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Fin de partie. Requiem pour l'élection présidentielle
Coussedière Vincent
PG DE ROUX
19,00 €
Épuisé
EAN :9782363711960
Les élections présidentielles passent mais se ressemblent étrangement. A chaque fois, et il faut avoir la mémoire bien courte pour l'oublier, on assiste à une dramatisation croissante de l'enjeu, dramatisation qui cherche à masquer le doute sur l'utilité de l'élection et à remobiliser le peuple autour de son échéance. Chacun sent pourtant obscurément que ce dispositif fonctionne de moins en moins et qu'on n'y adhère plus guère, alors que les moyens de mise en scène n'ont jamais été aussi développés et sophistiqués. Ni l'invention des primaires, ni les pseudo-rebondissements liés aux "affaires", ni l'enthousiasme de commande des commentateurs, ni les meetings des candidats rivalisant de professionnalisme spectaculaire, ne parviennent à masquer le problème fondamental posé par cette élection : en quelque quarante ans elle s'est montrée de moins en moins capable d'amener au pouvoir des hommes ou des femmes aptes à gouverner la France. Aussi les électeurs s'en détournent-ils progressivement et opposent-ils une résistance sourde à l'adhésion qu'on cherche à leur extorquer par tous les moyens. On en appelle alors au "populisme" pour stigmatiser cette montée de l'indifférence, pouvant prendre aussi la forme d'une révolte, à l'égard d'une élection dont on pouvait penser autrefois qu'elle constituait le coeur battant de la vie politique française, et dont on s'aperçoit aujourd'hui qu'elle l'asphyxie et la détruit. Cet essai se propose de revenir sur la responsabilité du système partisan français dans l'autodestruction de cette institution centrale de la République voulue par le général de Gaulle en 1962. Il montre comment les partis, que de Gaulle voulait écarter d'une élection conçue comme un système de sélection démocratique des grands hommes, ont repris la main sur celle-ci pour la détourner de son but. S'étant avérés des acteurs-clefs, en lien avec les médias, pour organiser l'élection, ils n'ont pas pour autant su accoucher de grands hommes. Tout au plus de dirigeants qui, à défaut de savoir gouverner la France, ont su la rendre ingouvernable. Cet essai montre que nous vivons la "fin de partie" du système partisan français.
Résumé : Un véritable tabou pèse aujourd'hui sur la notion d'assimilation des étrangers, tabou qui a conduit nos élites à l'abandonner au profit de notions plus "politiquement correctes" , comme l'intégration ou l'inclusion. Ce livre entend réhabiliter la tradition française d'assimilation, en rupture avec les critiques plus ou moins radicales dont elle a fait l'objet. Cela suppose de faire la généalogie d'une idéologie qui a voulu lui jeter l'opprobre, en l'identifiant à une forme de racisme ou de xénophobie, à une forme de négation de l'altérité de l'étranger. L'efficacité de cette idéologie a rendu presque impossible de revendiquer l'assimilation, même pour les esprits les plus courageux et les plus avertis, qui cherchent aujourd'hui à repenser la question de l'immigration. La déconstruction de l'idéologie qui a cherché à faire honte à la tradition française de l'assimilation est le premier apport de cet ouvrage. Mais son ambition est aussi de repenser l'assimilation de manière principielle. Il montre que l'assimilation n'est pas une option politique parmi d'autres, mais qu'elle est la condition même de la démocratie, son fondement impensé. Il n'y a pas lieu de rougir de l'assimilation. Il y a lieu au contraire de renouer avec ce qu'elle signifie : sans un minimum d'homogénéité nationale, la démocratie ne peut pas fonctionner. L'auteur invite ainsi à sortir du moralisme culpabilisant l'assimilation pour relégitimer celle-ci en tant que projet politique. Vincent Coussedière est professeur agrégé de philosophie et essayiste. Il est l'auteur de plusieurs essais qui renouvellent l'approche de la question du populisme. Il intervient régulièrement sur les questions politiques dans plusieurs médias. Il a également enseigné à l'IEP de Strasbourg dans le cadre de la préparation au concours de l'ENA.
Résumé : Tous en appellent à la France. Certains prétendent sauver la Nation. D'autres la République. D'autres encore, la Démocratie. D'où viennent ces oppositions. Elles paralysent l'action et sont suicidaires. Comment réconcilier ces faux contraires ? Convoquant la philosophie, Vincent Coussedière révèle le patriotisme méconnu de Rousseau et de l'esprit des lumières. Relisant notre histoire récente, il montre comment le néorépublicanisme des années 1980 aura été le grand fossoyeur des idées qu'il prétendait défendre. Décryptant aujourd'hui, il éclaire la fin des politiques et le retour des intellectuels républicains, de Régis Debray à Alain Finkielkraut. Et si ces penseurs en rupture de ban étaient avant tout les porte-voix de l'opinion, abandonnée et méprisée par les élites ? Et si le " populisme ambiant " n'était pas le problème, mais la solution de la crise actuelle ? Et s'il était temps, enfin, de réhabiliter le Peuple ? Un essai détonnant, irrévérencieux, libre.
Les histoires des vraies gens, on ne devrait pas les raconter autant à la légère." S'il y a bien une chose dont Ethel ne doute pas, c'est qu'elle est juive. Jusqu'au jour où Côme, son ami chercheur, lui montre en passant la photographie d'une adolescente disparue en 1944. Ethel y reconnaît sa grand-mère, Marie, mais non la croix bien chrétienne qui pend à son cou. Pourquoi sa merveilleuse grand-mère lui aurait-elle menti sur ses origines? Le désarroi de la jeune femme est d'autant plus fort que Marie, frappée d'Alzheimer, ne peut plus s'expliquer. Sous le choc, Ethel décide de mener l'enquête à la place de Côme. Une imposture qu'elle regrettera amèrement en découvrant ce que dissimule celle de Marie. Un récit sous haute tension et magistralement orchestré.
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Comment se transforme-t-on en Chinois virtuel, penché en permanence sur son smartphone ? Comment devient-on Charlie ? Comment peut-on être Kim Kardashian ? Tantôt rebelle consentant, hurlant en boucle des slogans préenregistrés, façon karaoké, tantôt icône de la Toile, incarnation d'une success story qui prolifère sur les réseaux sociaux sans qu'on sache pourquoi au juste. C'est l'histoire d'une contagion, d'une lobotomisation générale, que nous raconte Jean-Louis Kuffer avec une rare et insidieuse férocité, dans le sillage de Philippe Muray ; célébrant la cour des miracles qui se croit à la pointe de l'humanité et illustre notre prétendue prospérité, avec ses auteurs-cultes, plasticiens de génie, polémistes au petit pied, parvenus, charlatans et bouffons de tout poil.