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Givre et sang
Cowper Powys John ; Margerie Diane de ; Jaujard Fr
POINTS
12,20 €
Épuisé
EAN :9782757807538
Rook Ashover est un homme hanté. Par l'intensité de ses liens avec la nature, par les trois femmes qu'il désire avec une violence sourde, par l'amour dévorant qu'il voue à son jeune frère Lexie, condamné par la médecine. Perdu dans ses pulsions contradictoires, hésitant entre la culpabilité et le chagrin, le désir et le remords, la fidélité au passé et l'horreur que lui inspire une hérédité maudite, Rook ne se tient jamais bien loin de la folie. Son attirance sensuelle et mystique pour la nature imprègne le récit de sa déchéance d'un lyrisme touchant au sublime. Biographie: Fils de pasteur, né en 1872 dans le Derbyshire, John Cowper Powys est très attaché:à ses jeunes frères, Llewelyn et Theodore Francis, futurs écrivains de renom. En 1904, il part enseigner aux Etats-Unis où il se fait connaître comme poète et essayiste. Wood and Stone marque en 1915 le début d'une ?uvre romanesque intense et tourmentée, notamment Wolf Solent (1929) et Les Enchantements de Glastonbury (1932). Il meurt en 1963, au pays de Galles.
Publié en 1915 (et dédié à Thomas Hardy), ce "premier roman" contient, en puissance et en actes, toutes les obsessions, toutes les grandes figures des fictions à venir de Powys... lequel met en scène - sur fond de révolte ouvrière contre le propriétaire d'une carrière de pierre - l'affrontement de deux mythologies : celle du Pouvoir et celle du Sacrifice. Surtout, il sonde avec une acuité cruelle les replis du coeur des hommes : l'impitoyable coeur des forts, et le coeur bizarre des faibles, des parias, des maudits, des séparés-de-tout. Roman de la violence, proclamée ou refrénée, Wood and Stone se veut aussi une méditation passionnée sur la matière : la pierre (qui fournira à Caïn l'arme du premier crime), le bois (celui de la Croix, du supplice consenti). Prévenons tout de suite le lecteur : il ne trouvera dans ce récit pas une once de misérabilisme, aucune trace d'idéologie, aucune ombre de conviction sociale, mais, par-delà l'évocation magique des paysages du sud-ouest de l'Angleterre, un érotisme sado-masochiste du meilleur aloi. Telle est en effet, plus que toute autre, la vertu que Powys arbore à son blason, et dont le symbole demeure son légendaire gourdin - sceptre panique et compagnon de ses interminables randonnées à travers les brumes du Dorset ou du Pays de Galles, sur lequel il appuyait ses doutes et ses troubles (plutôt que ses certitudes), et qu'il brandissait à l'occasion comme un sexe triomphant.
Etrange fantasmagorie ! On y voit, blottis sur un bateau aérien aux allures de soucoupe volante, un vieil homme (M...), une jeune fille (Morwyn), un chien (Pierre le Noir), et un capitaine à la retraite - précipités par un cataclysme au centre de la Terre. Là, dans un décor qui rappelle Gustave Doré ou les illustrateurs de Jules Verne, ces personnages traversent le royaume des ombres et rencontrent des figures dignes d'une super-Odyssée enfantine, Torquemada, le marquis de Sade, Tityos-Prométhée, Socrate et le barde Taliessen, entre autres ! Le ciel, aux enfers, est composé de rocs, le bateau volant est capitonné d'une neige noire et, sur les parois de pierre qui emprisonnent nos héros perdus, des télévisions diaboliques projettent toutes les scènes les plus sadiques existant depuis que le monde est monde... Comment le romancier si tragiquement déchiré de Givre et Sang et de Wolf Solent en est-il arrivé, la soixantaine passée, à se lover ainsi avec délices dans l'enveloppement de la rêverie diurne ? C'est qu'une telle fantasmagorie signe l'aboutissement de sa quête : la délivrance, le refus d'un manichéisme destructeur, à travers la richesse de l'imaginaire."
John Cowper Powys, nous le savons, est un démiurge de poids : romans, essais, journal, autobiographie sont désormais connus du public français. Il a également écrit des milliers de lettres, pour la plupart inédites à ce jour. Elles sont si révélatrices de la personnalité de leur auteur, si fourmillantes de détails sur sa carrière de conférencier, d'écrivain, sur ses goûts littéraires, sa vie quotidienne, ses liens avec Llewelyn, le frère adoré, ses amours de passage et ses liaisons marquantes (Frances Gregg et Phyllis Playter), que tout amateur se plongera avec délices (et profit) dans cette correspondance qui fait littéralement partie de l'?uvre. Il y retrouvera, au gré d'une syntaxe et d'une ponctuation souvent (volontairement ou inconsciemment) capricieuses, le style inimitable de l'auteur de Givre et Sang, le flot torrentiel des fantasmes, peurs, lâchetés, exaltations et obsessions de l'homme John Cowper. Que tous les non-lecteurs de Powys ne se sentent pas exclus cette correspondance, dont la sélection (1910-1940) s'étend délibérément sur une période charnière de sa vie et des événements du siècle, est aussi celle d'un témoin. Depuis une Amérique, tantôt aimée, tantôt haïe mais toujours " bien-pensante ", le visionnaire porte un regard acéré sur les deux guerres mondiales, un regard complice sur les opprimés, un regard séduit sur la féminité : cette foisonnante symphonie d'idées et de sentiments est l'une des plus intéressantes - et émouvantes - de l'époque.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.