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Morwyn. La vengeance de Dieu
Cowper Powys John
BOURGOIS
19,82 €
Épuisé
EAN :9782267008364
Etrange fantasmagorie ! On y voit, blottis sur un bateau aérien aux allures de soucoupe volante, un vieil homme (M...), une jeune fille (Morwyn), un chien (Pierre le Noir), et un capitaine à la retraite - précipités par un cataclysme au centre de la Terre. Là, dans un décor qui rappelle Gustave Doré ou les illustrateurs de Jules Verne, ces personnages traversent le royaume des ombres et rencontrent des figures dignes d'une super-Odyssée enfantine, Torquemada, le marquis de Sade, Tityos-Prométhée, Socrate et le barde Taliessen, entre autres ! Le ciel, aux enfers, est composé de rocs, le bateau volant est capitonné d'une neige noire et, sur les parois de pierre qui emprisonnent nos héros perdus, des télévisions diaboliques projettent toutes les scènes les plus sadiques existant depuis que le monde est monde... Comment le romancier si tragiquement déchiré de Givre et Sang et de Wolf Solent en est-il arrivé, la soixantaine passée, à se lover ainsi avec délices dans l'enveloppement de la rêverie diurne ? C'est qu'une telle fantasmagorie signe l'aboutissement de sa quête : la délivrance, le refus d'un manichéisme destructeur, à travers la richesse de l'imaginaire."
Publié en 1915 (et dédié à Thomas Hardy), ce "premier roman" contient, en puissance et en actes, toutes les obsessions, toutes les grandes figures des fictions à venir de Powys... lequel met en scène - sur fond de révolte ouvrière contre le propriétaire d'une carrière de pierre - l'affrontement de deux mythologies : celle du Pouvoir et celle du Sacrifice. Surtout, il sonde avec une acuité cruelle les replis du coeur des hommes : l'impitoyable coeur des forts, et le coeur bizarre des faibles, des parias, des maudits, des séparés-de-tout. Roman de la violence, proclamée ou refrénée, Wood and Stone se veut aussi une méditation passionnée sur la matière : la pierre (qui fournira à Caïn l'arme du premier crime), le bois (celui de la Croix, du supplice consenti). Prévenons tout de suite le lecteur : il ne trouvera dans ce récit pas une once de misérabilisme, aucune trace d'idéologie, aucune ombre de conviction sociale, mais, par-delà l'évocation magique des paysages du sud-ouest de l'Angleterre, un érotisme sado-masochiste du meilleur aloi. Telle est en effet, plus que toute autre, la vertu que Powys arbore à son blason, et dont le symbole demeure son légendaire gourdin - sceptre panique et compagnon de ses interminables randonnées à travers les brumes du Dorset ou du Pays de Galles, sur lequel il appuyait ses doutes et ses troubles (plutôt que ses certitudes), et qu'il brandissait à l'occasion comme un sexe triomphant.
La vie n'a pas de vérité intrinsèque. Pas plus qu'elle n'a de vérité extrinsèque. Elle n'a pas de vérité, un point c'est tout ; Combien de fois le désir sensuel qui frémit dans nos nerfs tremblants n'est-il qu'une atroce soif de repos, de paix, d'oubli ? S'échapper vers l'obscurité, vers l'eau qui coule à flots, vers des villes étrangères et lointaines, au long de grandes routes mystérieuses. S'échapper vers des cathédrales médiévales, vers des bibliothèques byzantines, vers des cloîtres du Haut Moyen Age. S'échapper vers n'importe quel royaume des elfes, un pays de vapeur et de brume où le soleil est moins puissant et la lune plus puissante que chez nous, un pays où les voix humaines parlent comme dans une transe, un pays où le rivage étouffe le murmure des flots.
