommes et femmes de lettres !