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Suarez et le système de la métaphysique
Courtine Jean-François
PUF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782130429494
Le présent ouvrage n'est pas une monographie consacrée à l'oeuvre du jésuite espagnol Francisco Suarez (1548 - 1617), mais une enquête sur la longue durée pour situer le "moment Suarez" dans l'histoire de la métaphysique, c'est-à-dire aussi dans la tradition, riche en métamorphoses, des Métaphysiques aristotéliciennes. Ce que nous avons voulu caractériser, c'est donc la nature et la portée du tournant "historial" tracé par Suarez en un domaine où les initiatives et les décisions sont rares, et le plus souvent masquées ou inapparentes. Il fallait donc être aussi attentif aux reprises, aux répétitions, qu'aux déplacements significatifs et surtout aux effets de cadrage. C'est pourquoi, sans nous régler uniquement sur les méthodes éprouvées de l'histoire doctrinale, nous avons voulu privilégier la perspective d'une topique qui s'attache surtout à la situation systématique des concepts ou des éléments doctrinaux, pour comparer ou confronter des architectoniques différentes. Nous espérons qu'une telle recherche pourra contribuer à l'étude générale du système de la métaphysique, c'est-à-dire des étapes de sa systématisation, au fil conducteur d'une élaboration historique de sa constitution onto-théo-logique. Les analyses qui suivent tendent à montrer que cette systématisation, en soulignant le trait transcendantal du projet aristotélicien, débouche sur une invention de l'ontologie qui s'explicite presque immédiatement en théorie de l'objet ou, mieux, de l'objectivité sans objet. Elle assure ainsi sa profonde modernité à une pensée par ailleurs essentiellement traditionnelle.
Le présent volume, édité par Jean-François Courtine, rassemble les communications présentées à l'occasion d'un colloque organisé par Jean-François Marquet, en novembre 1994 à l'Université de Paris-Sorbonne. La publication aujourd'hui presque entièrement achevée de l'ensemble des cours correspondant à la première période de l'enseignement de Heidegger à Fribourg, puis à la période de Marbourg, rendait possible une série de coups de sonde dans cette décennie extraordinairement féconde qui est non seulement celle de la genèse d'être et temps, mais aussi de la distance critique prise vis-à-vis de Husserl, de la redéfinition d'une herméneutique phénoménologique, de la réappropriation de la philosophie grecque. Dans quelle mesure Etre et temps constitue-t-il le résultat encore instable de cette période de gestation ? Est-ce que le Kantbuch marque un premier achèvement d'un projet qui commence à s'élaborer en 1919 ? Est-ce que le débat avec la logique de tradition aristotélicienne et la détermination de la vérité comme vérité du jugement fournit un solide fil conducteur susceptible de nouer ensemble les principaux problèmes auxquels le jeune Heidegger se confronte avec une stupéfiante énergie philosophique ? Autant de questions auxquelles les participants du présent colloque se sont attachés.
Schelling (1775-1854) est sans doute, parmi les auteurs de l'idéalisme allemand, celui dont la renommée précoce aura été la plus éclatante : en 1798, avec l'appui de Goethe, il est nommé, à 23 ans, professeur à l'université de Iéna. Mais c'est aussi celui dont l'oeuvre sera progressivement éclipsée par celle du rival de toujours, Hegel, avant de sombrer dans un quasi-oubli dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le jubilé de 1954 marque le début d'une véritable " renaissance " schellingienne, grâce notamment aux travaux de W. Schulz qui s'attache, dans une perspective heideggérienne, à fixer le " lieu philosophique " de l'auteur des Recherches sur l'essence de la liberté humaine. La France, grâce aux contributions de X. Tilliette et de J.-F. Marquet et à un immense effort de traduction, n'est pas en reste dans cette nouvelle " réception ". En dépit de son inachèvement, voire de ses échecs retentissants (les Ages du monde), la portée, la puissance révolutionnaire de l'oeuvre apparaissent sous un jour nouveau : qu'il s'agisse d'appréhender la liberté humaine dans sa finitude (ce qui avait principalement retenu Heidegger), de statuer sur la réalité du mal, les dimensions de la temporalité, ou d'engager une vaste méditation sur l'histoire, sur son double versant : mythologie et révélation. Les dix-sept contributions rassemblées dans ce volume entendent faire droit à cette histoire de la réception puisqu'elles comprennent des études " classiques ", comme celles de W. Schulz, L. Pareyson ou J.-F. Marquet, une synthèse originale due à X. Tilliette, et une série d'enquêtes, plus ponctuelles et déterminées, qui portent sur les principaux thèmes schellingiens au centre de la discussion contemporaine.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).