Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Down the Line with a Smile. Shadowing Vladimir Nabokov
Couturier Maurice
ORIZONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9791030903256
Maurice Couturier, a distinguished specialist of Vladimir Nabokov and translator of Lolita, likes to say that he was born in the Middle Ages. In his autobiography, packed with countless poetic or erotic intertexts, he humorously tells his own story as a little boy in a strict catholic environment, as an international scholar between France and the United States, as a literary critic and specialist of censorship, as well as a novelist and translator of David Lodge, taking time on the way to analyze the colossal technological and communicational evolutions of the last eighty years and their impact on our societies. Not in his mother tongue but in English, his working language, which, he claims, lends itself more readily to the needs of his tortuous and playful imagination. Maurice Couturier, grand spécialiste de Vladimir Nabokov et traducteur de Lolita, aime à dire qu'il est né au Moyen Age. Dans son autobiographie, hantée par une multitude d'intertextes poétiques ou érotiques, il raconte avec humour et truculence son enfance dans un milieu fortement marqué par la religion catholique, sa carrière universitaire entre la France et les Etats-Unis, son parcours en tant que critique littéraire, spécialiste de la censure, romancier et traducteur de David Lodge, analysant au passage les impressionnants progrès technologiques et communicationnels qui ont marqué ces quatre-vingt dernières années et leur impact civilisationnel. Il ne le fait pas dans sa langue maternelle mais en anglais, sa langue de travail, laquelle, dit-il, se prête davantage aux besoins de son imagination tortueuse et fantasque.
Résumé : Comme nous le rappelle l'affaire Salman Rushdie, la censure continue de s'en prendre aux romans et aux romanciers. Certes, elle a tendance à perdre de sa rigueur en Europe et aux Etats-Unis depuis le XVIIIe siècle, notamment pour les romans traitant de sujets religieux ou politiques, mais elle n'a pas disparu en ce qui concerne les romans possédant un contenu sexuel important, la justice française ayant même fait interdire Lolita de Nabokov en 1956. Le roman moderne, psychologique et sentimental par définition, social accessoirement, a toujours cherché à parler du sexe ; le sujet étant risqué, les romanciers durent inventer une multitude de stratégies narratives plus ou moins sophistiquées pour rendre leur texte acceptable à un large public et se préserver des critiques que l'on pouvait adresser à leurs personnages ou à leurs narrateurs. Le présent ouvrage examine quelques romans célèbres parus ces trois derniers siècles et qui ont un contenu sexuel explicite, comme L'Académie des dames, Tristram Shandy, Madame Bovary, L'Amant de Lady Chatterley, Ulysse ou Lolita, et analyse les procès dont ils ont fait l'objet ; il montre le lien structurel qui existe entre la censure en matière sexuelle et l'innovation en matière stylistique et met l'accent sur l'immense mauvaise foi dont font preuve tous les protagonistes impliqués dans la circulation du livre, depuis l'auteur jusqu'au lecteur, en passant par les éditeurs, les pouvoirs publics, la justice et la critique. Cet ouvrage constitue le second volet d'une étude sur l'interaction auteur-lecteur en milieu romanesque, le premier étant constitué par La Figure de l'auteur paru en 1995.
Nabokov aurait-il pu écrire Lolita en français? De fait, le mirage de la Côte d?Azur est omniprésent tout au long de ce roman paru pour la première fois en France, où il fut censuré?Le romancier a prétendu qu?il aurait pu être « un grand écrivain français ». Les vicissitudes de l?histoire en ont décidé autrement. Grand admirateur de Ronsard, Flaubert ou Verlaine, il était passionnément attaché à la langue française, plus douce à son oreille que sa langue maternelle, le russe, et que sa langue d?adoption, l?anglais. Le mot français « plaisir » lui semblait distiller un « supplément de vibrato spinal » par rapport à son équivalent anglais. C?est ainsi qu?il écrivit plusieurs textes en français, qu?il choisit de passer les dernières années de sa vie en Suisse, à Montreux, ville francophone, et que, tel un phalène attiré par la lumière, il ne cessa jamais de revenir en France. Bien entendu, Maurice Couturier n?a pas la prétention de faire entrer Nabokov dans le panthéon de la littérature française, mais il montre ici ce que son oeuvre doit à la langue et à la littérature française, ainsi qu?au paysage naturel ou culturel de la France. On trouvera également dans cevolume la réédition du premier article écrit et publié en 1931 par Nabokov dans notre langue.
Maurice Couturier, spécialiste et traducteur de Vladimir Nabokov (Pléiade) nous offre un roman dans lequel le narrateur imaginatif, fantasque et iconoclaste se demande : et si Nabokov, dans Lolita, n'avait fait qu'emprunter, traduire ou remanier une histoire vraie ! Ce procès, instruit par Albert Pichaut, ne serait-il pas, malgré tout, l'hommage paradoxal adressé à un immense écrivain par un critique exigeant, traducteur de Lolita, romancier de surcroît ?
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.
Naïf et subjugué, le narrateur de La pierre à boire est un raporta au village ; le premier a s'être agrégé, venu d'ailleurs. Les lieux qu'il traverse lui procurent mille occasions d'attiser ses passions ordinaires pour les paysages décousus, les mégalithes, les fontaines et les créatures qui semblent les hanter. " Pays d'oïl, Pays d'oc ", c'est une curieuse façon de dire, aujourd'hui, mais ce rêveur de langage, saute-frontière, dit curieusement les choses ou les laisse dire par la mention des couleurs, les titres des livres, les découvertes d'anagrammes et de langues perdues. Les lieux-dits acheminent les récits, croit-il...
De 1886 à 1914 paraissent les Archives d'anthropologie criminelle qui veulent révolutionner la notion de criminalité (école française de Lacassagne contre école italienne de Lombroso). Les débats sur l'homosexualité y sont particulièrement importants tout en donnant un aperçu sur la conception typiquement fin-de-siècle de cette sensibilité, ils mettent en avant la personnalité toute littéraire de Marc-André Raffalovich qui tenta de devenir le Magnus Hirschfeld français.
Tandis qu'une main de femme en moi écrivait des textes positifs, argumentés, d'ordre métaphysique, historique ou poétique, l'attente des jours se déroulait dans une aridité, une pauvreté qui se répétait elle-même. La "veille du livre" raconte le roman impossible d'une écriture forgée dans la patience des jours. Les textes rassemblés ici ont été écrits sur plus d'une dizaine d'années.