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Démocratie contre capitalisme
Coutrot Thomas
SNEDIT LA DISPU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782843031113
La démocratie est profondément malade. Partout les décideurs politiques gouvernent sous la férule des marchés financiers. La concentration des richesses, des pouvoirs économiques et médiatiques bat des records historiques. Le néolibéralisme sape les fondements de la démocratie. " On ne pourra sauver la démocratie qu'en organisant son irruption dans l'économie, affirme Démocratie contre capitalisme. Est-ce possible ? De multiples initiatives citoyennes le montrent déjà. Boycott et harcèlement des transnationales, consommation responsable, commerce équitable, coopératives, économie solidaire, prouvent chaque jour que l'économie peut aussi être humaine. De façon encore balbutiante, le mouvement altermondialiste conteste ainsi directement la rationalité économique du capitalisme. Thomas Coutrot, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac et du Réseau d'alerte sur les inégalités, revient sur les expériences passées de rupture avec le capitalisme et en tire sans complaisance le bilan. Il appuie sa réflexion prospective sur les plus innovantes des luttes sociales actuelles, en Europe, aux États-Unis, au Brésil... Il renoue avec le projet d'une société pleinement démocratique - le socialisme participatif, intervenant ainsi de façon novatrice dans les débats sur le devenir du mouvement altermondialiste et les alternatives au capitalisme.
Résumé : Comment fonctionnent donc les entreprises du "nouveau modèle productif " ? "Retour de l'éthique " ou "horreur économique " ? Confiance ou "downsizing " ? Communication et coopération entre individus autonomes, ou flexibilisation forcenée ? Face aux multiples diagnostics contradictoires sur l'entreprise post-fordiste, cet ouvrage apporte un double éclairage. D'abord celui des faits à travers de nombreuses études de cas et surtout des enquêtes statistiques approfondies, auxquelles l'auteur a contribué. Le modèle qui apparaît au long de ces travaux comme aujourd'hui dominant -celui de "l'autonomie contrôlée "- n'avait pas été prévu par les spécialistes. D'où le nécessaire détour par l'éclairage théorique. S'appuyant sur deux auteurs majeurs -Burawoy et Habermas-, Thomas Coutrot propose une vision profondément renouvellée de l'entreprise, qui intègre les principaux acquis de la sociologie industrielle et de la gestion dans une vision historique et dynamique des systèmes productifs. Emerge alors une hypothèse d'une importance décisive : nous sommes en train de basculer dans une nouvelle ère, celle de la firme néo-libérale. Le capital y réussit le tour de force de marier la coercition et la coopération. Coercition via la pression fantastique qu'exercent simultanément le chômage, la précarité et surtout les marchés financiers dérégulés, nouveaux maîtres du jeu. Coopération car il n'y a pas d'autre moyen, pour les salariés soumis à ces pressions, de donner le meilleur d'eux-mêmes, individuellement et collectivement. Pour autant, commele montre l'auteur, ce régime de croissance est loin d'être le meilleur possible. Et il plaide pour un ordre productif humainement et écologiquement plus acceptable, donc économiquement plus efficace. Par l'originalité des expériences d'entreprise qu'il présente, par la qualité de l'analyse critique qu'il propose, ce livre constitue un outil de référence qui sera particulièrement utile aux praticiens de la gestion comme aux étudiants en sciences économiques et gestion.
