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Le retour du peuple. An I, le véritable défi de la république
Coussedière Vincent
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204108973
Tous en appellent à la France. Certains prétendent sauver la Nation. D'autres la République. D'autres encore, la Démocratie. D'où viennent ces oppositions. Elles paralysent l'action et sont suicidaires. Comment réconcilier ces faux contraires ? Convoquant la philosophie, Vincent Coussedière révèle le patriotisme méconnu de Rousseau et de l'esprit des lumières. Relisant notre histoire récente, il montre comment le néorépublicanisme des années 1980 aura été le grand fossoyeur des idées qu'il prétendait défendre. Décryptant aujourd'hui, il éclaire la fin des politiques et le retour des intellectuels républicains, de Régis Debray à Alain Finkielkraut. Et si ces penseurs en rupture de ban étaient avant tout les porte-voix de l'opinion, abandonnée et méprisée par les élites ? Et si le " populisme ambiant " n'était pas le problème, mais la solution de la crise actuelle ? Et s'il était temps, enfin, de réhabiliter le Peuple ? Un essai détonnant, irrévérencieux, libre.
Résumé : Un véritable tabou pèse aujourd'hui sur la notion d'assimilation des étrangers, tabou qui a conduit nos élites à l'abandonner au profit de notions plus "politiquement correctes" , comme l'intégration ou l'inclusion. Ce livre entend réhabiliter la tradition française d'assimilation, en rupture avec les critiques plus ou moins radicales dont elle a fait l'objet. Cela suppose de faire la généalogie d'une idéologie qui a voulu lui jeter l'opprobre, en l'identifiant à une forme de racisme ou de xénophobie, à une forme de négation de l'altérité de l'étranger. L'efficacité de cette idéologie a rendu presque impossible de revendiquer l'assimilation, même pour les esprits les plus courageux et les plus avertis, qui cherchent aujourd'hui à repenser la question de l'immigration. La déconstruction de l'idéologie qui a cherché à faire honte à la tradition française de l'assimilation est le premier apport de cet ouvrage. Mais son ambition est aussi de repenser l'assimilation de manière principielle. Il montre que l'assimilation n'est pas une option politique parmi d'autres, mais qu'elle est la condition même de la démocratie, son fondement impensé. Il n'y a pas lieu de rougir de l'assimilation. Il y a lieu au contraire de renouer avec ce qu'elle signifie : sans un minimum d'homogénéité nationale, la démocratie ne peut pas fonctionner. L'auteur invite ainsi à sortir du moralisme culpabilisant l'assimilation pour relégitimer celle-ci en tant que projet politique. Vincent Coussedière est professeur agrégé de philosophie et essayiste. Il est l'auteur de plusieurs essais qui renouvellent l'approche de la question du populisme. Il intervient régulièrement sur les questions politiques dans plusieurs médias. Il a également enseigné à l'IEP de Strasbourg dans le cadre de la préparation au concours de l'ENA.
Les élections présidentielles passent mais se ressemblent étrangement. A chaque fois, et il faut avoir la mémoire bien courte pour l'oublier, on assiste à une dramatisation croissante de l'enjeu, dramatisation qui cherche à masquer le doute sur l'utilité de l'élection et à remobiliser le peuple autour de son échéance. Chacun sent pourtant obscurément que ce dispositif fonctionne de moins en moins et qu'on n'y adhère plus guère, alors que les moyens de mise en scène n'ont jamais été aussi développés et sophistiqués. Ni l'invention des primaires, ni les pseudo-rebondissements liés aux "affaires", ni l'enthousiasme de commande des commentateurs, ni les meetings des candidats rivalisant de professionnalisme spectaculaire, ne parviennent à masquer le problème fondamental posé par cette élection : en quelque quarante ans elle s'est montrée de moins en moins capable d'amener au pouvoir des hommes ou des femmes aptes à gouverner la France. Aussi les électeurs s'en détournent-ils progressivement et opposent-ils une résistance sourde à l'adhésion qu'on cherche à leur extorquer par tous les moyens. On en appelle alors au "populisme" pour stigmatiser cette montée de l'indifférence, pouvant prendre aussi la forme d'une révolte, à l'égard d'une élection dont on pouvait penser autrefois qu'elle constituait le coeur battant de la vie politique française, et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elle l'asphyxie et la détruit. Cet essai se propose de revenir sur la responsabilité du système partisan français dans l'autodestruction de cette institution centrale de la République voulue par le général de Gaulle en 1962. Il montre comment les partis, que de Gaulle voulait écarter d'une élection conçue comme un système de sélection démocratique des grands hommes, ont repris la main sur celle-ci pour la détourner de son but. S'étant avérés des acteurs-clefs, en lien avec les médias, pour organiser l'élection, ils n'ont pas pour autant su accoucher de grands hommes. Tout au plus de dirigeants qui, à défaut de savoir gouverner la France, ont su la rendre ingouvernable. Cet essai montre que nous vivons la "fin de partie" du système partisan français.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
Résumé : L'esthétique est une fois encore à l'ordre du jour philosophique. Notre époque, pressée d'en découdre avec la fin proclamée de l'Art, tient pour évident l'objet de cette discipline. Or l'esthétique est relativement récente : la réflexion sur l'art est une histoire parallèle à celle de la rationalité. Marc Jimenez en retrace ici le développement. C'est au siècle des Lumières que l'esthétique s'autonomise, qu'elle conquiert ses lettres de noblesse, quand devient primordiale la question du Beau comme accès au sens, à la vérité. Alors s'ouvrent des voies diverses : la science du beau (Kunstwissenschaft) n'est pas la faculté de juger kantienne ni la philosophie de l'Art, entre tradition et modernité, imaginée par Hegel. D'où les grands changements de perspective opérés au XXe siècle : le tournant esthétique de la philosophie, inauguré par Nietzsche ; le tournant politique de l'esthétique (Lukàcs, Heidegger, Benjamin, Adorno notamment) ; le tournant culturel de l'esthétique (Goodman, Danto, etc.). Rarement un ouvrage aura dressé un panorama aussi exact qu'utile de l'esthétique d'hier à aujourd'hui, alors que l'art demeure, pour la philosophie, une question essentielle.
Résumé : Les Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.
Résumé : Révisez l'essentiel de ce qu'il faut savoir, pour le bac et au-delà, sur les plus grands philosophes, de Socrate à Michel Foucault. Dans un format pratique et maniable, retrouvez une présentation synthétique de la vie de ces penseurs et de leurs apports philosophiques. Un classement chronologique de ces 60 philosophes permet de bien saisir les grands courants de pensée à travers les siècles et les frontières.