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ANTHOLOGIE DE LA POESIE CHINOISE CLASSIQUE
COYAUD MAURICE
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251490229
Les vers classiques réguliers chinois, choisis depuis le vile siècle avant J.-C. jusqu'au xlle siècle après, pour cette anthologie, ont quatre, cinq, six ou sept pieds. On a ainsi le principe d'organisation de quatre chapitres. Un cinquième chapitre concerne les mètres irréguliers. La principale originalité de ce recueil est, d'abord, qu'il fournit la transcription des textes choisis. Le lecteur, qui voudra faire un petit effort, sera donc en mesure de "lire" à haute voix l'original, ou du moins de mieux pouvoir s'y référer, et de consulter un dictionnaire sans trop y perdre de temps. Deuxième originalité: l'auteur du recueil a jugé amusant de confronter la poésie chinoise à la française, et parfois à la poésie latine. Les références qu'il propose sont tout à fait subjectives, faites pour provoquer, émoustiller le lecteur, et l'inviter à trouver de lui-même les points de ressemblance ou de différence avec la poésie qui lui est plus familière. Une dernière annexe a pour but de dérider le lecteur sourcilleux et austère, que certains poètes Tang, assez sévères auraient renfrogné.
Trois formes de la poésie japonaise classique sont présentées ici. Le tanka comporte cinq vers. Le haïku est un dérivé du tanka. Les renga sont constitués soit par des suites de tanka, soit par des suites de haïku, soit par des distiques. Le tanka traite souvent des thèmes amoureux, tandis que le haïku n'aborde à peu près jamais cette source d'inspiration. Le haïku comporte normalement un mot indiquant la saison, soit directement, soit de façon allusive. A la fois étude et anthologie des chefs d'oeuvres de la poésie japonaise, ce livre est la meilleure et la plus accessible approche de ces formes dont les règles élémentaires ont pour but essentiel la captation de l'instant vécu dans son jaillissement. On pourrait illustrer cette trinité poétique par la formule de Rimbaud : "j'écrivais les silences, je notais l'inexprimable, je fixais les vertiges.
Résumé : La leçon donnée au corbeau. Le corbeau fait roi, devint de plus en plus insupportable et prétentieux. Les oiseaux ne toléraient plus sa morgue. L'un d'entre eux dit : - Votre Altesse corbillarde ! Il est connu de tous que vous avez des plumes admirables. Donnez-nous au moins une plume à chacun. Nous en ferons une greffe, afin d'améliorer notre plumage. Le corbeau se rengorgea affreusement et dit : - Tu parles d'or. En ma grande sollicitude, je vous accorderai des plumes afin que vous opériez des greffes. Et le corbeau, sur ces bonnes paroles, entreprit de s'arracher des plumes, les offrant en présent à ses sujets. Le corbeau ne tarda pas à se trouver nu. Il ne put éviter de devenir la risée de ses sujets. Ceux-ci s'envolèrent dans un brûlis de forêt, en rapportèrent des cendres, dont ils oignirent le corbeau de patte en bec. Couvert de suie noire et de honte, le corbeau ne savait où se mettre. C'est depuis ce temps-là que les corbeaux ont le plumage noir comme charbon.
Rien de plus loin de nous que les haïkus, ces brefs poèmes sans sillage, dont la perfection est toujours effacement : poèmes du moins-dire, qui occupent peu de place, et qui occupent légèrement leur place. Inutile de leur chercher un sens, leur déroutante insignifiance s'ouvre naturellement à tous les sens. Inutile surtout de les lester de nos certitudes : leur poésie baladeuse, sans bagage, est née sur le chemin et entend y rester. Ils fleurissent sur les lèvres du flâneur qui n'attend rien, ne cherche rien, se contente d'aller, prêt à toutes les rencontres, à tous les émerveillements. Ils ne se haussent pas du col, préfèrent l'aise, le débraillé même, et trottent vers l'ineffable par les raccourcis de l'humour. Se laisser aller avec eux... Les haïkistes nippons notaient volontiers leurs petits poèmes en marge du récit de leurs randonnées, comme autant de pauses, de points de suspension. Maurice Coyaud procède comme eux. Son anthologie n'en est pas vraiment une et c'est tant mieux ; elle prend forme de promenade, de libre divagation. Emboîtant le pas aux haïkistes eux-mêmes, c'est à un voyage à travers le Japon éternel qu'il nous convie, au long d'une vingtaine de chapitres élus par son humeur (saisons, lumière, musique, bestiole, humour...), le tout entrecoupé de contes populaires d'une revigorante crudité - celle même où sait se complaire aussi le haïku. Écoutons ces voix qui nous disent que la poésie, même si elle n'est jamais que l'autre nom de l'indicible, ne loge pas au temple que l'on croit : elle suit les chemins vicinaux, dort dans les fossés et chausse les savates de tout le monde. Elle ne cherche rien (puisque chercher est l'un des meilleurs moyens de ne rien trouver), donnant secrètement raison au sage qui nous prévient narquoisement : « Quand vous regardez, contentez-vous de regarder. Si vous réfléchissez, vous mettez déjà hors de la cible. » Publié pour la première fois en 1978, constamment réédité depuis, Fourmis sans ombre fait mentir ceux qui clament que la poésie n'intéresse plus personne. Son constant succès, il n'est pas trop tôt pour le dire, est celui d'un futur classique. Passage en collection « Libretto » d'un livre de poésie qui n'a jamais cessé d'être un succès en librairie... et que Roland Barthes considérait comme le meilleur guide possible du Japon éternel.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.