- Crise économique, crise écologique, crise sociale, crise démocratique et plus profondément crise du sens: nos sociétés subissent les conséquences d un développement insoutenable et inégalitaire issu de l idéologie néolibérale qui s est répandue dans le monde ces trente dernières années. Mais au-delà de ce constat de plus en plus partagé et sur lequel nous ne nous attarderons pas, cet ouvrage vise à montrer pourquoi et comment il est possible d adopter un mode de développement radicalement différent, non obsédé par la croissance.- Comment passer d une économie des quantités à une économie de la qualité? Peut-on penser une prospérité sans croissance, avec quelles nouvelles définition et répartition des richesses? Comment faire de la contrainte écologique une extraordinaire occasion de transformer le système économique et les rapports de travail pour que chacun accède à un travail décent? Dans la transition vers ce nouveau monde, quels rôles peuvent jouer le système éducatif, la relocalisation des activités, le revenu d existence, les coopératives, le revenu maximum, la reconnaissance de biens communs mondiaux?- Autant de questions abordées par des auteurs issus d horizons théoriques et disciplinaires très divers, dont certains sont des théoriciens étrangers reconnus. Auteurs qui tous ressentent l impérieuse nécessité de défricher ces nouvelles voies en abordant de près la question des transitions, afin de dessiner les chemins qui pourraient nous permettre de dépasser le capitalisme et ainsi nous rapprocher d un monde soutenable. Utopie? Moins que de prétendre pouvoir moraliser, réguler ou verdir à moindres frais ce capitalisme prédateur.- Les auteurs ici rassemblés n ont pas une vision unique d un nouveau modèle de société ni des moyens d y parvenir. Mais ils partagent la conviction qu aucune fatalité ne condamne l humanité à détruire son habitat social et terrestre, à condition qu elle reconnaisse les limites que lui impose la nature et qu elle mobilise l immense potentiel innovateur de son intelligence collective. La vocation de cet ouvrage est de tracer des pistes pour nourrir le débat et susciter l action.
Il est en tout cas nécessaire, au vu de la crise globale - sociale, écologique et démocratique - dans laquelle s'enfoncent nos sociétés. Mais quel monde? Et comment y arriver? Rien ne sert de déplorer un passé mythifié ou de construire des châteaux en Espagne. En partant des expériences et des échecs du passé, il faut s'appuyer sur ce qui bouillonne aujourd'hui dans les mouvements sociaux pour ouvrir un horizon crédible à la transformation sociale. Comment maîtriser la finance et l'économie? Redéfinir le rapport entre les hommes et la nature? Redonner un sens au travail? Démocratiser l'Etat et l'économie? Civiliser la mondialisation? Construire et gouverner les biens communs de l'humanité par une démocratie active? Thomas Coutrot propose ici des jalons concrets, ancrés dans le réel mais aussi nourris de la créativité utopique sans laquelle l'émancipation humaine serait proprement impensable.
Le magicien du Saint-André-des-Arts ", a dit de lui Jean-Luc Godard. Trois salles de cinéma au cour de Paris, des choix de programmation dictés seulement par le plaisir de ce dévoreur de films, c'est Roger Diamantis, figure emblématique de la passion cinématographique. Florence Delporte est allée à la rencontre de ce passeur infatigable, de ce découvreur entêté. Avec Une vie d'art et d'essais, elle nous restitue la parole de cet homme discret, qui s'est construit une vie, une identité par le cinéma. Roger Diamantis nous fait revivre son enfance de gamin timide, qui trouvait refuge dans les salles obscures, son quotidien d'exploitant, ses combats incessants pour préserver son indépendance. Voici donc une histoire de cinéma, intime et lumineuse, que traversent Woody Allen, Theo Angelopoulos, Yamina Benguigui, Ingmar Bergman, Alain Cavalier, Raymond Depardon, Emir Kusturica, Ken Loach, Nicolas Philibert, François Truffaut, Agnès Vanda, mais également Jacques Lacan ou Eugène Ionesco... On y croise aussi tant d'autres promeneurs et tant d'amoureux du cinéma qui aiment, contre vents et marées, les soirs du quartier Latin.