John Cowper Powys, nous le savons, est un démiurge de poids : romans, essais, journal, autobiographie sont désormais connus du public français. Il a également écrit des milliers de lettres, pour la plupart inédites à ce jour. Elles sont si révélatrices de la personnalité de leur auteur, si fourmillantes de détails sur sa carrière de conférencier, d'écrivain, sur ses goûts littéraires, sa vie quotidienne, ses liens avec Llewelyn, le frère adoré, ses amours de passage et ses liaisons marquantes (Frances Gregg et Phyllis Playter), que tout amateur se plongera avec délices (et profit) dans cette correspondance qui fait littéralement partie de l'?uvre. Il y retrouvera, au gré d'une syntaxe et d'une ponctuation souvent (volontairement ou inconsciemment) capricieuses, le style inimitable de l'auteur de Givre et Sang, le flot torrentiel des fantasmes, peurs, lâchetés, exaltations et obsessions de l'homme John Cowper. Que tous les non-lecteurs de Powys ne se sentent pas exclus cette correspondance, dont la sélection (1910-1940) s'étend délibérément sur une période charnière de sa vie et des événements du siècle, est aussi celle d'un témoin. Depuis une Amérique, tantôt aimée, tantôt haïe mais toujours " bien-pensante ", le visionnaire porte un regard acéré sur les deux guerres mondiales, un regard complice sur les opprimés, un regard séduit sur la féminité : cette foisonnante symphonie d'idées et de sentiments est l'une des plus intéressantes - et émouvantes - de l'époque.
Résumé : "Toute ma vie son influence a illuminé mon travail... Oui, Fante a eu un énorme effet sur moi. [...] Fante était mon dieu." Charles Bukowski. "En tant qu'écrivain, je suis très heureux de recevoir une bonne leçon. Comme simple lecteur, j'ai poussé les portes du paradis." Philippe Djian. "A l'image de Fante, Bandini et Molise, ses héros de papier, débordent de rancoeur, de tendresse, de générosité ou d'une méchanceté noire inouïe. Ils sont infects, drôles, adorables, émouvants." La Vie. "Les histoires de Fante ressemblent toujours à la sienne. Son héros, Arturo Bandini, est aussi fils d'immigrés italiens, il a aussi envie de prendre sa revanche sur les années de dèche, de se faire une place sur les rayons des bibliothèques, d'aimer les femmes. Tout cela, Fante le fait passer dans une écriture dégraissée, déblayée de toute littérature." Télérama.
Résumé : Suite à la mort des ses parents, Mélanie, une jeune adolescente, quitte sa belle maison de campagne avec son frère et sa soeur pour aller vivre dans le petit appartement londonien de son oncle Philip. Très vite, ce dernier, monteur de marionnettes, va se muer en personnage immense et effrayant, Barbe-Bleue en son château aux portes closes. Récit d'initiation, fable sur la confrontation du mal et de l'innocence, le roman d'Angela Carter est tout cela. Il joue des références littéraires et picturales : Lear, Carroll, mais aussi Coleridge, Melville et Poe sont convoqués dans cette histoire profondément mystérieuse et touchante.
Résumé : Ecrit en 1969, Love est un roman trouble et bouleversant où le féminisme radical, mais nuancé, de l'auteur se présente sous les dehors les plus pervers et les plus violents. Love raconte une étouffante histoire d'amour à trois où les émotions les plus subtiles côtoient les pulsions sexuelles les plus grossières et les névroses sentimentales les plus cruelles. Le tout sanctionné par l'acte de violence et d'amour le plus définitif. Illuminé par la présence d'une héroïne aussi fragile que radieuse, ce livre vibrant représente la quintessence du talent d'Angela Carter.
Un jour j?ai sorti un livre, je l?ai ouvert et c?était ça. Je restai planté un moment, lisant et comme un homme qui a trouvé de l?or à la décharge publique. J?ai posé le livre sur la table, les phrases filaient facilement à travers les pages comme un courant. Chaque ligne avait sa propre énergie et était suivie d?une semblable et la vraie substance de chaque ligne donnait sa forme à la page, une sensation de quelque chose sculpté dans le texte. Voilà enfin un homme qui n?avait pas peur de l?émotion. L?humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi. J?avais une carte de la bibliothèque. Je sortis le livre et l?emportai dans ma chambre. Je me couchai sur mon lit et le lus. Et je compris bien avant de le terminer qu?il y avait là un homme qui avait changé l?écriture. Le livre était Demande à la poussière et l?auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m?influencer dans mon travail" (Charles Bukowski, 1979).