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La boulimie
Couvreur Catherine ; Brusset Bernard
PUF
26,88 €
Épuisé
EAN :9782130445005
De plus en plus de jeunes femmes souffrent à des degrés divers d'accès boulimiques. Depuis l'article princeps de M. Wulf en 1932, ici traduit en français pour la première fois, il apparaît que le syndrome boulimique a des parentés avec l'anorexie mentale des adolescentes à laquelle il est de plus en plus souvent associé. Des spécialistes qui ont du traitement de ces patientes, notamment des formes graves, une expérience psychanalytique approfondie, établissent dans ce livre, outre la clinique, les bases d'une métapsychologie des addictions de l'adolescence donnant un cadre de référence qui en respecte les spécificités. Ainsi, la théorie de ces passages à l'acte tente de rendre compte des facteurs socioculturels et de la participation biologique sans perdre de vue les fonctions qu'ils ont dans l'économie psychique du sujet, et, plus particulièrement, dans la problématique de l'adolescence féminine.
Résumé : La psychanalyse a constitué la première approche globale et cohérente du psychisme humain. Elle se trouve aujourd'hui confrontée à des approches concurrentes. Peut-elle ignorer les apports des neuro-sciences et des cognitivismes ? Peut-elle en négliger les risques ? Peut-elle accepter d'en être ignorée ? On voit aujourd'hui se développer des oppositions doctrinales stériles sur la base de méconnaissances désolantes et de vues partielles et biaisées. Il existe, certes, des divergences quant aux axiomatiques, aux modes de pensée, aux démarches d'élaboration de la connaissance, aux techniques et aux pratiques. Il est urgent d'y réfléchir en se gardant de vaines polémiques. Le repli sectaire, la frilosité hautaine du " splendide isolement ", la morgue, le mépris des positions autres, sont contraires à l'esprit scientifique lui-même ; la vérité s'y érode toujours dans les replis de l'erreur. Seuls le dialogue, la connaissance et la reconnaissance mutuels en permettront le dépassement. C'est dans cet esprit qu'ont travaillé les auteurs du présent volume. Face à la naïveté de ceux qui prétendent nier l'inconscient et les acquis de la théorie freudienne, ils témoignent de la capacité de la psychanalyse à s'ouvrir et à se renouveler.
Chamarrée", ainsi Saint-Simon qualifiait-il la personnalité complexe d'Anne-Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé (1676-1753), précieuse et pédante, frivole mais frondeuse. Sans doute cette excentricité — au sens premier du terme — s'explique-telle par un statut social bancal : petite-fille du Grand Condé, membre à part entière de la plus haute aristocratie, celle du sang, elle avait été mariée en 1692 au duc du Maine, l'ainé des bâtards nés du double adultère de la marquise de Montespan et de Louis XIV. Cependant, tout en rappelant à son époux l'infériorité de sa naissance, elle n'aura de cesse — et de plus en plus au fur et à mesure que la mort du roi se rapprochera inévitablement — de le soutenir : à la tète de la conjuration de Cellamare, elle tentera même de faire enlever la Régence au duc d'Orléans au profit du duc du Maine. Le complot fut déjoué et la duchesse emprisonnée. Ces revers ne l'empêchèrent pas de reprendre ensuite, certes sur un mode assourdi, une vie mondaine et intellectuelle brillante : le président Hénault, Rose de Staal-Delaunay, Fontenelle, Houdar de La Motte ou la marquise du Deffand comptèrent alors parmi ses familiers. Sa célébrité demeure cependant attachée aux Grandes Nuits de Sceaux, divertissements aussi singuliers que dispendieux par laquelle elle avait su ranimer un temps les splendeurs éteintes de la cour du Roi-Soleil. Mêlant poésies galantes, théâtre de société, bals, ballets ou cantates, ranimant le flambeau de la tragédie grecque tout en faisant éclore le genre de l'opéra-comique, les Divertissements de Sceaux témoignent de l'éclectisme de la duchesse et de ses principaux mentors : l'abbé Genest et Malézieu. La réputation de son esprit et plus encore la sûreté de son goût séduisirent les tenants des Anciens comme les plus résolus des Modernes, les célébrités confirmées — Chaulieu, Baron ou Fontenelle — autant que les débutants les plus prometteurs : Mouret, Bourgeois ou Colin de Blamont... C'est à Sceaux que Voltaire fit ses premiers pas dans le monde et c'est à l'intention de la duchesse qu'il écrivit les premiers de ces contes qui devaient les immortaliser tous deux.
Depuis les premiers travaux de Freud et son commentaire de L'homme aux rats, la névrose obsessionnelle demeure un cadre nosographique et un mode d'organisation exemplaire qui illustre directement la conflictualité intrapsychique et bien des modes de manifestation de l'inconscient.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein