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La hache de sable et autres poèmes
Cousin Olivier
PART COMMUNE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782844183002
Le poète est comme Janus aux deux visages, dieu romain des commencements et des fins, des transitions et des passages. Côté pile, il aurait une tendance impudique à se livrer ; côté face, il resterait caché derrière les mots. Les textes de ce recueil n'échappent pas à pareil tiraillement. Poèmes lyriques ou anti-lyriques ? Autoportraits fantaisistes ou fantaisie de l'auto-dissimulation ? Difficile de trancher. Heureusement la hache est de sable, et c'est en douceur que les mots tranchent dans le vif. Ce que tente ici Olivier Cousin : une poésie pour fixer l'éphémère et le transitoire, une poésie pour trouver sa place et tenir ferme dans le bel aujourd'hui, une poésie du questionnement et de l'incertitude. Seule certitude, on n'enfile pas les mots sur les émotions comme on enfile des perles.
En 1978, avec La voix et le regard, Alain Touraine expose pour la première fois l'intervention sociologique. Pratique d'une théorie, cette méthode est destinée alors à étudier les nouveaux mouvements sociaux: mouvements étudiants, régionalistes ou antinucléaires en France, mais aussi Solidarnosc en Pologne ou Pobladores du Chili... Bien des acteurs en lutte ont ainsi pris part à un dispositif d'auto-analyse visant à produire de la connaissance sociologique tout en augmentant leurs capacités d'action. Par la suite, avec les jeunes des banlieues et des cités, le racisme et l'antisémitisme, l'école et le travail, ou encore le cancer..., d'autres objets ont fait subir à la méthode une série d'épreuves. Plastique, l'intervention sociologique a évolué dans la pratique; elle s'est aussi désarrimée de la théorie initiale du mouvement social. Ce livre explore ces évolutions et porte un regard renouvelé sur la spécificité de l'intervention sociologique. II aborde la méthode depuis ses fondements théoriques et ses usages concrets, tels que les chercheurs qui la pratiquent les racontent. Il s'efforce aussi de comprendre pourquoi, sans être marginale, l'intervention sociologique occupe une place discrète dans le paysage méthodologique des sciences sociales. Enfin, vivement - et parfois violemment - commentée à sa naissance, l'intervention sociologique a progressivement cessé d'être discutée: ce livre entend donc rouvrir le débat.
L'efficacité des collèges et la violence à l'école ne dépendent pas que du recrutement social des établissements. Elles dépendent aussi d'autres éléments qui tiennent à l'organisation interne de l'établissement et à la cohérence de la politique mise en place. Les collèges ne sont pas seulement victimes de leur recrutement, ils produisent aussi l'échec et la réussite scolaires, comme ils canalisent plus ou moins les élèves, fonction des conduites des acteurs et de la nature de leurs actions. Il existe un effet établissement. Ce qui veut dire que les chances de réusssite des élèves et le climat de l'établissement varient selon les collèges. L'enquête, qui porte sur treize collèges, montre que le lien entre le recrutement social et l'efficacité des établissements, d'une part, et le comportement des élèves, d'autre part, est une réalité, mais qu'il n'est pas suffisant pour comprendre pourquoi deux établissements presque identiques ne se ressemblent pas en pratique. L'observation de la vie des établissements et des relations entre les acteurs (équipe de direction, enseignants, équipe éducative) permet de saisir la diversité qui existe. Selon les collèges, l'ambiance et les projets sont très différents. Ce sont les établissements les plus dynamiques qui réussissent à définir collectivement leurs objectifs et à dépasser la division entre tâches éducatives et actions pédagogiques, qui se révèlent les moins sélectifs et qui réussissent à être le plus efficaces pour enrayer la violence.
François Dubet, Olivier Cousin, Eric Macé et Sandrine Rui sont enseignants à l'université de Bordeaux Segalen, chercheurs au Centre Emile-Durkheim et associés au CADIS à l'EHESS.
