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A ma guise. Chroniques 1943-1947
Orwell George ; Cotton Frédéric ; Hoepffner Bernar
AGONE
26,40 €
Épuisé
EAN :9782748900835
Il y a presque un quart de siècle, j'étais en route pour la Birmanie sur un paquebot. Le navire était confortable, luxueux même, et, quand on ne dormait pas, on avait l'impression d'être toujours en train de manger. Un jour, je suis remonté tôt après le déjeuner. Le pont était vide à l'exception d'un maître de manoeuvre, qui se glissait comme un rat le long des cabines en dissimulant quelque chose dans ses énormes mains: une terrine contenant la moitié d'un pudding à la crème. J'ai saisi la situation d'un seul coup d'oeil: le pudding était un reste pris sur la table d'un passager. Il m'a fallu du temps pour saisir toutes les dimensions de cet incident: mais est-ce une exagération de dire que cette révélation brutale - un artisan extrêmement qualifié, qui pouvait littéralement tenir toutes nos vies entre ses mains, était bien content de pouvoir dérober de la nourriture à notre table - m'en a appris bien davantage que ne l'auraient fait une demi-douzaine de pamphlets socialistes? Ecrites chaque semaine entre 1943 et 1947 pour un journal de la gauche radicale anglaise, ces quatre-vingts chroniques sont des conversations familières. Qu'Orwell y parle des bombes volantes qui s'abattent sur Londres ou de ses rosiers grimpants, des écrivains qu'il aime ou des idéologues qu'il combat, on y entend sa voix singulière. Contre l'arrogance des dominants, les mensonges des propagandes et la barbarie qui menace, il y défend le sens du réel et la décence commune: la possibilité d'une société égalitaire et libre, enfin humaine.
La lecture de classiques en Anglais pour les élèves de LLCER 1re et Tle... mais pas seulement ! Un texte annoté pour faciliter la lecture une analyse d'extraits un dossier de référence réalisé par des enseignants passionnés de littérature ! Le dossier contient : contexte historique et social contexte artistique fiches de lecture préparation au Bac LLCER (pour composer son portfolio) analyse d'images.
La collection "Connaître une oeuvre" vous offre la possibilité de tout savoir de La Ferme des animaux de George Orwell grâce à une fiche de lecture aussi complète que détaillée. La rédaction, claire et accessible, a été confiée à un spécialiste universitaire. Cette fiche de lecture répond à une charte qualité mise en place par une équipe d'enseignants.
Plongez en VO dans ce chef-d'oeuvre absolu. Pour vous aider, des traductions en marge vous permettront de bien comprendre le texte original. Ce texte en VO fait partie des lectures imposées pour les classes de Première dans le cadre du nouveau bac 2020. Retrouvez Sage l'Ancien, vieux cochon que tous les animaux de la ferme respectent, et son rêve d'un monde nouveau, plus égal et plus juste, débarrassé de Mr. Jones, le fermier incompétent. Découvrez cette fable politique à l'humour grinçant : assistez au soulèvement des animaux, à l'instauration de leur république fondée sur l'égalité, et aux vicissitudes qu'ils vont rencontrer...
Résumé : You need guts to start up a diary when you are living in Oceania in the year 1984. Big Brother may be watching you. Then there's the telescreen and the Thought Police, and everyone, including children, spying on you. How long can Winston get away with it ? envie de lire en anglais ? Dorénavant, c'est possible grâce à Harrap's. Découvrez le roman glaçant de George Orwell, en VO et en version intégrale, avec des traductions en marge pour bien comprendre le texte. Un texte d'anticipation politique à lire absolument. Avec Harrap's, Yes you can !