Roca i Escoda Marta ; Fassa Farinaz ; Lépinard Elé
Résumé : L'intersectionnalité est devenue en quelques années un concept incontournable, aussi bien en sciences sociales qu'au sein des luttes sociales, en particulier féministes. Forgée pour penser l'imbrication des rapports de domination, l'intersectionnalité constitue aujourd'hui un champ d'études et d'expérimentations théoriques foisonnant. Pour la première fois en France, des universitaires abordent ses multiples dimensions épistémologiques, théoriques et politiques , et les recherches récentes qu'elle a permis d'ouvrir dans des espaces aussi différents que la France, l'Amérique latine ou l'Europe de l'Est. Que peut nous offrir cette notion pour penser le genre, la théorie féministe et les mobilisations sociales aujourd'hui ? Comment contribuer à promouvoir un usage de l'intersectionnalité qui renforce son potentiel critique et "insurgé" , plutôt que figé sur des identités ? Réunissant des contributions qui s'appuient sur des enquêtes empiriques, cet ouvrage donne à voir la force d'un tel outil lorsqu'il s'agit d'éclairer des processus sociaux et politiques complexes. En offrant un regard à la fois rétrospectif et contemporain sur les enjeux politiques de la production d'un savoir intersectionnel, il a aussi pour ambition de montrer que l'intersectionnalité n'est pas seulement un agencement de critique théorique indispensable, mais aussi une plateforme à partir de laquelle construire des sujets politiques collectifs nécessaires au projet d'émancipation féministe.
Résumé : Les quartiers populaires proches des centres-villes sont aujourd'hui des espaces très convoités par des promoteurs ou des entrepreneurs comme par des aménageurs, qui planifient leur attractivité pour des catégories choisies de populations. Pour leurs habitants déjà là ou leurs usagers ordinaires, par contre, la pression sur les conditions de vie en ville se fait toujours plus forte. Pourtant, la transformation de ces quartiers en espaces plus distingués, plus exclusifs et plus lucratifs n'est pas toute tracée. A rebours des représentations lénifiantes d'un "renouveau urbain" unanimement vertueux, ce livre vise à remettre à l'avant-plan les rapports de domination qui sont à la racine des logiques de gentrification des quartiers populaires et les violences structurelles que celles-ci impliquent. Mais il s'attache aussi à révéler ce qui, en situation concrète, va à l'encontre de ces logiques, les déjoue ou leur résiste, remettant ainsi en question l'idée selon laquelle la gentrification serait un courant inéluctable auquel il serait vain de chercher à s'opposer. C'est ainsi à une repolitisation des questions urbaines que ce livre aspire à contribuer, à contre-courant du flot de discours qui les confondent avec des phénomènes quasi naturels ou les conçoivent comme des problèmes de management détachés de toute idée de conflictualité sociale.
Résumé : Cet ouvrage constitue la première partie du dernier tome de la tétralogie Penser avec Marx aujourd'hui, oeuvre majeure du philosophe Lucien Sève. Intitulé "Le communisme"? , il fait suite à Marx et nous (tome I), "L'homme"? (tome II), "La philosophie"? (tome III). Dans leur Manifeste de 1848, Marx et Engels faisaient du mot "communisme" l'éclatant emblème de l'émancipation humaine. Au XXe siècle, les crimes du stalinisme puis l'inviabilité du système soviétique en ont fait au contraire le terme le plus décrié de tout le vocabulaire politique. Aujourd'hui, quand les catastrophes dont nous menace à brève échéance un capitalisme entré en folie nous somment d'inventer une autre civilisation, se pourrait-il qu'un communisme entièrement repensé pour notre temps redevienne le nom enviable du futur ? C'est ce que soutient Lucien Sève dans ce livre. Une étude savante et vivante de la genèse et du contenu de la visée communiste au XIXe siècle, puis une histoire critique impitoyable de ce qui se passa au XXe siècle pour "le communisme" rendent patente cette conclusion : ce qui a dramatiquement échoué au siècle dernier sous ce nom usurpé, bien loin du communisme de Marx alors prématuré historiquement, fut en vérité, à l'initiative d'un Staline traître aux espoirs nés d'Octobre 17, un national-étatisme brutal de rattrapage du capitalisme où se lancèrent la Russie et à sa suite d'autres pays en retard relatif de développement. Le sens même de l'histoire vécue ces deux derniers siècles bascule ici entièrement : le communisme en son vrai sens n'est pas derrière nous mais devant nous. La deuxième partie du livre, en préparation, traitera de cette question : quel communisme pour le XXIe siècle ?