Que signifie le travail aujourd'hui ? De quoi est fait le travail et comment se déroule t il au quotidien ? Pourquoi a t il une image aussi complexe et confuse, puisque à la fois nous rêvons tous d'avoir un travail, et si possible un bon travail, et nous ne cessons de nous plaindre et de le décrier ? Le travail est un objet étrange qui se conjugue au singulier. Alors qu'en réalité, l'expérience quotidienne et routinière que nous en avons révèle ses multiples facettes, dont il est bien difficile de reconstituer l'unité. Pour en rendre compte Olivier Cousin a choisi de se faire embaucher pendant dix huit mois dans une grande entreprise métallurgique et d'observer des situations de travail, d'assister à de multiples réunions, de participer à des discussions de travail et de couloir et d'interroger des cadres sur leurs activités, sur ce qu'ils font et ne parviennent pas à faire, sur ce qu'ils souhaiteraient faire et ce qu'ils doivent faire. Cette plongée au c?ur du travail tente d'en reconstituer toute sa richesse et son ambivalence, s'éloignant à la fois des visions enchantées du travail, qui vantent l'épanouissement de soi et le désir de conquête, et des lectures hyper critiques, qui ne voient derrière cette rhétorique managériale que manipulation et aliénation. Le travail est une succession d'épreuves qui se singularisent par leur relative indépendance et qui surtout ne s'ordonnent pas hiérarchiquement. Il peut être à la fois pénible et intéressant, source d'enrichissement de l'individu et porteur d'énormes frustrations quand il n'est pas reconnu. Il n'est que très rarement ce que l'organisation du travail affiche, prévoit et prescrit.
Dans ces trois textes de la fin de sa vie, nourris de son expérience personnelle et de sa réflexion, la philosophe catholique et ouvrière Simone Weil se livre à une véritable profession de foi qui accrédite son idée d'une nécessaire révolution humaniste. Comme dans toute son oeuvre, ce qu'elle cherche à placer au centre de toute interrogation, de toute préoccupation et de toute construction d'un avenir partagé et commun, c'est l'homme, dans son essence comme dans son individualité. Lire Simone Weil relève autant du devoir que de l'obligation.
J'aurais pu t'aimer d'une façon plus agréable pour toi. - Me prendre à ta surface et y rester. - C'est longtemps [ce] que tu as voulu. Eh bien non. J'ai été au fond. - Je n'ai pas admiré ce que tu montrais, ce que tout le monde pouvait voir, ce qui ébahissait le public. J'ai été au-delà et j'y ai découvert des trésors. Un homme que tu aurais séduit et dominé ne savourerait pas comme moi ton c?ur aimant jusqu'en ses plus petits angles. " À Louise Colet, 6 juillet 1852.
De leur rencontre en 1846 dans l'atelier du sculpteur James Pradier, jusqu'à leur rupture violente en 1854, Gustave Flaubert et Louise Colet échangèrent d'innombrables lettres. Quoi que l'une des plus belles correspondances amoureuses de la littérature, cet ensemble n'a inexplicablement jamais fait l'objet d'une publication isolée. Ces lettres accompagnent par ailleurs la germination de Madame Bovary. Flaubert, qui est encore un tout jeune homme de 25 ans quand il rencontre la belle et brillante Louise Colet, d'une dizaine d'années son aînée, y apparaît tour à tour tendre, malicieux, tourmenté par les " affres de la création " ou savoureusement paillard. Lire ces lettres, c'est découvrir la vraie nature humaine et littéraire de Flaubert, l'extraordinaire liberté de son génie et son tempérament passionné. C'est surtout s'initier à ce qui constitue sans doute l'un de ses chefs-d'?uvre : sa correspondance !
Panaït Istrati (1884-1935) est un écrivain roumain d'expression française, fils d'un haïdouk, qui, sur les conseils de Romain Rolland, s'est mis à écrire une oeuvre unique, foisonnante, exaltant la vie, la fraternité, la simplicité. Citoyen du monde, homme libre, chantre d'une langue pure et gorgée de sève, avec Pour avoir aimé la terre - que suit une courte autobiographie - il compose une ode à la liberté et aux hommes, aux espérances qu'ils portent et qui les portent, et livre son testament spirituel. Ecrit peu avant sa mort, ce texte lumineux, vibrant est avant tout un acte de résistance d'un homme généreux contre les tyrannies de tout ordre.