Le tour résolument punitif pris par les politiques pénales lors de la dernière décennie ne relève pas du simple diptyque " crime et châtiment ". Il annonce l'instauration d'un nouveau gouvernement de l'insécurité sociale visant à façonner les conduites des hommes et des femmes pris dans les turbulencesde la dérégulation économique et de la reconversion de l'aide sociale en tremplin vers l'emploi précaire. Au sein de ce dispositif " libéral-paternaliste ", la police et la prison retrouvent leur rôle d'origine : plier les populations indociles à l'ordre économique et moral émergent. C'est aux États-Unis qu'a été inventée cette nouvelle politique de la précarité, dans le sillage de la réaction sociale et raciale auxmouvements progressistes des années 1960 qui sera le creuset de la révolution néolibérale. C'est pourquoi ce livre emmène le lecteur outre-Atlantique afin d'y fouiller les entrailles de cet État carcéral boulimique qui a surgi sur les ruines de l'État charitable et des grands ghettos noirs. Il démontre comment, à l'ère du travail éclaté et discontinu, la régulation des classes populaires ne passe plus par le seul bras, maternel et serviable, de l'État social mais implique aussi celui, viril et sévère, de l'État pénal. Et pourquoi la lutte contre la délinquance de rue fait désormais pendant et écran à la nouvelle question sociale qu'est la généralisation du salariat d'insécurité et à son impact sur les espaces et les stratégies de vie du prolétariat urbain. En découvrant les soubassements matériels et en démontant les ressorts de la " pensée unique sécuritaire " qui sévit aujourd'hui partout en Europe, et singulièrement en France, ce livre pointe les voies possibles d'une mobilisation civique visant à sortir du programme répressif qui conduit les élites politiques à se servir de la prison comme d'un aspirateur social chargé de faire disparaître les rebuts de la société de marché.
Il n'y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. "Le personnel est politique", comme les camarades féministes nous l'avaient fait comprendre, bon an mal an. En fait, alors que nous plongions la tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, c'est dans la sphère des relations interpersonnelles que nous étions en train de faire une révolution... Mais nous n'en avions pas vraiment conscience, pris comme nous l'étions dans des schémas anciens. Nous avions alors 20 ans, quelques-uns plus, d'autres moins. Et nous avions un désir débordant de mordre la vie, de plonger de tout notre corps dans une aventure enivrante, de profiter au maximum de tout ce que la vie pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre ni le paradis céleste, ni le grand soir. "Qu'est-ce que vous voulez ?", nous demandait-on. On répondait : "Nous voulons tout !"
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Résumé : Les machines ressemblent à d'étranges créatures qui aspirent les matières premières, les digèrent et les recrachent sous forme de produit fini. Le processus de production automatisé simplifie les tâches des ouvriers qui n'assurent plus aucune fonction importante dans la production. Ils sont plutôt au service des machines. Nous avons perdu la valeur que nous devrions avoir en tant qu'êtres humains, et nous sommes devenus une prolongation des machines, leur appendice, leur serviteur. J'ai souvent pensé que la machine était mon seigneur et maître et que je devais lui peigner les cheveux, tel un esclave. Il fallait que je passe le peigne ni trop vite ni trop lentement. Je devais peigner soigneusement et méthodiquement, afin de ne casser aucun cheveu, et le peigne ne devait pas tomber. Si je ne faisais pas bien, j'étais élagué. Foxconn est le plus grand fabricant du monde dans le domaine de l'électronique. Ses villes-usines, qui font travailler plus d'un million de Chinois, produisent iPhone, Kindle et autres PlayStation pour Apple, Sony, Google, Microsoft, Amazon, etc. En 2010, elles ont été le théâtre d'une série de suicides d'ouvriers qui ont rendu publiques des conditions d'exploitation fondées sur une organisation militarisée de la production, une taylorisation extrême, l'absence totale de protection sociale et une surveillance despotique jusque dans les dortoirs où vivent les ouvriers. Ce livre propose quelques éléments d'analyse du système Foxconn à partir du portrait que fait la sociologue Jenny Chan d'une ouvrière qui a survécu à sa tentative de suicide en 2010. Complété par le témoignage de Yang, un étudiant et ouvrier de fabrication à Chongqing, il retrace également le parcours de Xu Lizhi, jeune travailleur migrant chinois à Shenzen, qui s'est suicidé en 2014 après avoir laissé des poèmes sur le travail à la chaîne, dans "L'atelier, là où ma jeunesse est restée en plan".