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Le violon de Rothschild
Cozarinsky Edgardo ; Fleischmann Benjamin ; Tchekh
ACTES SUD
18,60 €
Épuisé
EAN :9782742709632
En février 1894, Anton Tchekhov publie dans Les Nouvelles russes l'une de ses plus sensibles nouvelles: Le Violon de Rothschild, où l'on voit le vieil Iakov léguer son instrument à un homme qu'il ne portait pourtant pas dans son c?ur. En 1941, le jeune Benjamin Fleischmann est sur le point d'achever la composition d'un opéra que lui é inspiré cette nouvelle, quand il prend la soudaine décision de s'engager dans les brigades populaires pour la défense de Leningrad où il laissera la vie. Après la guerre, l'opéra est achevé et orchestré par Dimitri Chostakovitch qui en avait donné l'idée à son élève. Mais en 1968 les censeurs soviétiques l'interdisent au lendemain de la première représentation. En 1990, Edgardo Cozarinsky découvre l'?uvre à la radio et, bouleversé, décide aussitôt d'en faire un film. Le livre que voici associe le début (1894) et l'aboutissement (1996) de cette aventure singulière en proposant la nouvelle de Tchekhov et le scénario de Cozarinsky qui, par le double jeu de la musique et d'images inoubliables, en a magnifié le caractère symbolique.
La chronique de l'immigration juive en Argentine et les histoires qui s'y rattachent constituent la toile de fond du Ruffian moldave, une chronique sur laquelle Edgardo Cozarinsky n'est ni le roman documentaire, ni le larmoyant mémoire familial, mais la tradition dramatique yiddish des mythes ancestraux et des comédies musicales qui, transférés des pampas russe aux steppes argentines, ont acquis sur les scènes du nouveau pays les costumes de la couleur locale et les rythmes des tangos et des milongas. [...] Ce ne sont pas les voies directes ni les récits définitifs dont le dénouement est visible dès le début qui intéressent Cozarinsky, ce sont les carrefours, ces espaces doubles ou triples où des histoires différentes se rencontrent et, en même temps, semblent se séparer. "
Résumé : Andrés Oribe, un vieux cinéaste, confie ses cahiers à Martin avant de se retirer du monde. Ils relatent l'histoire de Céleste, une fille des bidonvilles de Buenos Aires, qui deviendra, à Berlin, la maîtresse d'un magnat russe. Au milieu du dernier carnet, se trouve un papier d'argent, de ceux que les Chinois brûlent le jour des morts. Martin et Elisa, tous deux étudiants à l'Ecole de cinéma, proposent comme trame de leur premier film de partir à la recherche d'Oribe. Un jour, leurs passés se croiseront. Peut-être revivront-ils alors dans le monde disparu d'Oribe et s'approprieront-ils les histoires d'un homme qui, coûte que coûte, a eu besoin de laisser dans ses cahiers, une trace de son passage sur terre ? Que faire d'une histoire dont on a hérité et faut-il, pour la sauver de la pesanteur du passé, lui insuffler une passion nouvelle, en donner une version différente ? Ou devrait-on plutôt suivre les conseils d'Oribe : vivre l'instant présent, fuir à tout prix le passé qui est un non-lieu et ne jamais revenir là où on a été heureux, ne jamais revoir les gens que l'on a aimés autrefois.
Résumé : Un vieil écrivain se souvient. Plus encore, il essaie de se remémorer comment il est devenu romancier. Alors lui revient en mémoire l'image du jeune homme qu'il a été, à Buenos Aires, dans les années 50 : un lycéen qui rêve d'échapper au milieu bourgeois et conservateur de ses parents. Un soir il s'aventure dans un bar où se produit une star vieillissante du tango, et quand un inconnu l'aborde, il n'hésite pas alors à se présenter sous une fausse identité. Il sera donc Victor pour Andrés, mais ce mensonge n'empêche pas ce dernier d'attendre le futur écrivain devant son lycée deux jours après leur première rencontre. Une étrange relation se tisse entre eux. Andrés est plus âgé que Victor, il ne semble pas exercer de profession précise, seulement prendre du plaisir à emmener son jeune protégé dans des lieux insolites, lui présenter le monde interlope de la capitale argentine et lui acheter des jeans et des blousons, vêtements interdits par les parents de Victor. Une attraction qui ne dit pas son nom lie les deux hommes, et Victor est sous le charme obscur d'Andrés, jusqu'à ce que cette relation faite de non-dits et de secrets prenne brutalement fin lors d'un accident de voiture. Roman de formation et d'initiation, récit d'une éducation sentimentale, Dark est aussi un magnifique texte sur la naissance d'un écrivain.
Janvier 1945. Une jeune femme, vêtue d une lourde cape militaire qui la protège à peine du froid, fuit à travers la Pologne et la Tchécoslovaquie.Trois ans plus tard, nous la retrouvons à Buenos aires, où elle a refait sa vie, hantée par son passé. Elle élève un fils, Federico, qui cherche bientôt à savoir, à comprendre ce qu'elle cherche à oublier."Les histoires, on ne les onvente pas, on en hérite", écrivait Edgardo Cozarinsky dans Un ruffian moldave.Variation sur l'un des moments les plus tragiques de notre Histoire, l'auteur brouille les pistes: au lecteur de distinguer le bien du mal, les bourreaux des victimes...
Aurélien est nouveau dans son lycée. Il a déménagé. Ce n?est pas la première fois qu?il déménage. Pas facile de se faire des amis dans ces conditions. Mais justement, des amis, Aurélien semble ne pas en vouloir. Il est du genre solitaire; parfois il voudrait juste pouvoir se fondre dans le décor pour qu?on lui fche la paix. Pourtant, un garçon de sa classe, Thibaud, semble s?intéresser particulièrement à lui; il parvient même à convaincre Aurélien de participer à une soirée slam. Dans la pulsation des mots, dans la chaleur de cette amitié naissante, Aurélien arrive enfn à faire craquer la glace qui l?enserre et commence à se libérer du poids du secret, celui du deuil.
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !