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Ecritures codées. Essais sur l'allégorie au XVIIème siècle
Couton Georges
KLINCKSIECK
35,00 €
Épuisé
EAN :9782878410150
L'allégorie n'aurait pas eu le succès qu'elle a connu au XVIIe siècle si ce procédé du langage n'avait pas correspondu à un état de la culture. L'esprit allégorique a des racines profondes. Il suppose l'idée que les choses ne sont pas simples, que sous les apparences se trouvent des réalités plus profondes; des écritures superposées, comme dans ces manuscrits d'auteurs anciens que des moines copistes réutilisaient pour inscrire la pensée de leur temps, comme dans les palimpsestes. L'idée que la Bible a plusieurs lectures, que les événements se sont reproduits, que l'Ancien Testament relatait comme une première phase de l'histoire, qui annonçait une seconde phase dans le Nouveau Testament constitue un encouragement et une justification pour ainsi dire théologique à l'esprit allégorisant. A côté de la théologie chrétienne persiste, véhiculée par l'humanisme, une autre théologie, païenne, vidée de sa foi, mais dont les formes subsistent, la Mythologie ou si l'on préfère, la Fable. La Fable, qui propose de voir dans le monde un macrocosme, et dans l'homme un microcosme relié au macrocosme par des liens multiples, incite également au décryptage qui est l'esprit même de l'allégorie.
Une femme battue force son mari, bûcheron de son état, mais ayant étudié le latin, à devenir médecin, spécialiste de cas désespérés : il ne veut pas qu'on meure sans ordonnance, et souhaite que les femmes restent muettes. C'est que ce métier est, de tous, le meilleur : «Soit qu'on fasse bien ou soit qu'on fasse mal, on est toujours payé de même sorte.» «Les bévues, dit encore le médecin, ne sont point pour nous ; et c'est toujours la faute de celui qui meurt.» Quant aux morts, «jamais on n'en voit se plaindre du médecin qui l'a tué».
Orwell George ; Cotton Frédéric ; Hoepffner Bernar
Il y a presque un quart de siècle, j'étais en route pour la Birmanie sur un paquebot. Le navire était confortable, luxueux même, et, quand on ne dormait pas, on avait l'impression d'être toujours en train de manger. Un jour, je suis remonté tôt après le déjeuner. Le pont était vide à l'exception d'un maître de manoeuvre, qui se glissait comme un rat le long des cabines en dissimulant quelque chose dans ses énormes mains: une terrine contenant la moitié d'un pudding à la crème. J'ai saisi la situation d'un seul coup d'oeil: le pudding était un reste pris sur la table d'un passager. Il m'a fallu du temps pour saisir toutes les dimensions de cet incident: mais est-ce une exagération de dire que cette révélation brutale - un artisan extrêmement qualifié, qui pouvait littéralement tenir toutes nos vies entre ses mains, était bien content de pouvoir dérober de la nourriture à notre table - m'en a appris bien davantage que ne l'auraient fait une demi-douzaine de pamphlets socialistes? Ecrites chaque semaine entre 1943 et 1947 pour un journal de la gauche radicale anglaise, ces quatre-vingts chroniques sont des conversations familières. Qu'Orwell y parle des bombes volantes qui s'abattent sur Londres ou de ses rosiers grimpants, des écrivains qu'il aime ou des idéologues qu'il combat, on y entend sa voix singulière. Contre l'arrogance des dominants, les mensonges des propagandes et la barbarie qui menace, il y défend le sens du réel et la décence commune: la possibilité d'une société égalitaire et libre, enfin humaine.
Branle-bas de combat dans les ruelles napolitaines ! Octave a, en secret, épousé Hyacinthe, la jeune femme qu'il aime, mais voilà que son père a décidé à son tour de le marier à une inconnue ; quant à Léandre, c'est Zerbinette qu'il aime, mais son père en a lui aussi décidé autrement. Alors, que vont bien pouvoir faire ces deux jeunes gens sans le sou contre la puissance et l'autorité de leurs barbons de pères ? Faire appel à Scapin, bien sûr, le valet bondissant et malicieux, joueur et beau parleur : rien de tel que l'un de ses nombreux tours pour retourner la situation ! Personnage clef de la commedia dell'arte, Scapin est de tous les coups pendables, de toutes les comédies : rien d'étonnant à ce que Molière l'ait choisi pour animer l'une de ses farces les plus enlevées. Rien d'étonnant non plus à ce que cette pièce ait été l'une des plus jouées et des plus applaudies du répertoire de Molière : son humour universel continue de divertir même les pince-sans-rire. --Karla Manuele
Oeuvres complétes 2 L'Ecole des femmes La Critique de L'Ecole des femmes L'Impromptu de Versailles Le Mariage forcé La Princesse d'Elide Le Tartuffe Dom Juan L'Amour médecin